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Nos selles en disent long : apprenez à les décoder

Article paru dans le journal nº 51 Acheter ce numéro
  • Nos selles en disent long : apprenez à les décoder

Stress, maladie, inflammation : la qualité de notre transit est étroitement liée à notre état de santé physique et psychique. Avant de tirer la chasse, prenez donc le temps d’observer l'aspect de vos selles : la couleur, l’odeur et la forme nous livrent des informations précieuses sur d’éventuels déséquilibres alimentaires. Ce travail de « décodage » peut nous aider à réagir avant qu’il ne soit trop tard.

On le déteste, on en a honte, on n’y prête aucune attention, et pourtant, le premier système qui se dérègle, dans de nombreux cas de pathologies annoncées, c’est la défécation ; et la défécation, c’est l’expulsion des matières fécales ou fèces par l’anus, vous l’avez compris. L’enfant qui prépare une bronchite, la femme qui s’apprête à avoir ses règles et l’adulte qui éprouve une émotion forte (comme la peur ou le stress) sont ainsi exposés à ce type de dérèglement. Nombreuses sont les circonstances où les excréments constituent de précieuses indications.

Portrait-robot

Comment analyser les informations qu’ils nous livrent ? Il faut tout d’abord rappeler à quoi doivent en principe ressembler des selles normales. Elles doivent être régulières, quotidiennes (si possible à heure fixe). Pour un adulte, les selles sont censées être de forme allongée (de 15 à 20 cm pour 3 à 4 cm de diamètre) et peser entre 500 et 800 grammes. Émises sans effort, et sans gaz, elles ne tachent pas le papier toilette et ne flottent pas.

Les enfants (surtout les bébés) peuvent émettre plusieurs selles par jour (une après chaque repas), alors que certains adultes parfaitement maîtres de leur corps (par la pratique du yoga ou du tai-chi) peuvent n’aller à la selle qu’une fois par semaine sans être pour autant constipés.

Les médecins des empereurs chinois étaient passés maîtres dans l’art d’interpréter les selles, une technique toujours en usage chez certains médecins de campagne. Ils n’hésitaient pas à humer, écraser entre leurs doigts, voire… goûter (selon l’importance du patient) les selles qu’ils devaient analyser. De cette investigation découlait une prescription qu’il était recommandé de suivre : moins de protéines en cas de selles noires et/ou dures ; moins de produits laitiers pour les selles acides et liquides du nourrisson ; plus de légumes pour éviter les selles en « crottes de bique » ; moins de sucre pour les selles liquides et acides accompagnées de gaz…

Couleurs et odeurs

Si la consistance est importante, les odeurs et les couleurs sont aussi à prendre en considération. Si personne ne veut aller aux toilettes après votre passage, c’est un signe important qui indique que votre capacité à digérer est défaillante. Il s’agit du sucre (pancréas) si vos selles sont jaunes et molles, et des protéines animales (foie) si elles sont noires, dures ou molles en plus d’être très malodorantes. Pour clore ce chapitre olfactif, les selles acquièrent leur odeur caractéristique du fait de processus de fermentation (transformation des sucres en composés acides) et de putréfaction (mauvaise digestion des viandes et abats).

Dernier paramètre : la couleur. Les selles jaunes sont l’indice d’un excès de bile, les vertes reflètent une consommation excessive de légumes, les rouges (avec du sang) indiquent une inflammation du côlon gauche ou la présence d’hémorroïdes (qui saignent lors de la poussée). Quant aux selles noires, elles contiennent du sang coagulé issu de l’estomac ou du duodénum.

Deuxième cerveau

Les selles reflètent votre alimentation des dernières vingt-quatre heures. Toute anomalie qui persiste malgré une correction alimentaire adaptée doit faire l’objet d’une consultation auprès d’un thérapeute compétent. Avoir des selles régulières favorise la souplesse du ventre, ce qui est un gage de bonne santé de ce deuxième cerveau. Ne négligez pas la moindre défaillance de cet émonctoire vital. On meurt plus sûrement d’une occlusion intestinale que d’un infarctus ! lPatrick Hoor

Les bons réflexes 
pour réguler son transit

En Bio Santé, il existe quelques règles d’hygiène élémentaire à respecter 
pour avoir un système digestif infaillible toute l’année.

  • Consommer de préférence des produits de saison locaux issus de l’agriculture biologique (et non de l’agro-alimentaire d’origine chimique).
  • Veillez à bien mastiquer les aliments : c’est la première étape d’une digestion réussie.
  • Après avoir effectué une cure de raisins en septembre (en Bio Santé, septembre est le mois de l’énergie du côlon), réensemencez votre flore intestinale par un apport en pro- et prébiotiques et fructo-oligosaccharides (les fructo-oligosaccharides, fibres alimentaires d’origine végétale, sont naturellement présents dans les fruits, les céréales complètes et les légumes) de qualité (évitez les probiotiques « bidon » vendus en grande surface).
  • Pratiquez une hydrothérapie du côlon une fois par an (en septembre). Cet acte thérapeutique n’étant pas sans effets, renseignez-vous bien auprès du thérapeute qualifié à qui vous confierez cette délicate mission. Prévoyez entre vingt-quatre et quarante-huit heures de calme après l’hydrothérapie (calme digestif et psychique).

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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