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Hémorroïdes : l'automédication qui marche

Article paru dans le journal nº 21 Acheter ce numéro
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Une personne sur cinq déclare avoir souffert de troubles hémorroïdaires dans l’année écoulée ! Quand on a des hémorroïdes, on a mal. On ne pense qu’à ça, en fait, mais pas question de raconter cela à la terre entière. Alors, on fait de l'automédication, on achète des pommades en pharmacie, on se soulage un peu mais on ne se soigne pas. Voici comment faire une automédication intelligente qui commence par un nettoyage du foie. Le traitement des hémorroïdes doit commencer par là.

Tout le monde a des hémorroïdes

Nous avons tous des hémorroïdes ! Mais tout le monde n'a pas besoin de soigner ses hémorroïdes. Les coussins hémorroïdaires sont des vaisseaux sanguins qui tapissent la paroi de l’anus et la partie basse du rectum. Leur rôle dans l’étanchéité de l’anus est très important. Ces coussins sont organisés en paquets placés autour de l’extrémité du canal anal et ils gonflent pour permettre la continence anale. Le problème n'est donc pas d'avoir des hémorroïdes, mais plutôt d'éviter leur inflammation. C’est en effet l’inflammation de ces veines de la région anale qui va provoquer une dilatation anormale et faire naître des problèmes, des douleurs, de l’inconfort ou des démangeaisons.

Il y en a dedans et dehors

Les hémorroïdes internes, situées à l’intérieur du rectum, ne deviennent graves que lorsqu’elles font des protubérances qui les poussent vers l’extérieur de l’anus. Cela commence par de petits saignements indolores, sans saillie, et peut finir en prolapsus (protrusion hors de l’anus), provoquant saignements et douleurs.

Les hémorroïdes externes se trouvent immédiatement à l’intérieur de l’ouverture de l’anus. Elles se gonflent et bleuissent parfois si un caillot vient s’y former. Ce caillot, sans être vraiment dangereux, peut devenir douloureux et doit rapidement être drainé.

Aux toilettes, faites vite !

La première chose à faire, si vous souffrez d'hémorroïdes, c'est de résoudre un problème de constipation (si il y en a un). Dans tous les cas, évitez de pousser de façon excessive pour expulser les selles. Lorsque l'on est constipé, on a en outre tendance à rester trop longtemps assis aux toilettes, ce qui n’est vraiment pas recommandé. C'est exactement ce qu’il ne faut pas faire si l’on veut éviter les troubles des hémorroïdes. La constipationest donc le premier ennemi à combattre.

Si vous souffrez de constipation sévère, ne cherchez pas ailleurs la cause de vos hémorroïdes. Auquel cas :

Buvez de l'eau en plus grande quantité

Augmentez votre apport journalier en fibres (légumes, fruits, céréales complètes).

Attention dans l'usage des différentes familles de laxatifs comme l'explique ici le Dr Thierry Schmitz. Préférez dans un premier temps les solutions douces, à l'instar des cures de psyllium blond, de la cuillère d'huile d'olive le matin à jeun avec quelques gouttes de jus de citron, des pruneaux réhydratés dans de l'eau, ou du jus de pruneaux dilué dans de l'eau.

Pour les jeunes accouchées qui souffrent souvent de problèmes d’hémorroides provoqués par les poussées lors de l’accouchement. Il ne faut pas non plus négliger le relâchement des tissus de soutien des hémorroïdes dans l’apparition de crises. Ce relâchement se produit naturellement avec la grossesse et le poids du bébé qui appuie sur les organes bas, ou avec l’âge.

Quand la crise hémorroïdaire survient-elle ?

De multiples raisons peuvent être la cause d’une crise hémorroïdaire. Rare chez les enfants et les personnes âgées, elle touche essentiellement les personnes constipées, les femmes enceintes et celles qui viennent d’accoucher.

L’inflammation des hémorroïdes est, le plus souvent, facilitée par l’irritation que cause le passage de selles. Mais c'est en général la consommation de certains aliments (piment, alcool, café) ou la prise de certains médicaments qui provoque la dilatation des hémorroïdes et entraîne des douleurs anales. Elles gonflent, brûlent, saignent et peuvent parfois se dilater au point de sortir de l’anus. Aller à la selle est alors un vrai cauchemar. Les complications qui peuvent se produire sont la procidence hémorroïdaire, les rectorragies de sang rouge vif après la défécation, l’ulcération et la thrombose. Se soigner est impératif. Nous verrons qu’il y a de nombreux remèdes naturels qui fonctionnent parfaitement en cas de crise.

C’est ça, ou le bistouri

La plupart du temps, votre médecin vous conseillera un laxatifet une crème à la lidocaïne (un anesthésiant) pour soulager vos crises. Mais, en procédant de la sorte, on traite la conséquence sans traiter la cause du mal… Sans parler des effets secondaires.

Parfois, la chirurgieou la cryothérapie seront nécessaires pour en finir avec les crises hémorroïdaires récurrentes et trop douloureuses. Il s’agit de retirer une partie, ou bien la totalité des hémorroïdes. On peut aussi vous faire une ligature des artères qui les alimentent ou les agrafer. Les techniques semblent être variées. Cela n’est proposé qu’aux cas les plus graves, ce qui représente 3 à 8% des patients qui consultent. Mais si l’on ne peut nier leur efficacité, il faut néanmoins avouer que ce type d’intervention est lourd et « intrusif ».

C’est gênant d’en parler ? 
Parfois, vous n'avez pas le choix !

Dans tous les cas, il faut prêter attention à toute douleur qui dure plus d’une semaine, à des pertes de sang qui peuvent être accompagnées d’une faiblesse, d’étourdissements ou d’uneinfection. Parfois, ce que l’on croit être une crise hémorroïdaire peut être bien plus que cela. Des symptômes comme ceux décrits ci-dessus doivent vous conduire chez votre médecin. Si le saignement n’est pas provoqué par le passage de selles, qu’il est brunâtre ou récurrent, il vous faut consulter sans tarder. Ce pourrait être les signes d’un trouble plus grave, situé dans le côlon et sans rapport avec les hémorroïdes.

Commencez par appliquer ces recommandations

Avant de vous recommander les remèdes que vous pourrez prendre en application externe et en complémentation interne,voici quelques recommandations que vous devez suivre. Elles sont souvent connues des malades (qui les appliquent plus ou moins) et paraissent inutiles, mais elles sont la base de la disparition à long terme des hémorroïdes :

Votre alimentation :

  • Les aliments à éviter sont les épices pimentées ou poivrées, les charcuteries, les plats en sauce, le chocolat blanc ou au lait.
  • Les aliments à privilégier sont les légumes verts cuits (à la vapeur), les légumes basifiants (potiron, patate douce…), les fruits frais bien mûrs ou compotés (agrumes exceptés), les fruits rouges (flavonoïdes) et les fruits secs trempés (pruneaux, figues).
  • Consommez de l’huile de chanvre, de l'huile de lin, de cameline, de noix ou de colza, qui possèdent vitamine E et Oméga 3 qui fluidifient la circulation et rendent leur souplesse aux membranes cellulaires.
  • Evitez l'abus de céréales, et si vous devez en manger, faites-les tremper quelques heures avant de les cuire (dans une eau "neuve").
  • Mangez des agrumes, des épinards, du persil et des tomates, riches en vitamine C.
  • Buvez suffisamment (au moins huit verres par jour). C'est absolument essentiel !
  • Faites de l'exercice, même modérément, car cela favorise le transit, ce qui suffit parfois à soulager les douleurs.

N'en rajoutez pas :

  • Ne vous attardez pas aux toilettes, car l’effort de poussée dilate les veines et favorise la survenue de la crise.
  • Quand vous êtes assis sur les toilettes, mettez un petit réhausseur sous vos pieds (éventuellement la poubelle de salle de bains) pour avoir une position plus physiologique.
  • Évitez de frotter trop fort en vous essuyant après la selle.
  • Allez à la selle dès que le besoin s’en fait ressentir.
  • En cas de douleur, pratiquez des bains de siège d’eau glacée (5 à 7 minutes).
  • Toujours en cas de douleurs, pratiquez la respiration abdomino-diaphragmatique (par le ventre), jambes croisées en tailleur pour décongestionner le petit bassin.

Le traitement de fond : nettoyer le foie

Saviez-vous que les veines de l’anus se drainent vers le coeur en traversant le foie ? Le foie (maître organe du printemps) est impliqué dans toute la gestion de la masse sanguine et doit être parfaitement fonctionnel afin d’éviter les mécanismes de stase veineuse. Une augmentation du volume hépatique comprime la veine cave et crée un reflux qui favorise l’apparition des hémorroïdes (et des varices). Une détoxination hépatiques’impose donc souvent.

Nombre de plantes peuvent être utilisées pour le nettoyage du foie (radis noir, romarin, chardon-marie), mais on privilégiera l'utilisation de l'artichaut (qui régule le flux biliaire) etdu chrysantellum (qui renforce la microcirculation et les capillaires) . En cas d'hémorroïdes légères ou si c'est votre première crise, les extraits que vous trouverez dans les pharmacies ou en boutique bio suffiront souvent à régler le problème s'ils sont suffisament dosés. Je vous laisse faire votre choix. Sachez seulement que plus vous attendez, moins le résultat sera net avec ce type de produits.


Quelles plantes en cas d'hémorroïdes ?

Les remèdes naturels les plus classiques pour les phémorroïdes sont le marron d'Inde et le petit houx. Puissants toniques veineux, vasoconstricteurs et astringent, ils sont très efficace en cas de poussée hémorroïdaire.

  • Le marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum)

- Suspension intégrale de plantes fraiches (SIPF) ou Extrait de Plante Sèche (EPS) de marron d'Inde : prendre 1 bouchon doseur de 5 ml dans un peu d’eau fraîche, deux fois par jour.

- Phytostandard Marron d'Inde : deux gélules par jour

  • Fragon épineux ou petit houx (Ruscus aculeatus)

Ce sont les hétérosides de cette petite plante aux baies rouges qui s'avèrent utiles pour les personnes sujettes aux hémorroïdes car ce sont de puissants vasoconstricteurs. On utilisera la plante avantageusement en cas de varices également. 2 capsules de 250mg d'extrait sec par jour.

  • Hamamélis (Hamamelis Virginiana)

Ses tanins (plus de 10% de ses feuilles) et flavonoïdes sont astringents et et tonifient le réseau veineux.

Les OPC de raisin ou d'écorce de pin.

En cas d'hémorroïdes récurrentes, permanentes ou douloureuses, et après une période d'attaque avec les plantes précédemment citées, il faudra renforcer votre système veineux sur un temps un peu plus long. On conseille de s'orienter alors des cures de trois ou quatre mois (par exemple, cures de trois semaines, une semaine de pause, à répéter trois fois - ou trois mois en continu avec pauses le week-end) à base d'OPC.

Les oligomères proanthocyanidoliques (ou OPC) sont des molécules de la famille des polyphénols qu'on retrouve notamment dans la peau du raisin ou dans l'écorce de pin maritime. En plus d'être fortement antioxydants ils sont vasoconstricteurs et antihémorragiques, ce qui tonifiera votre système veineux et votre ciculation retour (hémorroïdes mais également jambes lourdes et varices).

Le protocole homéopathique

  • Aesculus (marronnier) traite les hémorroïdes internes, les démangeaisons et la sensation de douleur d’échardes.
  • Hamamélis calme l’inflammation veineuse et la sensation de tension des hémorroïdes.
  • Nux Vomica va traiter la congestion et soulager les douleurs provoquées par les hémorroïdes internes.

L'idéal est une association d’Aesculus hippocastanum 5 CH, d’Hamamélis 5 CH et de Nux Vomica 5 CH, à raison de 3 granules de chaque en alternance 3 fois par jour.

Les traitements naturels des hemorroïdes avec les huiles essentielles : agissez sur tous les fronts

 

  • En application locale, vous pouvez aussi employer cette formule d'huiles essentielles

Faites préparer par votre pharmacien, votre herboriste, ou faites vous-même la formule d’huiles essentielles suivante :

  • Huile essentielle de Menthe poivrée 2 ml
  • Huile essentielle de Cyprès toujours vert 2 ml
  • Huile essentielle de Lentisque pistachier 1 ml
  • Huile végétale de Calophylle inophyle 5 ml

Appliquez localement 4 à 6 gouttes du mélange trois fois par jour.

Un dernier conseil

Pour conclure, un dernier conseil. Les facteurs émotionnelssont à prendre en compte dans l’apparition de crises hémorroïdaires. Essayez d’éviter colère, stress, tension nerveuse et surtout, pensez à lâcher prise.

 

 

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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