Frédéric Bernard
Depuis les années 1930, le travail du Dr Jacques Ménétrier nous a ouvert la porte à la compréhension des rôles des oligoéléments dans le fonctionnement de notre corps. L’oligothérapie, utilisée soit de façon en fonction des terrains, soit pour une fonction précise a depuis révélé un grand potentiel.
Lorsque l’on parle d’oligoéléments, on évoque des composés qui, bien qu’étant nécessaires ou utiles à très petites doses (d’où le terme grec " oligo " qui signifie " peu "), remplissent des fonctions irremplaçables dans l’organisme (certains font aussi partie des macroéléments, c’est-à-dire des composés utilisés ou présents également à des volumes plus importants dans l’organisme, comme le magnésium).
On trouve sous ce terme des métalloïdes et des minéraux comme le zinc, le cuivre, l’argent, le phosphore, le soufre, le manganèse, etc. Les fonctions assurées par ces oligoéléments sont multiples :

Il existe quinze oligoéléments dits « essentiels » parce que le corps ne peut pas les synthétiser et qui jouent un rôle dans des processus chimiques du corps nécessaires à son maitien en vie ou à la production des molécules qui en permettent le fonctionnement :
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Bien avant que l’on puisse expliquer les mécanismes à l’œuvre, certains oligoéléments étaient déjà utilisés par observation empirique de leur action. Ainsi, les Romains se servaient du soufre pour diminuer les symptômes de certaines dermatoses, et les Égyptiens appliquaient du zinc sur les plaies pour accélérer la cicatrisation.
Mais la compréhension de l’importance des oligoéléments date de 1894, date à laquelle le chimiste et biologiste Gabriel Bertrand (de l’Institut Pasteur) considère, contre la pensée de son époque qui voyait les oligoéléments dans l’organisme comme des impuretés, que ceux-ci jouent en fait un rôle facilitateur de nos fonctions biologiques.
Reprenant ses travaux, le Dr Jacques Ménétrier, dans les années 1930, a énormément fait avancer la connaissance et le maniement de l’oligothérapie. Il est celui qui a déterminé quatre terrains différents en fonction des modes réactionnels de l’organisme, qu’il a nommés " diathèses ". Le terme est créé à partir d’un mot de grec ancien signifiant " disposition, tempérament, état, condition ", et désigne un ensemble de symptômes, de signes cliniques et comportementaux qu’une même personne est susceptible de présenter simultanément ou successivement. Ménétrier a déterminé un traitement d’oligothérapie spécifique à chacun de ces différents terrains et leurs remèdes associés, que nous explorerons avant leur utilisation plus unitaire visant à favoriser telle ou telle fonction précise de l'organisme.
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