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Maladie de Crohn : alimentation et huiles essentielles en traitement

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La maladie de Crohn était autrefois une maladie rare. Mais au cours des cinquante dernières années, sa fréquence a augmenté progressivement et nettement. Les chiffres actuels sont de 5 personnes sur 1.000, soit cent fois plus qu'au début du siècle. Sans que l'on sache exactement pourquoi, la maladie de Crohn est plus répandue chez les Anglo-Saxons, les Scandinaves et les Juifs. Cette maladie auto-immune  commence en général entre 20 et 40 ans. Les lésions sont souvent localisées à l'iléon terminal, parfois au colon  et à l'anus, plus rarement en d'autres points du tube digestif. Les principaux signes cliniques sont des douleurs abdominales, la diarrhée prolongée, l'émission de glaires sanglantes, la fièvre modérée, l'asthénie et l'amaigrissement. Sur le plan biologique, on note une Vitesse de Sédimentation  accélérée, une protéine C réactive  augmentée,  une hyperleucocytose avec polynucléose et une hypoalbuminémie qui signifient un état inflammatoire.

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Alternative Sante : l'expérience de la médecine naturelle

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La maladie de Crohn (MC) est la principale maladie inflammatoire chronique de l'intestin dont la cause reste, à ce jour, inconnue... par la médecine officielle. Elle est devenue, en France et un Europe, un problème de santé publique. En gros, un Français a, au cours de sa vie, un risque sur 1000 d'être atteint et la maladie de Crohn prédomine chez la femme.

il faut également signaler que

  • la maladie de Crohn prédomine chez la femme
  • l'incidence chez l'enfant augmente : il existe des maladies de Crohn pédiatriques, notamment les formes survenant avant l'âge de 5 ans. Le nombre de cas de MC de l'enfant représente en France 20 à 30 % de l'ensemble des cas.
  • elle atteint des sujets jeunes (pic d'incidence entre 18 et 30 ans) et évolue pendant toute la vie ;
  • elle peut atteindre tout le tube digestif, de la bouche à l'anus ;
  • elle a une morbidité élevée en raison de la fréquence des poussées, du recours à la chirurgie, de son caractère chronique et de ses complications ;
  • les traitements même s'ils sont efficaces dans l'immédiat, ne sont que suspensifs ;
  • son coût, déjà élevé, va croissant avec les nouveaux médicaments « biologiques », utilisés dans les formes résistantes à la corticothérapie et aux immunosuppresseurs.

Les symptômes peuvent varier de légers à graves. Comme la maladie de Crohn est une affection chronique qui fluctue dans le temps, les patients présenteront des périodes où la maladie sera active et causera des symptômes. Ces épisodes seront suivis de périodes de rémission, c’est-à-dire des périodes au cours desquelles les symptômes disparaîtront ou diminueront et où les patients   seront en meilleure santé. En général, les personnes atteintes de la maladie de Crohn mènent des vies actives et enrichissantes la plupart du  temps.

Une simple inflammation qui tourne mal

L'inflammation est un mécanisme de défense contre certaines agressions, d'origine infectieuse ou non infectieuse. L'inflammation est une réaction des tissus vascularisés, permettant  l'accumulation de plasma et de cellules spécialisées au site de l'agression. Dans ce processus, interviennent principalement les polynucléaires neutrophiles, les monocytes/macrophages et de nombreux médiateurs.

Si l'auto-immunité est physiologique, la maladie auto-immune est pathologique. Elle est caractérisée par une réponse immunitaire cellulaire et/ou humorale dirigée contre diverses cellules ou constituants de l'individu. Cette réponse est agressive, susceptible de créer des lésions ou des anomalies de fonctionnement de divers organes, ce qui se traduit par des anomalies cliniques et biologiques permettant le diagnostic de la maladie auto-immune.

Les maladies auto-immunes ont besoin pour se développer de gènes de susceptibilité, de facteurs environnementaux, mais aussi d'une réponse immunitaire et d'une réponse inflammatoire dirigées contre les propres constituants de l'organisme.

Le diagnostic est assuré par :

  • les examens radiographiques, (transit du grêle et lavement baryté), qui fournissent des images caractéristiques
  • les endoscopies, (rectoscopie, coloscopie et iléoscopie), complètées par des biopsies.

Les lésions histologiques sont étendues à toute l'épaisseur de la paroi intestinale

Le Crohn  est une maladie polyfactorielle

L'intervention de facteurs génétiques est évidente dans le Crohn, mais il existe aussi des facteurs de l'environnement.

L'augmentation planétaire de la fréquence du Crohn depuis la Seconde Guerre mondiale, correspond à la diffusion du mode de vie occidental. Il faut suspecter les bactéries pathogènes et certains aliments. Le tabac intervient aussi, car le Crohn est plus fréquent et plus grave chez les fumeurs. Des macromolécules issues du tabac se mêlent donc aux macromolécules bactériennes et alimentaires véhiculées par les leucocytes à travers les parois du tube digestif.

Aucun élément étiologique ni physiopathologique hormonal, alimentaire ou neuropsychiatrique ne peut être actuellement retenu. De très nombreux agents infectieux (mycobactéries, virus de la rougeole, listeria en particulier) ont été incriminés ; aucun n'a, à ce jour, été reconnu comme la cause de la MC.

Les facteurs d'environnement jouent un rôle probablement essentiel, surtout lorsqu'ils agissent sur un terrain génétiquement susceptible. La fréquence des formes familiales varie de 8 à 40 %. Pour un parent du premier degré, le risque relatif d'être atteint de MC est de 10, le risque absolu étant de l'ordre de 1 pour 100.

Comment la détecte-t-on ?

Les symptômes digestifs sont dominés par la diarrhée, les douleurs abdominales et l'amaigrissement. La diarrhée est le symptôme d'alarme : parfois glairo-sanglante en cas d'atteinte colique étendue, le plus souvent faite de selles fréquentes (6-10/j ou plus), souvent nocturnes, liquides ou molles. Les douleurs peuvent être de type « inflammatoire » (permanente renforcées par l'émission des selles) ou « mécaniques » post prandiales, à type de colique, avec une sensation de blocage cédant dans une débâcle bruyante. L'altération de l'état général est dominée par la fatigue et l'amaigrissement progressif souvent favorisé par l'anorexie et des régimes alimentaires autant draconiens qu'inadaptés

D'autres signes peuvent  faire soupçonner l'existence d'un Crohn. Il s'agit de signes articulaires (arthralgies, arthrites inflammatoires), cutanés (érythème noueux, pyoderma gangrenosum), oculaires (uvéite, iritis), muqueux (aphtose buccale), généraux (fièvre). Les symptômes ano- périnéaux ont une grande valeur diagnostique (fissures, fistules ou abcès de la marge anale).

Le Crohn s'accompagne d'une hyperperméabilité du grêle

Ce phénomène pouvait être suspecté, car les malades présentent nettement plus souvent que les témoins normaux certaines affections auto-immunes. Le point commun à tous ces états est une augmentation de la perméabilité intestinale.

Les aliments dangereux dans le Crohn sont, par ordre de fréquence :

1) Maïs

2) Blé, lait, levure

3) Oeuf, pommes de terre, seigle, thé, café

4) pommes, avoine, chocolat, champignons

L'intolérance porte souvent sur plusieurs aliments.

Il est intéressant de noter que les céréales, le lait et certains produits cuits paraissent fréquemment redoutables pour les malades.

Plus généralement, les aliments issus de l'agriculture intensive aggavent la maladie. Il est donc nécessaire d'opter pour une alimentation bio

Les traitements classiques... peu efficaces et a surveiller de près

Corticoïdes

Si la corticothérapie est prolongée, il faut vérifier régulièrement l'absence d'anomalie de la pression intra-oculaire et d'opacités souscapsulaires postérieures du cristallin, notamment chez l'enfant. L'ostéopénie cortisonique doit être surveillée de très près.

Les dérivés 5-aminosalicylés

La néphropathie, du fait de son caractère insidieux et du danger d'insuffisance rénale irréversible (1-3 cas pour 1000) doit être détectée par un dosage de créatininémie lors de l'instauration du traitement, puis tous les 3 mois durant la première année, puis tous les 6 mois. En cas d'élévation de son taux de plus de 25 % (même si ce taux reste inférieur à la limite de la normale), le diagnostic doit être suspecté.

Azathioprine

Outre les accidents d'intolérance précoces (5 à 15 % des cas) qui surviennent presque toujours dans le premier mois, la surveillance comporte des tests hépatiques tous les 3 mois et un hémogramme tous les 7 à 10 jours les trois premiers mois puis toutes les 6 à 8 semaines.

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Methotrexate

L'apparition d'une toux et d'une dyspnée, parfois associées à une fièvre, doit faire suspecter une pneumopathie d'hypersensibilité et interrompre le traitement. La toxicité hépatique est un problème lorsque le traitement est prolongé. Les risques d'hépatotoxicité sont accrus en cas de consommation excessive d'alcool, d'obésité, de diabète ou de maladie hépatique préexistante. Il est conseillé de prescrire de l'acide folique pour améliorer la tolérance au traitement.

La chirurgie

Traditionnellement, de deux tiers à trois quarts des patients atteints de la maladie de Crohn sont priés d'en passee par la chirurgie à un moment ou à un autre au cours de leur vie, même. La chirurgie devient nécessaire lorsque les médicaments ne sont plus efficaces (maladie réfractaire aux médicaments) et lorsque surviennent des complications telles que des fistules, des abcès, des cicatrices ou un rétrécissement de l’intestin ou si une dysplasie (cellules précancéreuses) ou un cancer du côlon est détecté.

Dans la plupart des cas, la section de l’intestin touchée par la maladie et tout abcès associé seront retirés (résection). Les deux extrémités saines de l’intestin sont ensuite rattachées selon une procédure appelée anastomose. Même si la résection et l’anastomose permettent aux patients de vivre de nombreuses années sans éprouver de symptômes, il arrive fréquemment que la maladie récidive là où les deux sections d’intestins ont été rattachées, ou dans les environs.

Lorsque l’on pratique une intervention chirurgicale pour le traitement de la maladie de Crohn et qu’il n’est pas possible d’utiliser une partie saine de l’intestin en vue de la connexion, une stomie peut s’avérer nécessaire. Une telle situation peut survenir chez les patients dont la maladie touche  le rectum et le côlon. Après le retrait du côlon, le chirurgien rattache l’intestin grêle à la peau afin que les déchets puissent être évacués dans un sac attaché à l’abdomen. Le résultat est une iléostomie ou une colostomie. L’objectif général de la chirurgie pour la maladie de Crohn est de préserver l’intestin, lorsque cela est possible, et de redonner au patient la meilleure qualité de vie qui  soit.

Le traitement naturel du Crohn

Le traitement naturel du Crohn semble être, en première intention, la meilleure solution. En effet, les corticoïdes et les salicylés ont souvent un effet favorable, mais ne peuvent guérir le Crohn. Ils s'attaquent à l'inflammation, mais non à la cause de l'inflammation. Le régime alimentaire est beaucoup plus efficace, car il corrige l'hyperperméabilité de la muqueuse du grêle, qui résume la maladie

Il faut toutefois signaler que la nutrition artificielle est remarquablement efficace dans le Crohn. Elle consiste à remplacer la nourriture habituelle par un mélange d'acides aminés, de sucres simples et de graisses simples.

Ce mélange est administré :

  • soit par perfusion intraveineuse, et l'on parle d'alimentation parentérale
  • soit par voie buccale, et l'on parle d'alimentation élémentaire.

Cette nutrition artificielle diminuerait ou supprimerait les molécules nuisibles dans les intestins.

Alors que le Crohn passe pour incurable, on s'aperçoit qu'une diététique bien choisie conduit à une rémission complète.

Le régime paléolithique (voir notre article pour plus de détails)  agit probablement de la même manière que la nutrition artificielle, mais il a l'avantage d'être agréable sur le plan gastronomique et praticable ad vitam aeternam.

Selon Jean Seignalet le régime ancestral a entraîné en quelques semaines, chez ceux qui l'appliquent, la disparition progressive des signes articulaires et des signes intestinaux. La Vitesse de Sédimentation et  le nombre de leucocytes ont diminué. Aucune rechute du Crohn n'est survenue depuis plus de cinq ans.

Les huiles essentielles

Par ailleurs, il est possible d'obtenir des résultats spectaculaires avec les Huiles Essentielles. Faites réaliser par votre pharmacien les deux formules suivantes :

par voie orale

  • H.E. Lippia citriodora  (Verveine citronnée)                     15 mg
  • H.E. Origanum compactum  (Origan compact)                 60 mg
  • H.E. Ocimum basilicum ssp basilicum (Basilic exotique)25 mg
  • Excipient  (pour faire une gélule N° 0 dt 100 gélules)    320 mg
  • 1 gélule 3 fois par jour avant les repas (à continuer).

par voie cutanée (en massage)

  • H.E. Lippia citriodora  (Verveine citronnée)                         2 ml
  • H.E. Litsea citrata  (Litsée citronnée)                                     3 ml
  • H.E. Satureja montana  (Sarriette des montagnes)             3 ml
  • Gel neutre ou huile végétale                        qsp                    50 ml

1 noisette de gel ou 10 gouttes 2 à 3 fois par jour sur le ventre et le long de la colonne vertébrale.

Les deux voies d'administration s'utiliseront simultanément et devront s'accompagner d'une psychothérapie et d'une hygiène alimentaire.

Regardez également cette vidéo où l'aromathérapeute Aude Maillard livre sa formule pour lutter contre la perméabilité intestinale.

Et pour enrayer l'auto-immunité

Il existe un produit qui a prouvé son efficacité dans le traitement des maladies auto-immunes, le Moducare (lisez notre article sur ce produit).

Le complications possibles

Chez l'adulte, les risques de la MC sont :

  • la rechute (20 ans après le diagnostic, 25 % des malades conservent une maladie active),
  • la résistance aux traitements de la poussée (forme chronique active),
  • la résistance aux traitements de fond et la corticodépendance,
  • l'extension de la maladie à une grande surface d'intestin grêle, la nécessité d'interventions itératives (plus de 60 % des malades doivent un jour être opérés dans les 10 ans suivant le diagnostic),
  • les fistules et les sténoses digestives, les lésions anopérinéales parfois délabrantes (leur risque de survenue est, à terme, de 50 %),
  • la perte de fonction du sphincter anal et les stomies définitives (risque de 25 % chez les patients ayant des lésions proctologiques),
  • l'insuffisance intestinale par extension de la maladie et/ou résections itératives,
  • la nutrition parentérale à domicile prolongée ou définitive
  • les accidents thrombo-emboliques,
  • le cancer du colon (risque inférieur à celui de la rectocolite hémorragique).
  • Chez l'enfant le retard staturo-pondéral et pubertaire survient dans 40 à 50 % des cas.
  • Le risque de transmission d'une mère à son enfant est de 1,5 à 3,5 %, quand seul l'un des deux parents est atteint. Le risque de malformation foetale n'est pas augmenté. L'activité de la maladie, lors de la conception, influence le risque de poussée de MC pendant la grossesse (il passe de 25 % - si la maladie est inactive - à 50-65 % si elle est active à la conception) ; il faut donc éviter toute conception pendant les poussées de la maladie d'autant que celle-ci ne constitue pas une contre indication à une contraception oestro-progestative.
  • L'ostéopénie. Son risque est accru au cours de la MC, du fait de la corticothérapie, du processus inflammatoire et de la malabsorption intestinale. La densitométrie osseuse est un moyen de diagnostic précoce.

La complication la plus courante de la maladie de Crohn est le blocage intestinal attribuable au gonflement et à la formation de tissus cicatriciels. Cela survient habituellement après des poussées répétées d’inflammation et d’ulcération. Le résultat est un épaississement de la paroi intestinale et un rétrécissement considérable de la lumière intestinale. Les symptômes comprennent des crampes vers le milieu de l’abdomen, fréquemment associées à des vomissements. L’abdomen peut  également être gonflé et distendu. Une chirurgie pourrait être requise si l’obstruction est grave et ne répond pas au traitement médicamenteux. La chirurgie pourrait également être indiquée si le blocage revient fréquemment.

Les plaies ou les ulcères dans l’intestin, qui peuvent se transformer en fistules, représentent une autre complication. Elles touchent environ 30 % des personnes atteintes de la maladie de Crohn  et s’infectent souvent. Si la fistule est petite, un traitement médical peut suffire à la guérir. Dans le cas de fistules importantes ou multiples, par contre, une chirurgie pourrait être nécessaire, particulièrement lorsque ces fistules s’accompagnent de fièvre, de douleurs abdominales ou de diarrhées graves.

Occasionnellement, une fistule peut entraîner un abcès, ou accumulation de pus, près de l’intestin. Cette poche d’infection doit être drainée, soit au moyen d’un cathéter inséré par un radiologiste, soit au moyen d’un drain spécial introduit chirurgicalement. Les régions autour de l’anus et du rectum sont souvent touchées. En plus des fistules, des fissures peuvent apparaître dans la paroi de la muqueuse de l’anus.

Un autre type de complication couramment observé chez les patients atteints de la maladie de Crohn est dû à la malnutrition ou à la présence de carences nutritionnelles. Il peut s’agir de carences en protéines, en calories et en vitamines. En général, ces complications ne surviennent que si la maladie a pris de l’ampleur et que le sujet en souffre depuis longtemps, ce qui donne lieu à un apport alimentaire inadéquat et à une mauvaise absorption des nutriments. Un traitement médical ou la prise de suppléments nutritionnels, ou les deux, comblent généralement ces  lacunes.

Le risque de cancer du côlon et de l’intestin grêle constitue également une complication de la maladie de Crohn de longue date.

En savoir plus sur les maladies inflammatoires de l'intestin

La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse se caractérisent par une réponse anormale du système immunitaire. Normalement, le système immunitaire protège l’organisme contre les infections.  Chez les personnes atteintes d’une maladie inflammatoire de l'intestin (MII), toutefois, le système immunitaire réagit anormalement. Pour des raisons inconnues, il confond les microbes, tels que les bactéries qui sont normalement présentes dans l’intestin, avec des organismes étrangers et invasifs et lance une attaque. Durant ce processus, l’organisme envoie des globules blancs vers la paroi interne de l’intestin, où ils produisent une inflammation chronique. Ces cellules génèrent ensuite des substances nocives qui entraînent   avec le temps une ulcération et des lésions intestinales. Lorsque cela survient, le patient présente des symptômes de MII.

Il est actuellement impossible de guérir la maladie de Crohn apr le traitement classique. Celui-ci vise juste à obtenir et à maintenir une rémission (disparition des symptômes), et à rétablir une qualité de vie normale. L’approche est comparable dans la colite ulcéreuse, même si d’un point de vue technique, il est possible de guérir cette maladie par l’ablation chirurgicale du gros intestin (cette option n’est toutefois envisagée qu’en cas d’échec du traitement  médicamenteux).

Même si la maladie de Crohn touche plus souvent la portion distale de l’intestin grêle (l’iléon) et le début du gros intestin (le côlon), elle peut aussi atteindre toutes les parties du tube digestif. Dans la colite ulcéreuse, par contre, l’atteinte du tube digestif se limite au côlon (ou, dans une  moindre mesure, à l’estomac). Dans la maladie de Crohn, toutes les couches de l’intestin sont touchées, ce qui peut entraîner des ulcères profonds traversant complètement la paroi de l’intestin. Ceux-ci peuvent provoquer des complications telles que des abcès dans l’abdomen, ou peuvent entraîner l’apparition de communications entre l’intestin et les autres organes (fistules). La maladie de Crohn est souvent discontinue, des sections d’intestin en santé étant intercalées entre les sections atteintes par la maladie. À l’inverse, la colite ulcéreuse ne touche que les couches superficielles du côlon (la muqueuse) et se répartit à peu près également dans l’intestin à partir de l’anus.

Les patients peuvent souffrir de symptômes tels que de la douleur abdominale, des saignements,   de la fatigue, des vomissements, de la diarrhée, des démangeaisons et de l’irritation autour de l’anus, des flatulences et des ballonnements. La perte de poids et l’anémie causent également des   problèmes importants. Des complications associées aux MII peuvent également affecter les os d’un patient (ce qui peut entraîner de l’ostéoporose), le foie, la peau, les yeux, la taille et le poids ainsi que la santé mentale (ce qui peut causer une dépression ou de l’anxiété).

Les MII affligent toute leur vie durant les personnes qui en sont atteintes. Elles se déclarent habituellement tôt dans la vie adulte de personnes qui sont autrement en santé et actives. La qualité de vie des patients en est considérablement altérée, ainsi que   celle du ou des aidants, de sa famille, de ses collègues et des membres de sa communauté. La MII peut influencer les choix de carrière, réduire les heures de travail, influer sur les décisions de planification familiale et entraîner des iniquités et la dépression. Les traitements médicamenteux à long terme, les hospitalisations récurrentes et les chirurgies sont également des sources d’inquiétude. La MII  peut compliquer les voyages, la vie et le travail puisque le sujet doit constamment avoir accès aux toilettes.

Les gens atteints d’une MII peuvent vivre normalement la plupart du temps, mais ils devront  prendre des médicaments pour toujours et subir des poussées occasionnelles qui pourraient nécessiter une hospitalisation et une chirurgie. L’imprévisibilité des symptômes et la perspective d’une chirurgie à venir nuisent à la vie quotidienne. Finalement, la nature intime des symptômes peut entraîner un manque de soutien de la part de la famille, des amis et des collègues de  travail.
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