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Que faire pour avoir des intestins en acier ?

Article paru dans le journal nº 16 Acheter ce numéro

La meilleure façon de conserver un bon intestin consiste d’abord et toujours à bien s’alimenter. C’est la façon la plus naturelle d’éviter la cascade pathologique. On optera de préférence pour le régime de type méditerranéen, riche en antioxydants mais aussi en inuline et oligofructoses (fruits, céréales). Ces nutriments résistent à l’attaque des enzymes digestives, nourrissent la muqueuse intestinale et facilitent la production du mucus.


Avant de vouloir prendre des probiotiques associés à des prébiotiques, augmentez l’apport d’aliments bifidogènes comme l’oignon, l’ail, l’échalote, l’artichaut, le kéfir, le kombucha et, à un niveau moindre, l’asperge et le yoghourt.

Quelques repères alimentaires

En plus de consommer des aliments immunostimulants le plus souvent possible, il faut également éradiquer de l’alimentation les substances irritant la muqueuse intestinale.
Il est conseillé de :

  • Réduire les sucres raffinés responsables des phénomènes de fermentation.
  • Réduire les graisses saturées et les graisses trans.
  • Réduire la viande rouge dont l’excès peut induire une activité enzymatique bactérienne et par voie de conséquence de la putréfaction.
  • Éviter l’alcool.
  • Éventuellement, écarter les aliments reconnus allergéniques ou contenant du gluten si une sensibilité est diagnostiquée.
  • Augmenter les consommations d’eau et de fibres : manger au moins deux fruits et trois légumes différents par jour, des produits frais de saison, issus de culture biologique.
  • Éviter toutes les sources de métaux toxiques : le tabagisme actif et passif (cadmium, plomb), les coquillages et les poissons de grande taille (mercure), les ustensiles de cuisine en aluminium (casseroles, couvercles, cocotte-minute, cuillers, fourchettes, barquettes, feuille d’alu…), les vaccinations répétées (aluminium).
  • Se laver les dents avec un dentifrice de type homéopathique, changer régulièrement de brosse à dents et désinfecter systématiquement les appareils dentaires.
  • Réduire au minimum la consommation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Régénérer la flore probiotique

Pour améliorer la flore intestinale, il faut prendre des probiotiques associés à des prébiotiques. Ils sont en fait complémentaires.

Les probiotiques

Selon la définition du Codex alimentarius de 2001, les probiotiques sont des « micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités adéquates, produisent un bénéfice pour la santé de l’hôte ».

À la différence des bactéries résidentes, les probiotiques transitent mais ne colonisent pas le tube digestif. Malgré ce temps de passage relativement court, ils exercent sur le système digestif des effets bénéfiques non négligeables, parfois essentiels si toutefois certaines conditions sont remplies. Il faut par exemple qu’ils soient présents en grand nombre dans l’aliment ingéré et qu’ils résistent à l’acidité gastrique et à l’action des sels biliaires, sans quoi ils ne peuvent accéder à l’intestin grêle. Ils révèlent alors des propriétés quasiment identiques à celles des bactéries résidentes.

Les probiotiques connus à ce jour sont tous regroupés au sein de la famille des lactobactéries : Bifidobacterium, Enterococcus, Lactococcus, Lactobacillus, Pediococcus, Streptococcus. Les plus utilisés sont les Bifidobacterium (B. bifidum, B. breve, B. longum), les Lactobacillus (L. acidophilus, L. gasseri, L. rhamnosus), les Streptococcus (S. thermophilus) et les Saccharomyces (S. boulardii). Depuis des millénaires, ils sont intégrés à l’alimentation humaine depuis l’introduction des produits fermentés (le lait en premier).

Les prébiotiques

Selon la définition donnée par Gibson et Roberfroid en 1995, les prébiotiques sont « des ingrédients alimentaires non digestibles qui stimulent de façon sélective au niveau du côlon la multiplication ou l’activité d’un ou d’un nombre limité de groupes bactériens susceptibles d’améliorer la physiologie de l’hôte. »

Ainsi, un prébiotique répond aux quatre exigences suivantes :

Il arrive intact dans l’intestin car il n’est pas assimilé.

Il est une substance recherchée par certains types de bactéries du côlon.

Il oriente le métabolisme de la flore dans un sens bénéfique : il induit notamment la flore à produire du propionate (inhibiteur des mécanismes de l’absorption du cholestérol) et du butyrate (source privilégiée d’énergie favorable au renouvellement des cellules coliques). Il met l’être humain à l’abri de la surproduction d’acide lactique ou de gaz.

Il induit des réactions bénéfiques pour l’homme.

Selon ces critères, les prébiotiques sont des compléments logiques des probiotiques. Ils regroupent les fructanes et les oligosides de galactose et de transgalactose.

Du fait de l’abandon de notre mode traditionnel de production, de conservation, de préparation de nos aliments, la flore colique est aujourd’hui souvent carencée en prébiotiques. Les souches habituellement dominantes sont remplacées par d’autres, moins bénéfiques à la santé.

Aussi est-ce devenu une nécessité d’associer systématiquement prébiotiques et probiotiques lors d’un traitement dont la visée est la restauration d’une flore intestinale efficace.

De nombreuses vertus

Les probiotiques produisent des substances bactériocines contre les bactéries exogènes, limitant leur nombre ainsi que leur capacité de se multiplier et de coloniser.

Ils stimulent la prolifération et l’activité des lymphocytes B et T.

Ils neutralisent une partie des toxines secrétées par les bactéries exogènes.

Ils réduisent les phénomènes d’inflammation locale par le biais de leur ADN et le biais d’une protéine nommée TLR9.

Ils participent indirectement au renforcement des systèmes de défense des autres muqueuses, respiratoires et urogénitales notamment, du fait qu’il existe une communication entre les structures immunitaires des différentes muqueuses et que l’intestin possède son propre système immunitaire.

Mais attention, au cours des pancréatites aiguës, l’administration de probiotiques ne limite pas le risque infectieux et, de plus, elle augmente le risque létal.

Les probiotiques très à la mode

L’intérêt de la médecine officielle pour les probiotiques ne cesse de grandir. Il faut dire que les preuves de leur efficacité s’accumulent.

  • Les probiotiques améliorent l’intolérance au lactose.
  • L’utilisation de Lactobacillus fermentum réduit les épisodes de rhinopharyngite et de bronchite hivernales chez les sportifs.
  • La souche L. reuteri protectis réduit d’environ 60 % la fréquence des infections respiratoires et gastro-intestinales.
  • Les souches L. rhamnosus GG, L. casei shirota, L. casei defensis, L. bulgaricus et S. thermophilus diminuent la sévérité et la durée des épisodes diarrhéiques.
  • Les lactobacilles révèlent in vitro un effet bactériostatique, voire bactéricide sur l’Helicobacter pylori.
  • Les souches Lactobacillus planturum et rhamnosus GG améliorent la symptomatologie du syndrome de l’intestin irritable.
  • Les probiotiques auraient une efficacité comparable à celle du traitement standard sur la rectocolite hémorragique.
  • Ils sont également proposés dans la prévention du cancer rectocolique chez les sujets à risque.
  • La prise quotidienne de Lactobacillus acidophilus élève d’environ 20 % le seuil de la douleur colique des sujets porteurs de troubles fonctionnels intestinaux et réduit proportionnellement leur ressenti douloureux. Ce traitement serait aussi efficace que l’injection de morphine par voie sous-cutanée à la posologie d’1 mg/kg de poids.
  • Le Bacteroides fragilis aurait le pouvoir de prévenir les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).
  • La souche L. rhamnosus GG s’est montrée efficace en curatif et en préventif sur l’eczéma atopique du nourrisson.
  • Donner des probiotiques aux enfants nés avec un petit poids améliore leur rattrapage pondéral et leur immunité.

Comment choisir un probiotique ?

Du fait de leur grande sensibilité à la chaleur, à l’acidité et à l’oxygène, les probiotiques sont très fragiles. Sans système de protection contre ces différents facteurs, 30 % environ sont détruits dans les 15 jours qui suivent leur fabrication.

De plus, sans système de protection contre l’acidité gastrique, plus de la moitié de la dose ingérée est immédiatement détruite de sorte qu’à peine 20 % des ferments fabriqués atteignent leur cible, l’intestin.

La certitude d’une composition équilibrée et de concentrations élevées ne suffit donc pas. Il leur faut un conditionnement étudié qui assure leur conservation jusqu’à leur arrivée dans la lumière de l’intestin grêle.

Parmi un choix innombrable, nous avons retenu la formule Florprotect où les bacilles sont entourés d’un mélange de cires d’abeille qui les protège de l’acidité gastrique. À raison de 4 à 6 gélules par jour le temps des troubles.




 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique intestins flore intestinale colon irritable colopathie

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