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Facilitez naturellement le transit

Dr Thierry Schmitz  rédigé le 02 juin 2015 à 18h07
Article paru dans le journal nº 25 Acheter ce numéro
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En France, une femme sur deux souffre de constipation, et 50 millions de boîtes de laxatifs sont vendues officiellement chaque année ! Ces chiffres méritent qu’on s’intéresse de plus près aux mécanismes à l’oeuvre dans notre côlon, d’autant plus que des solutions naturelles existent.

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La fonction principale du côlon est de terminer le processus de digestion en élaborant les matières fécales. Le côlon contient une grande colonie de bactéries dont le rôle est de continuer à dégrader tous les résidus alimentaires qui ne sont pas digérables.

Les mécanismes mis en oeuvre à ce niveau sont la putréfaction et la fermentation, et le fruit de ce travail est l’obtention de selles et de gaz qui sont transportés jusqu’à l’anus pour y être éliminés. La constipation peut se définir comme un ralentissement du transit intestinal aboutissant à l’évacuation retardée, irrégulière et difficile de selles en quantité insuffisante.

La fréquence normale pour aller à la selle varie d’une personne à l’autre, entre trois fois par jour à trois fois par semaine. Médicalement, on parle de constipation lorsqu’on va à la selle moins de trois fois par semaine, sur une durée de plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Maladie de civilisation

Cette pathologie est étroitement liée à notre mode de vie trop sédentaire et à deux grosses erreurs alimentaires : une trop faible consommation de fibres et une hydratation insuffisante.

Comme des éponges, les fibres alimentaires se gorgent d’eau et favorisent ainsi le transit intestinal en augmentant le poids et le volume des selles. Ces fibres se retrouvent principalement dans les céréales complètes ainsi que dans les fruits et les légumes. Mais attention !

En manger en quantité ne sert strictement à rien si l’on ne boit pas suffisamment, à raison de deux litres par jour en moyenne. Une autre cause importante de constipation que l’on oublie souvent est la consommation de médicaments constipants comme ceux à base de fer ou d’aluminium, ainsi que de nombreux antidouleurs, antidépresseurs et antihypertenseurs.

Prévenir par l’alimentation

L’alimentation du constipé doit être relativement riche en substances dites « de lest », dont une grande partie est inassimilable. La cellulose des végétaux et des légumes remplit parfaitement ce rôle.

Elle revêt une importance primordiale, car elle augmente le volume des selles et permet une meilleure élimination. Le régime sera donc riche en fruits (prunes, pruneaux, raisins) et en légumes verts, ceux-ci agissant non seulement par leur cellulose mais aussi par leurs sels de potassium qui sont de remarquables excitateurs des fibres lisses intestinales.

Les bouillies épaisses de céréales (avoine-, blé moulu) et le pain complet sont excellents en cas de constipation vierge de toute inflammation colitique. Le germe de blé est particulièrement favorable car, par sa vitamine B1, il entretient la parfaite contractilité des muscles lisses de l’intestin.

En revanche, le lait est à déconseiller, sauf sous forme de yaourt. Un grand verre d’eau fraîche bu le matin, une cuillerée à soupe d’huile d’olive prise à jeun et un jaune d’œuf très frais absorbé de temps à autre provoquent souvent le réflexe exonérateur (contractions volontaires et involontaires des muscles du rectum et de l’anus). Boire au minimum 1,5 litre d’eau par jour ou de tisanes contenant des plantes laxatives est aussi indiqué.

Prudence avec les laxatifs

L’emploi des laxatifs, héritage de nos grands-mères qui se purgeaient une fois par semaine, demeure fortement ancré dans nos habitudes. Pourtant, beaucoup d’études scientifiques remettent en cause leur utilisation systématique.

Les laxatifs irritants (Dulcolax, Contalax, Tamarine…) doivent être évités car ils peuvent provoquer une inflammation de la paroi du côlon et générer « la maladie des laxatifs » : le côlon ne peut plus se contracter sans eux, entraînant une alternance de diarrhées et de constipations.

Les laxatifs émollients (Lubentyl à la Magnésie, Laxamalt…) à base d’huile de paraffine qui ramollit les selles entraînent une malabsorption de certaines vitamines liposolubles (vitamines A, D, E et K) lors d’utilisations chroniques.

Les laxatifs osmotiques (Duphalac, Importal) sont des sucres non digérables par l’intestin. Ils parviennent intacts au niveau du côlon où leur dégradation ultime aboutit à la production d’eau, mais également de gaz carbonique, ce qui induit des ballonnements fréquents.

Les mucilages (Normacol, Parapsyllium, Spagulax…) sont des dérivés du son de blé, de l’ispaghul, de la sterculia et de la méthylcellulose. Le mode d’action est identique à celui des fibres et permet d’augmenter le poids et le volume des selles. Comme pour l’enrichissement de l’alimentation en fibres alimentaires, les effets sont variables et parfois décevants. Ils provoquent souvent des ballonnements et des flatulences. En résumé, même si les laxatifs sont délivrés sans ordonnance, leur usage doit rester très ponctuel.

Se soigner au naturel

  • Gemmothérapie (disponible en pharmacie et en magasins bio) :

Le bourgeon de sureau (Sambucus nigra) : il favorise l’élimination des toxines accumulées dans l’organisme et est indiqué dans les cas de constipation atonique, notamment chez les personnes âgées.

Le bourgeon d’airelle (Vaccinium vitis-idaea) : il est indiqué dans les cas de constipation chronique et agit comme
régulateur sur la motricité du côlon.

  • Homéopathie : il existe de nombreux remèdes homéopathiques pour traiter la constipation. Une consultation d’un
  • homéopathe expérimenté s’impose pour déterminer le traitement adapté.
  • Aromathérapie : les plantes aromatiques carminatives peuvent être utilisées pour calmer les spasmes et les ballonnements. On aura donc le choix entre les huiles essentielles suivantes : anis, aneth, carvi, coriandre, cumin, estragon ou fenouil.
  • L’huile d’olive : elle est connue dans les régions méridionales pour améliorer le transit intestinal. Ce traitement traditionnel contre la constipation consiste à absorber le matin à jeun une cuillerée à soupe d’huile d’olive avec un peu de jus de citron.
  • La complémentation : au rang des complémentations nutritionnelles, nous pouvons citer le Phytolax qui a l’ambition d’être une véritable alternative naturelle aux laxatifs, contenant quatre plantes actives contre la constipation : la prune contient 15 % de sorbitol, un laxatif osmotique doux qui agit sur le péristaltisme intestinal ; le tamarin agit comme laxatif grâce à ses fibres et la présence d’acides de fruits (tartrique, malique) qui exercent une action osmotique sur l’intestin et rend son contenu plus mou ; le basilic est utilisé comme antispasmodique, stomachique, carminatif et il est utilisé en traitement de soutien en cas de ballonnement et de flatulences ; la bourdaine, dont l’écorce séchée contient des hydroxyanthracène glycosides (franguline et glucofranguline) qui, après conversion en émodine dans le côlon, agissent sur la motilité intestinale. Pour les phases aiguës, 4 gélules par jour (1 matin/2 midi/1 soir, avant les repas) et pour les constipations chroniques, 2 gélules par jour (1 matin, 1 soir, avant les repas).

Symptômes et conséquences
de la constipation

La constipation entraîne une série de désagréments qui peuvent aller des pesanteurs ou des ballonnements abdominaux jusqu’à de véritables douleurs intestinales. Par ailleurs, l’accumulation de selles au niveau du rectum favorise également l’apparition d’hémorroïdes. En outre, des selles très dures et difficiles à expulser peuvent entraîner des fissures anales. Plus rarement mais en particulier chez des personnes âgées alitées, la constipation peut être à l’origine d’occlusions intestinales.


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