La rédaction
Vingt fois plus efficace que les fibres alimentaires, ce superfruit aiderait en modifiant favorablement le microbiote à prévenir l’apparition et la progression de certaines maladies cardiométaboliques selon une récente étude.Les canneberges sont connues pour leurs nombreux bénéfices santé, principalement sur la prise en charge des infections urinaires, cependant peu d’études rapportent leur impact sur le microbiote intestinal.
Des chercheurs s’y sont donc intéressés et ont montré que l’extrait de canneberge avait un fort pouvoir bifidogène (qui permet la prolifération des bifidobactéries) dans l’intestin, associé à une diminution du risque de diabète et de maladies cardio-vasculaires, après seulement quatre jours de prise.
Ceci grâce à ses polyphénols (aujourd'hui qualifiés de "cobiotiques") et aux petites fibres oligosaccharides qui contribueraient à leur bioactivité. En plus de stimuler 20 fois plus le genre Bifidobacterium que les fibres alimentaires habituellement recommandées pour cet effet, la canneberge activait la prolifération d’autres bactéries productrices de butyrate, comme Clostridium et Anaerobutyricum, contribuant ainsi à la santé des muqueuses et au renfort de la barrière intestinale.
Un fait très intéressant quand on sait que le régime occidental, par altération du microbiote, compromet la barrière protectrice de l’intestin et laisse passer des molécules pro-inflammatoires à l’origine du déclenchement de maladies métaboliques.
[lireaussi:5533]
[lireaussi:8352]