La rédaction
Face à des maux trop prolongés, pénibles ou ingérables, se pose souvent la question des hormones de synthèse. Est-il possible de s’en passer ? Si non, pour lesquelles opter afin de prendre le moins de risques pour sa santé ?
Lorsque l’ovulation s’arrête, la sécrétion de progestérone et d’œstrogène cesse quasi intégralement et ce, de façon progressive, sur plusieurs années entre 40 et 51 ans. Cette chute hormonale cause la plupart des maux de la ménopause. Mais il est possible, par l’alimentation et avec l’aide des plantes, de soutenir la production naturelle de ces hormones par le corps. Tout d’abord, chouchoutez vos surrénales, qui deviennent vos premières sources d’œstrogènes. Pour cela, limitez tant que possible le stress qui, en faisant secréter plus de cortisol, « embouteille » les surrénales qui donnent priorité au cortisol, avant les œstrogènes.
N’hésitez pas à faire appel à certaines plantes, dont les adaptogènes (lire encadré ci-dessous). Pour stimuler naturellement votre sécrétion de progestérone, la naturopathe Céline Hovette vous recommande l’alchémille (Alchemilla vulgaris ou Alchemilla xanthochlora) : en gélules ou en décoction (20 à 30 g de plantes pour un litre d’eau, à boire au cours de la journée) ; à prendre en seconde partie du cycle durant la préménopause. Le gattilier peut aussi aider à équilibrer œstrogènes et progestérone, en décoction (4 g de baies broyées pour un litre d’eau) ou en extrait de plantes standardisé.
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Après la ménopause, les surrénales prennent le relais des ovaires et deviennent les premières productrices d’œstrogènes dans le corps. Les plantes offrent alors un soutien naturel.
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Dès les années 1980, des traitements hormonaux de synthèse (THM, pour traitements hormonaux de la ménopause) tentant de reproduire les œstrogènes et la progestérone sécrétés par la femme avant la ménopause ont été proposés. Mais dans les années 2000, des travaux scientifiques montrent qu’une femme ayant pris pendant plus de cinq ans un THM avec progestatif de synthèse a un risque 40 % plus élevé de cancer du sein cinq à dix ans après l’arrêt de son traitement, ou encore que les œstrogènes de synthèse par voie orale accroissent les risques d’AVC, les cancers de l’ovaire (en cas de traitement de plus de cinq ans) et multiplient par quatre le risque de maladies de type phlébite ou embolie pulmonaire.
Si les dernières études se sont montrées plus rassurantes, il faut retenir que la durée de traitement semble augmenter les risques de cancer du sein (un traitement de moins d’un an semble entraîner peu de risque) et que seuls les gels aux œstrogènes pour application locale semblent ne pas augmenter les risques de cancer du sein. L’association œstrogènes-progestérone de synthèse augmente les risques de cancer, mais l’association d’œstrogènes (gel en application cutanée) et de progestérone dite micronisée ne montre pas de risque accru de développer un cancer du sein.
Ainsi, les femmes ayant des risques élevés, ou des antécédents d’infarctus, d’AVC et de cancer du sein présentent généralement une balance bénéfices-risques défavorable pour ces traitements. Pour les autres, il serait préférable d’opter pour un traitement à court terme donnant la priorité aux applications cutanées et contenant de la progestérone micronisée.
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Si vous ne souhaitez pas ingérer d’œstrogènes de synthèse, les œstrogènes dits naturels (phyto-œstrogènes) sont une alternative, bien qu’ils montrent en général des effets moins puissants. Ils restent déconseillés si vous avez des risques ou antécédents de cancers hormonodépendants.
Enfin, il faut savoir qu’il est préférable de ne pas prolonger ces traitements longtemps après la ménopause, donc après soixante ans. Certains symptômes peuvent aussi réapparaître à l’arrêt des traitements, il est alors possible de procéder à un arrêt progressif en diminuant les dosages.

La bêta-alanine peut aider à réguler et à limiter les bouffées de chaleur. Cet acide aminé connu pour son effet sur la thermorégulation est naturellement produit par le corps et montre des résultats prometteurs dans certaines études. Il peut être ingéré sous la forme de complément alimentaire ou en consommant des aliments riches en carnosine (bœuf, porc, poulet et poisson).
Irritabilité et sautes d’humeur peuvent être soulagés en faisant attention à vos apports en magnésium (renforcée par la B6 et la taurine), ou encore en vitamine B3 et L-théanine, qui agissent sur les neurotransmetteurs qui permettent la régulation de l’humeur.
Le chrome aide, lui, à lutter contre la prise de poids. En effet, sa carence peut entraîner une intolérance au glucose qui favorise la graisse abdominale.
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