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Endométriose : des causes multiples qui défient l’allopathie

Douleurs, saignements, fatigue et infertilité sont le quotidien des 10 % de femmes touchées par l’endométriose. Cette pathologie, aux causes encore méconnues, souffre d’un manque de reconnaissance du corps médical, qui propose peu de traitements. Heureusement, des solutions naturelles permettent de diminuer les douleurs, voire de faire régresser la maladie.

La rédaction

Comme pour bien d’autres maladies, la médecine officielle n’est aujourd’hui pas en mesure de guérir totalement l’endométriose. Elle propose des solutions visant à traiter les symptômes, sans toutefois vraiment y parvenir.

Des réponses allopathiques... à effets indésirables

La médecine allopathique propose de calmer les douleurs liées à l’endométriose au moyen d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou d’antalgiques. La pilule contraceptive prise en continu, un stérilet ou des injections à la progestérone sont aussi parfois proposés pour stopper le cycle menstruel ou le flux. Malheureusement, consommés en continu et à haute dose, les AINS multiplient le risque d’accident cardio-vasculaire, le paracétamol est toxique pour le foie et la progestérone favorise les troubles dépressifs.

D’autres médicaments, comme les pilules Qlaira ou Visanne au diénogest ou les injections à la leuproréline (Enantone), inhibant la sécrétion d’œstrogènes, sont parfois proposés pour " assécher " les lésions endométriosiques, mais certains induisent une ménopause transitoire (comme le Décapeptyl à la triptoréline) et de nombreux effets indésirables (masculinisation, prise de poids…). En dernier recours, une chirurgie visant à ôter les lésions est proposée, qui s’accompagne de son cortège de douleurs et de risques. Avec ces quelques solutions, la recherche scientifique apparaît cruellement en retard, bien que de nouvelles pistes se dessinent.

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Ces perturbateurs qui miment les œstrogènes

Les perturbateurs endocriniens à redouter en cas d’endométriose sont ceux qui miment l’action des œstrogènes. Comme ils sont surtout issus des pesticides ou de la pétrochimie, cessez d'utiliser les contenants plastiques, boîtes de conserve, canettes, aluminium et film alimentaire.
Côté produits ménagers et cosmétiques, fuyez les parabènes (présents dans les cosmétiques pour bébés, des sirops contre la toux et de nombreux cosmétiques industriels), les benzophénones, l’ethylhexyl methoxycinnamate (certaines crèmes solaires ou visage, shampoing, etc.) ainsi que le triclosan (dans la majorité des produits antibactériens, dentifrices, déodorants ou savons).

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Microbiote, génétique : la voie à de nouveaux traitement potentiels

En 2018, une étude1 révélait que des mutations du gène MTHFR, plus fréquentes chez les femmes souffrant d’endométriose, provoquent une hausse du taux d’homocystéine. En excès, ce composé devient toxique pour le système immunitaire et nerveux, augmente les troubles vasculaires ainsi que les fausses couches. Chez les patientes souffrant de ce trouble, un dérivé de la vitamine B9 (l’acide lévoméfolique) a permis d’améliorer la fertilité. D’autres approches par les antioxydants peuvent s’avérer intéressantes (lire "Antioxydants : un rôle clef très prometteur"). En 2021, une équipe de chercheurs a découvert qu’un autre gène, le NPSR1, impliqué dans l’inflammation, l’asthme et la perméabilité des muqueuses, joue aussi un rôle dans l’endométriose, ouvrant la voie à de nouveaux traitements non hormonaux de la maladie2.

En juin 2023, une autre cause a été découverte, liée au microbiote. Des bactéries de la famille Fusobacterium, normalement présente dans l’intestin et les voies génitales féminines, seraient impliquées dans la genèse de l’endométriose. Dans l’étude, ces bactéries avaient infiltré l’endomètre de plus de 50 % des patientes atteintes d’endométriose, contre 7 % chez celles qui n’en souffraient pas. Des traitements fondés sur la prise de probiotiques ou la transplantation fécale sont donc envisagés.

Les chercheurs soupçonnant l’endométriose d’être liée à plusieurs facteurs  (génétiques, immunitaires, hormonaux et environnementaux), difficile de développer un médicament agissant sur une cible précise. D’où la nécessité d’une prise en charge plus holistique. Et comme l’explique Marina Kvaskoff, épidémiologiste à l’Inserm, l’exposition à des perturbateurs endocriniens (lire encadré ci-dessus) peut aussi jouer sur le risque d’apparition de la maladie.

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Patch d’électrothérapie : 30 min pour soulager

La TENS (« neurostimulation électrique transcutanée ») est une technique d’électrothérapie qui a fait ses preuves, en centre antidouleurs, pour soulager les douleurs lombaires ou musculo-articulaires. Les séances, de trente minutes, consistent à appliquer sur la peau de la zone du bas-ventre une ceinture, des patchs ou des électrodes.

Ces dispositifs envoient un courant électrique qui atténue la douleur en « court-circuitant » sa transmission vers la moelle épinière et génère une sécrétion d’hormones antidouleur. Chez les femmes souffrant de douleurs pelviennes intenses et chroniques, ceux à 100 Hz sont recommandés. À noter que ces dispositifs sont contre-indiqués pour certains publics (femmes enceintes ou porteuses de dispositifs médicaux implantés…).

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