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Candidose chronique : les solutions naturelles pour s’en débarrasser

Article paru dans le journal nº 18 Acheter ce numéro
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Tout le monde en parle, mais le corps médical connaît encore mal la candidose, cette affection chronique due à la prolifération excessive du Candida albicans dans l’intestin. Elle reste donc rarement diagnostiquée en France. En cause ? L’effet combiné de certains médicaments (antibiotiques, corticoïdes, pilule contraceptive…) et d’une alimentation trop riche en sucres raffinés. Pas d’inquiétude cependant, des traitements naturels sont là pour vous aider à vous en débarrasser.

Article mis à jour le 04/01/2023 par Sabrina Debusquat

Parmi les nombreux microbes habitant notre corps, il existe un champignon microscopique commun, le Candida albicans, qui réside dans notre intestin. Pour différentes raisons, ce dernier peut se développer de façon excessive et engendrer divers symptômes qui constituent le syndrome de candidose chronique. Voici notre dossier complet pour vous en débarrasser au naturel.

Sommaire :

Causes, symptomes et diagnostic :

Candidose chronique : une maladie peu connue

Alimentation moderne, antibiotiques… les causes de la candidose chronique

Fatigue, eczéma, mycoses : les symptômes de la candidose chronique

• Comment diagnostiquer une candidose chronique ?

Candidose chronique : un questionnaire pour aider au diagnostic

Traitements et solutions :

Quelle alimentation en cas de Candida albicans ?

• Faut-il fuir levures et aliments fermentés ?

Des probiotiques pour rééquilibrer la flore intestinale

Acide caprylique, huiles essentielles : les traitements naturels du Candida albicans

• Pamplemousse, olivier, sarriette : un traitement naturel contre le Candida albicans en trois étapes

Ail, propolis, curcuma : les autres traitements naturels du Candida albicans

• La berbérine : alliée de choix pour un traitement naturel de la candidose

L'homéopathie contre le Candida albicans et les candidoses

Traitements naturels contre la candidose sexuellement transmissible

Les différents types de candidoses :

Candidoses superficielles et profondes

Les candidises superficielles (cutanées)

Les candidoses profondes "bénignes"(digestives, orales, urogénitales)

Les candidoses profondes systémiques : des formes graves souvent liées à une hospitalisation

Facteurs prédisposant à l’infection candidosique

• Le biofilm : notion clef des traitements contre la candidose

Candidose chronique : une maladie peu connue

L’ampleur réelle de cette maladie insidieuse est surtout reconnue aux États-Unis. Selon les études épidémiologiques les plus récentes, environ 80 millions d’Américains pourraient être touchés par la candidose chronique.

En France, 30 à 40 % de la population, en particulier féminine, pourraient souffrir d’une manière ou d’une autre de candidose chronique selon le docteur Vincent Renaud, mais l’hétérogénéité des symptômes et l’absence de test standard fiable rendent toute estimation périlleuse. En effet, il existe de nombreuses formes de candidoses, superficielles ou profondes (voir le paragraphe « Les différents types de candidoses ») et qui peuvent toucher plusieurs sites du corps.

Malgré l’étendue du problème, le corps médical n’a pas réellement cherché de protocole spécifique à cette pathologie dans sa forme chronique. En général, le médecin propose en cas d’épisode mycosique un antifongique ou un antibactérien. Le Daktarin, le Pévaryl, le Mycostr, l’Amycor ou la Lamisil – des médicaments contenant de l’éconazole ou du miconazole –, sont les plus fréquemment prescrits. Mais il arrive souvent, une fois le problème semblant résolu, qu’il réapparaisse rapidement.

Il existe pourtant des traitements naturels efficaces du Candida albicans pour éviter ces récidives (voir paragraphe ci-dessous « Les traitements naturels du Candida albicans ») et des changements alimentaires à effectuer, cruciaux dans votre réussite.

Lire aussi Vincent Renaud : 30 à 40 % de la population serait atteinte de candidose chronique

Alimentation moderne, antibiotiques… les causes de la candidose chronique

Comme l’explique le naturopathe Frédéric Garcia*, spécialiste du sujet qui exerce à Mont-de-Marsan (40), la prolifération de cette levure résulte de l’action combinée de plusieurs facteurs dans notre vie quotidienne :

  • L’alimentation moderne, riche en sucre, en produits ultra-transformés, en excitants comme le café en levures (produits fermentés, alcools), en lactose (produits laitiers), en pesticides, métaux lourds et autres additifs.,
  • Des carences nutritionnelles (notamment en fer et en acide folique)
  • L’usage de certains médicaments en excès dont les antibiotiques, les corticoïdes ou la pilule contraceptive (qui provoque une hyperœstrogénie, favorable à la croissance du Candida)
  • Certains déséquilibres hormonaux (hyperinsulinémie, hypothyroïdie), troubles digestifs et stress chroniques (qui déséquilibrent le microbiote)

Fatigue, eczéma, mycoses : les symptômes de la candidose chronique

Il est parfois difficile de repérer les signes d’une candidose chronique. Chez ses patients, Frédéric Garcia observe que, dans un premier temps, ceux qui en sont atteints constatent principalement « une modification du comportement alimentaire avec une appétence accrue pour le sucre, l’alcool » mais aussi des mycoses cutanées ou d’infections vaginales à répétition, de l’urticaire ou de l’eczéma (qui sont des symptômes allergiques) ainsi que des candidoses digestives ou génitales (voir le paragraphe « Les différents types de candidoses »).

Dans un second temps, la candidose chronique va se manifester par des symptômes plus graves comme une fatigue chronique, de l’irritabilité, des intolérances alimentaires (« le Candida perfore, grâce à ses hyphes, la muqueuse intestinale à la recherche de sucre »), un syndrome de perméabilité intestinale, voire des troubles hépatiques (élévation des gamma GT en lien avec le Candida qui transforme le sucre en alcool au niveau digestif) ou immunitaires (toxines générant un syndrome d’Herxheimer).

Des troubles hormonaux peuvent même apparaître : « En effet, le Candida albicans, sous sa forme mycélienne, sécrète une hormone œstrogène like qui peut se fixer sur les récepteurs des œstrogènes. Il possède aussi, sur sa membrane externe, des récepteurs à la progestérone et à la testostérone, hormones dont il est particulièrement friand. Chez la femme infectée, la progestérone étant trop captée par le Candida, apparaît parfois un syndrome d’hyperœstrogénie relative ».

Lire aussi La candidose chronique, son traitement naturel

Comment diagnostiquer une candidose chronique ?

Malheureusement, peu de tests permettent le diagnostic de candidose chronique. Selon Frédéric Garcia, les examens mycologiques des selles, la cuti-réaction à la candidine et la recherche d'anticorps semblent « peu fiables », car la forme levure du Candida « n’est pas sa forme pathogène ». En effet, lors d’un déséquilibre de la flore, cette levure naturellement présente dans notre flore intestinale, passe de sa forme ronde (levure) à sa forme allongée (moisissure/mycélienne) et c’est seulement sous cette seconde forme que le Candida nous nuit. Ainsi, rechercher sa forme ronde de levure dans des tests n’indique pas forcément une candidose chronique. Certains spécialistes recommandent la recherche des métabolites urinaires du Candida comme l’arabinol, tétramate ou l’alpha-cétoglutarate, mais ce type d’examen reste encore confidentiel. Concernant le test sanguin ac-sérique, le plus souvent prescrit en France en pareil cas, et le prélèvement des selles, le thérapeute ne les recommande pas, et ne les utilise pas dans sa pratique, car ils sont chers (plus de cent euros le test) et « montrent régulièrement des faux-positifs ». Selon Frédéric Garcia, pour savoir si vous souffrez de candidose chronique, il faut surtout réaliser « un interrogatoire des symptômes et une recherche clinique ciblée.

N'hésitez pas également à mesurer vos symptômes grâce à notre questionnaire pour aider au diagnostic situé à la fin de cet article.

Lire aussi Détecter et soigner les candidoses

Quelle alimentation en cas de Candida albicans ?

Pour obtenir un résultat durable et venir à bout du déséquilibre de notre flore intestinale en faveur des champignons, il est indispensable d’associer des mesures hygiéno-diététiques à un traitement naturel suffisamment long.

Insistons d’ores et déjà sur le fait que tout traitement des candidoses chroniques doit être poursuivi fidèlement pendant plusieurs mois pour obtenir des résultats durables. L’alimentation surtout, une fois corrigée, ne doit pas à nouveau se dégrader et revenir aux anciennes habitudes d’excès de sucres, sous peine de rechute.

Les mycoses, dont fait partie le Candida albicans, surviennent en terrain acide. Alcaliniser le terrain est également nécessaire pour enrayer le processus. Pour cela :

  • Éliminez des sucres raffinés et les boissons alcoolisées qui favorisent la croissance des champignons.
  • Évitez les produits laitiers, car ils sont riches en lactose (le sucre du lait).
  • Privilégiez l’ail, qui présente une activité anti-Candida importante.

Faut-il fuir levures et aliments fermentés ?

On entend parfois dire qu’en cas de candidose, il faut absolument fuir tout aliment contenant des levures car « le candida étant une levure, toute levure viendrait renforcer son action et sa prolifération ». Mais, par ailleurs, beaucoup de produits fermentés comme le kéfir ou le kombucha, contenant généralement des levures, contiennent des lactobacilles favorables à la lutte contre la candidose. Qu’en penser ?

Pour le naturopathe Frédéric Garcia, le problème vient surtout du fait que « en cas de candidose, tous les sucres, bons ou mauvais, fermentés ou pas, qui sont consommés, sont transformés en alcool (éthanol). Or l’alcool est un sucre qui vient à nouveau nourrir le Candida ». On conseille donc d’éviter les levures en cas de candidose car cela nourrit les mauvaises bactéries. Ainsi, il ne vous conseille pas la consommation de kéfir dans un premier temps mais uniquement quelques mois après avoir éradiqué le Candida albicans, lorsque vous réensemencez votre flore intestinale, l’idée étant de « tuer la bactérie avant de nourrir le terrain ».

Lire aussi Coco versus candidose

Des probiotiques pour rééquilibrer la flore intestinale

Si le Candida est naturellement présent dans tous les intestins, il ne peut se développer de manière excessive face à une flore intestinale saine et équilibrée. Il faut donc avoir en permanence cette notion à l’esprit si l’on veut lutter contre le Candida albicans à long terme il semble qu’aucun traitement n’est véritablement efficace sans le réensemencement de la flore intestinale.

En effet, plusieurs espèces de lactobacilles augmentent l’immunité protectrice des muqueuses et confèrent ainsi un rôle à la fois actif et non pas seulement passif des lactobacilles contre le candida. En revanche, en cas d'antibiothérapie, il ne faut pas prendre de probiotiques n'importe comment.

Soyez vigilants sur la qualité des probiotiques que vous achetez :

  • Vérifiez qu’ils contiennent plusieurs souches de bactéries (Lactobacillus acidophilus et Lactobacillus rhamnosus en particulier, en milliards de bactéries).
  • Préférez les formules qui ajoutent des prébiotiques (la nourriture des probiotiques).

Lorsque la candidose est seulement débutante ou qu’elle n’est pas trop prononcée, une cure de probiotiques permet souvent de rétablir l’équilibre intestinal. S’il s’agit d’une candidose chronique, il vous faudra en revanche recourir à des remèdes plus puissants.

Lire aussi Candidose : une approche alliant probiotique et végétaux.

Acide caprylique, huiles essentielles : les traitements naturels du Candida albicans

Nous avons sélectionné ici un certain nombre de remèdes naturels ayant tous une action sur le Candida albicans. Par ordre de pertinence :

L’acide caprylique :

L’acide caprylique est recommandé par Simon Martin dans son livre Vaincre la candidose (éd. Modus Vivendi). C’est un acide gras naturellement présent dans la noix de coco, le lait maternel et l’huile de palme. Mais si l’huile de noix de coco est un remède de choix dans la lutte contre Candida albicans et tout autre type d’infection fongique, elle ne se suffit pas à elle seule.

L’acide caprylique doit être pris sous forme de capsules gastro-résistantes pour parvenir jusqu’au bas des intestins et y être absorbé. Sous forme liquide, il sera absorbé par le haut des intestins, et sera donc moins efficace. Cet acide a la même forme que les acides gras produits par la flore intestinale saine, qui sont des facteurs majeurs de contrôle du Candida par l’organisme.

Il est parfois recommandé à la place d’antifongiques médicamenteux comme la Nystatine, par exemple. Des recherches menées à l’université de médecine de Washington montrent que lorsque le traitement de Nystatine est stoppé, les colonies de Candida augmentent. Un effet rebond absent lorsqu’on arrête la prise d’acide caprylique.

Plusieurs études scientifiques ont démontré l’action anti-Candida de cet acide au niveau de l’intestin, sans affecter la croissance de la flore intestinale normale. C’est actuellement le meilleur supplément nutritionnel contre les Candidas.

Les huiles essentielles pour contrer la candidose :

Les huiles essentielles sont un remède de choix contre le Candida. Plusieurs d’entre elles ont une efficacité prouvée :

  • Laurier noble
  • Cannelle de Ceylan (écorce)
  • Clou de girofle
  • Origan compact

Mais ne vous lancez pas à la légère, car des huiles essentielles comme celle de l’origan, prises à trop fortes doses ou trop longtemps, peuvent être problématiques pour le foie (notamment). Demandez conseil à un aromathérapeute, un médecin ou un pharmacien formé aux huiles essentielles.

Certaines formules toutes prêtes sont disponibles sur le marché comme celles de la gamme Candi’activ des laboratoires BioPhenix ou encore le Dysbios'aroma des laboratoires Salvia, étudié spécifiquement pour les cas de dysbiose intestinale (voir carnet d’adresses à droite de l'article).

Pamplemousse, olivier, sarriette : un traitement naturel contre le Candida albicans en trois étapes

Certaines molécules naturelles comme la curcumine, les phénols des huiles essentielles (carvacrol de l'origan, thymol du thym, etc.) ont un effet anti biofilm reconnu (voir paragraphe « Le biofilm : notion clef des traitements contre la candidose »).

En traitement d’attaque, le naturopathe Frédéric Garcia propose de dix à quinze gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse, dans un peu d’eau durant minimum deux mois. En même temps, 500 mg par jour de gélules (ou sous forme liquide) d’extrait de plante standardisé de feuilles d’olivier (Olea europaea L), à raison de 500 mg par jour, viendront agir sur le biofilm ; cette couche bactérienne rend les intestins comme imperméables aux molécules thérapeutiques et les empêche d’agir.

Pour finir, complétez le tout d’une goutte d’huile essentielle de sarriette des montagnes (Satureja montana) prise matin, midi et soir sur un support neutre pendant dix jours (suivi d’un arrêt de dix à quinze jours puis d’une reprise pendant dix jours et ce, les premiers mois du traitement). Elle viendra agir sur la régulation de la population de Candida albicans, comme l’ont démontré des études récentes.

Lire aussi La candidose chronique, son traitement naturel

Ail, propolis, curcuma : les autres traitements naturels du Candida albicans

  • L’extrait de pépins de pamplemousse est le plus connu des remèdes naturels anti-bactériens et anti-fongiques. Comme pour tous les remèdes, il faut veiller à prendre un produit de haute qualité, sans additifs ou excipients.
  • L’ail : Vous pouvez le consommer sous plusieurs formes (cru, en vin, en décoction, en teinture… (lire l'article de Plantes & Santé à ce sujet). Mais vous pouvez aussi vous procurer d’ l'ail frais en capsules  ex : Bakanasan). Il est très efficace contre les levures en général, mais c'est aussi un puissant antibiotique naturel efficace contre les bactéries pathogènes. Il favorise aussi la neutralisation et l'élimination des toxines, et permet d’éliminer les biofilms.
  • La berbérine (voir encadré ci-dessous): c'est une substance produite par certains végétaux. Elle a des propriétés antifongiques et antibactériennes à large spectre. Par sa fragilisation de la membrane extérieure de nombreuses levures, l’action de la berbérine contre le Candida est plus puissante que beaucoup des antifongiques naturels. On trouve notamment cette substance dans les extraits d'Épine-vinette. Mais du fait de grands risques d'interaction et d'un spectre d'action très large, il ne faut pas l'utiliser en automédication et sans avis professionnel.

La berbérine : alliée de choix pour un traitement naturel de la candidose

Cette substance naturelle antifongique et antibactérienne, qui se trouve notamment dans l’épine-vinette (Berberis vulgaris), montre un effet antifongique sur le Candida albicans dont elle inhibe le développement en endommageant ses parois cellulaires. Des études in vitro récentes13 montrent que la berbérine limite la propagation des Candida albicans qui résistent aux traitements habituels (comme le fluconazole, un antifongique par voie orale). En prime, la berbérine augmente la sensibilité à ce même traitement. Le naturopathe Frédéric Garcia recommande une dose de 500 mg minimum d'extrait standardisé de berbérine à ingérer pendant le repas principal durant deux mois. NB : la berbérine est déconseillée par prudence aux femmes enceintes et allaitantes, aux personnes diabétiques, ou souffrant de troubles hépatiques ou cardiaques, aux enfants et adolescents. Elle peut en outre interagir avec certains médicaments.

Lire aussi La candidose chronique, son traitement naturel

  • La propolis : La propolis possède une action anti-fongique, anti-bactérienne et anti-virale. Elle est active sur le Candida albicans. Elle aide à la réparation des tissus. Elle peut être prise pure, en goutte. Pour acheter la meilleure possible, lisez aussi cet article sur la propolis.
  • Le jus d'Aloe vera : Attention il faut choisir du jus d'Aloe vera de haute qualité, sans additif et vérifiez bien que l'Aloïne et l'émodine ont été filtrées du produit. Ne pas utiliser l'Aloe vera si vous souffrez d'un manque d'acidité gastrique. En plus d’avoir une action antifongique, l’Aloe vera favorise la bonne santé de la flore intestinale. Il peut aussi être utilisé localement : il a le même effet sur les infections bactériennes ou les mycoses de la peau.
  • Le curcuma : il a de très nombreuses propriétés, parmi lesquelles la lutte efficace contre le Candida albicans. Il favorise aussi l'accroissement de la population des bonnes bactéries et levures (qui luttent contre le Candida). Il peut être pris sous forme de poudre pure. Pas besoin de poivre ou de formules complexes et onéreuses qui ne servent que si l'on veut obtenir les propriétés anti-inflammatoires du curcuma. Ici, on recherche ses propriétés sur le système digestif. Un pot de curcuma pur bio fera l'affaire. On peut mettre 1 cuillère à thé rase dans un verre d'eau tiède avec un filet d'huile pour faciliter l'absorption, bien brasser et boire tout de suite, 1 à 3 fois par jour. Si le curcuma vous provoque des troubles digestifs, c'est qu'il agit ! Diminuer les doses ou attendez d'avoir avancé dans votre traitement pour pouvoir en reprendre.

Lire aussi Témoignage sur la candidose chronique

L'homéopathie contre le Candida albicans et les candidoses

Si vous êtes intéressés par l’homéopathie pour vous aider dans votre lutte contre le Candida albicans, voici une trilogie adaptée à une candidose, à condition qu’elle soit poursuivie sans interruption pendant 2 ou 3 mois au moins :

  • Remèdes de terrain : Psorinum toujours et Sepia parfois.

Psorinum : Biothérapique de la psore (diathèse d’élimination cutanée), prescrit sur un ensemble de données (maigre, frileux, pessimiste, introverti, dépressif…) : 1 dose hebdomadaire en 9 ou 15 CH

Sepia : Si le malade voit tout en noir, a le teint blême, terreux, recherche la solitude, est indifférent à tout : 1 dose hebdomadaire en 15 ou 30 CH

  • Remède étiologique (de la cause) :

Les mycoses cutanées ou unguéales sont très souvent dues à un trichophyton ou à un microsporon, et les mycoses vaginales au Candida albicans. On donnera donc 1 fois par semaine 1 dose en 9 ou 15 CH du biothérapique indiqué par les examens de laboratoire.

  • Remèdes symptomatiques :

Helonias 5 CH : pour les mycoses vaginales.

Arsenicum iodatum : Ce remède est particulièrement adapté aux mycoses cutanées avec des desquamations érythématosquameuses d’aspect semblable à celui des mycoses cutanées. Prendre 5 granules en 7 ou 9 CH, au réveil et au coucher.

Graphites 7 CH : ce remède est indiqué dans les mycoses suintantes des plis en général et interdigitales en particulier (pied d’athlète), 5 granules 2 fois par jour, pendant 3 semaines.

• Dans les mycoses unguéales Silicea 9 CH et Thuya 9 CH (1 dose par semaine pendant 1 mois) seront présents en complément.

Iode et alcool en application cutanée contre la candidose

Localement, sur la peau ou les ongles, badigeonner 1 ou 2 fois par jour avec la solution suivante :

  • Iode métalloïdique : 0,5 g
  • Alcool à 45° : qsp 100 ml

Lire aussi Détecter et soigner les candidoses

Traitements naturels contre la candidose sexuellement transmissible

La candidose « externe » contrairement à la candidose intestinale est, quant à elle, bien diagnostiquée et connue. Dans ce domaine également, les solutions naturelles ont une grande efficacité.

Cette candidose se développe surtout dans les plis inguinaux, à la commissure des lèvres, dans la muqueuse buccale et surtout vaginale. Même s’ils ne présentent aucun symptôme, les hommes atteints de Candida albicans transmettent la levure à leur partenaire ; il est donc nécessaire que le couple se soigne en même temps.

  • Une application de Lactobacillus acidophilus avec du yaourt

Faire, plusieurs fois de suite, des applications de Lactobacillus mélangé à du yaourt. Quand les Lactobacilli se développent, les champignons ne réapparaissent presque jamais, sinon lors d’une administration d’antibiotiques.

En cas d’infection vaginale traitée très tôt, des applications fréquentes de yaourt et de Lactobacillus acidophilus résolvent généralement le problème sans qu’il soit nécessaire de recourir à des médicaments.

La culture d’acidophilus peut également soulager lorsqu’elle est prise par voie orale. Prendre alors plusieurs doses quotidiennes de culture d’acidophilus sous forme de comprimés, avec du yaourt nature.

  • Une formule d’huiles essentielles

Dans un bol, verser 1 goutte de chaque huile essentielle : géranium bourbon, laurier noble, arbre à thé et 1 c. à soupe de yaourt. Diluer avec 1 c. à café d’eau et appliquer sur la région infectée.

  • Mycoses : deux formules spécifiques

Mycoses cutanées (hors muqueuses) :

  • Cannelle de Chine 2 ml
  • Tea tree 5 ml
  • Géranium rosat 3 ml
  • Girofle 2 ml
  • H.V. de Germe de blé : 30 ml
  • 2 à 3 applications locales (5 à 8 gouttes) par jour pendant 2 à 3 semaines.

Mycoses unguéales :

  • Laurier noble 3 ml
  • Lavande vraie 3 ml
  • Thym à thymol 3 ml
  • Cannelle de Chine 1 ml
  • H.V. de Germe de blé : 30 ml
  • 2 à 3 applications locales par jour jusqu’à disparition complète

Lire aussi Des huiles essentielles d'aromates pour la digestion

Candidoses superficielles et profondes

Les candidoses se divisent en deux types principaux, les candidoses superficielles qui restent en surface de la peau et les candidoses plus profondes qui atteignent les organes (intestins, vessie, vagin, etc.)

Les candidoses superficielles (cutanées) :

Les candidoses superficielles, qui sont les plus couramment observées, restent en surface de la peau, particulièrement dans les zones humides et les plis. On observe alors sur le site atteint des symptômes comme des rougeurs cutanées, une desquamation, un gonflement ou des démangeaisons. Elles atteignent généralement le contour de la bouche, le pli de l’aine, les aisselles, les espaces entre les doigts et les orteils, le pénis non circoncis, le pli cutané situé sous les seins, les ongles et les plis cutanés du ventre.

Les candidoses cutanées et unguéales :

Ces candidoses des plis se manifestent par un érythème, associé à un enduit crémeux blanchâtre, et démangent souvent. Elles sont favorisées par l’obésité, l’humidité et la macération, ainsi que le manque d’hygiène. On distingue classiquement deux grands types :

  • L’intertrigo des grands plis : concerne les plis inguinaux, axillaires, abdominaux, sous-mammaires, interfessiers…
  • L’intertrigo des petits plis : concerne les plis interdigitaux palmaires, la commissure des lèvres (perlèche) plus rarement les plis interdigitaux plantaires

Les onyxis et périonyxis candidosiques siègent préférentiellement aux mains. Candida albicans pénètre d’abord le bourrelet péri-unguéal et provoque un périonyxis. L’onyxis fait habituellement suite au périonyxis. La contamination se fait le plus souvent à partir d’un réservoir chez l’individu même.

Les candidoses cutanéo-muqueuses chroniques :

Ces candidoses sont relativement rares et peuvent toucher des enfants dans les premières années de leur vie. La première infection à Candida albicans est généralement bien contrôlée par le système immunitaire de l’hôte. Cependant, chez certains patients dont le système immunitaire est fragilisé, ces infections deviennent récidivantes. Peu à peu, les symptômes deviennent chroniques et les défenses immunitaires trop sollicitées tolèrent désormais un pathogène qu’elles sont incapables d’éliminer. Ces affections chroniques touchent principalement les muqueuses buccales, les ongles et la peau.

Les candidoses profondes "bénignes":


Les candidoses digestives :

Ce sont les candidoses profondes les plus courantes. En effet, c’est au niveau de l’intestin et de l’estomac, les plus importants réservoirs de Candida albicans, que se multiplient ces levures. Ceci entraîne des troubles digestifs qui peuvent devenir chroniques : aigreurs, douleurs œsophagiennes, douleurs stomacales, diarrhées, constipation, colite intestinale. Parmi ces candidoses digestives on distingue :

  • La candidose orale : se présentant sous la forme de mycose buccale, c’est la plus fréquente manifestation des candidoses digestives. Elle se manifeste parfois par un muguet buccal (taches blanches formant une sorte d’enduit), une langue douloureuse et gonflée et/ou des joues rouges. Elle peut être favorisée par une sécheresse buccale, une prothèse dentaire, un diabète, une chute immunitaire, la radiothérapie mais aussi une grossesse ou certains médicaments (corticoïdes ou antibiotiques dits à large spectre par exemple).
  • La candidose de la muqueuse œsophagienne : cliniquement, elle se traduit par une sensation de gêne à la déglutition, des reflux acides de l'estomac et une sensation de brûlure au passage des aliments. La muqueuse œsophagienne présente alors des membranes blanchâtres et enflammées.
  • La candidose intestinale (de la muqueuse gastro-intestinale, ou candidose digestive) : touchant tout l’intestin, de l’estomac au colon, elle se manifeste par des douleurs abdominales atypiques, des nausées et des vomissements. Les lésions se présentent comme un muguet intestinal (taches blanches sur les muqueuses) accompagnées de petites plaies ulcéreuses.

Les candidoses urogénitales :

On estime qu’environ 75 % des femmes en activité génitale feront un épisode de candidose vulvo-vaginale (en majorité à Candida albicans, mais également à Candida glabrata). Les symptômes les plus évocateurs sont des écoulements vaginaux abondants et blanchâtres, d’aspect granuleux associé à des démangeaisons vulvaires, souvent intenses. Le point de départ d’une telle infection reposerait sur un dysfonctionnement hormonal ou immunitaire local. Les candidoses vulvo-vaginales récidivent couramment ce qui est susceptible d’induire, à terme, une résistance aux traitements répétés.

Chez l’homme, l’atteinte génitale par Candida albicans est plus rare et généralement secondaire à un rapport sexuel. Elle se manifeste par des démangeaisons, rougeurs, irritations (voire un léger gonflement) qui atteignent le gland, et le sillon entre le gland et le prépuce.

À savoir : les candidoses du vagin ou du pénis ne sont pas contagieuses ni sexuellement transmissibles.

Une cystite candidosique :

Peut s’observer essentiellement chez le patient diabétique ainsi que sur des malades porteurs d’une sonde vésicale à demeure. La lésion est localisée au niveau du bassinet avec la formation d’une boule fongique. Elle s’accompagne d’une inflammation du méat urinaire et d’une urétrite.

Lire aussi Prévenir la cystite

Les candidoses profondes systémiques : des formes graves souvent liées à une hospitalisation

Les candidoses profondes, encore appelées systémiques, recouvrent les septicémies à Candida et les affections viscérales profondes dont le point de départ est le plus souvent une dissémination hématogène. Rares il y a quelques années, elles surviennent surtout chez des patients hospitalisés dans les unités de soins intensifs, dans les services de réanimation médicale ainsi que dans les unités d’onco-hématologie. À ce titre, elles occupent désormais le quatrième rang des infections nosocomiales en Europe et aux États-Unis.

Les septicémies à Candida albicans possèdent des symptômes aspécifiques. Elles se présentent habituellement comme une fièvre persistante ne répondant pas à une antibiothérapie antibactérienne à large spectre. L’état est en général dégradé et associé à des douleurs diffuses. Cet état peut entraîner un choc septique conduisant à la mort du patient. Elles peuvent avoir deux origines :

  • Une origine endogène à partir d’une infection préexistante au niveau digestif. La dissémination se fait alors par le système porte (réseau de vaisseaux sanguins qui ne passent pas par le cœur) pour atteindre des organes plus profonds, et notamment le foie, la rate, et plus rarement les poumons.
  • Une origine exogène, à partir d’un acte thérapeutique impliquant un traumatisme vasculaire (cathéters, prothèses). Dans ce cas, l’origine de la levure est exogène. Elle va adhérer au cathéter, le coloniser pour former un biofilm, puis franchir la voie veineuse pour atteindre des organes tels que la rétine de l’œil, le cœur, le foie et les reins.

Lire aussi Remèdes naturels anti-biofilms

Le biofilm : notion clef des traitements contre la candidose

Le Candida albicans peut également fabriquer un dôme protecteur : le « biofilm », qui peut se fixer à un cathéter mais également et simplement à la muqueuse intestinale. L’existence de ces biofilms peut contribuer alors à la chronicité des infections microbiennes, faisant office de film protecteur face au système immunitaire et aux antibiotiques. Il a été montré que si les antifongiques usuellement prescris (Nystatine, Fluconazole, Vancomycine) pouvaient être efficaces dans un premier temps, la formation du biofilm pouvait rendre leur usage pratiquement inutile déjà après 72 heures. L’élimination du biofilm représente ainsi aujourd’hui une étape clé dans le traitement efficace et durable de la candidose.

Lire aussi L'hygiène préventive contre les biofilms

Facteurs prédisposant à l’infection candidosique

Les candidoses sont des maladies opportunistes profitant de la déstabilisation du fragile équilibre de la symbiose installée entre le parasite et l’hôte pour se disséminer. En cela, certains facteurs, propres ou étrangers à l’hôte, favorisent le développement de la forme invasive.

Les facteurs physiologiques :

Les candidoses orales sont plus fréquentes aux âges extrêmes de la vie.

  • Les nouveau-nés sont exposés aux candidoses du fait de la combinaison de l’immaturité de leur système immunitaire associé au développement encore incomplet de leur flore microbienne. La contamination candidosique est le plus souvent d’origine maternelle, lors de l’accouchement.
  • Chez les personnes âgées en revanche, le facteur de l’âge ne semble pas être le seul impliqué dans la fréquence des candidoses orales. D’autres facteurs sont décrits comme responsables tels que le dysfonctionnement de la motricité œsophagienne, l'appauvrissement des fonctions immunitaires, les anomalies du métabolisme hydrocarboné, les nombreuses associations médicamenteuses, ainsi qu’une mauvaise hygiène buccale liée au port de prothèses dentaires.
  • La grossesse correspond à une période physiologique durant laquelle le développement des levures est favorisé en raison notamment d’une modification du pH vaginal. Chez la femme enceinte, en particulier au 3e trimestre de la grossesse, la fréquence des candidoses est 3 à 4 fois plus élevée.

Les facteurs qui favorisent la colonisation du Candida :

La colonisation préalable du tube digestif au Candida est vraisemblablement un des premiers facteurs du développement éventuel d’une infection. Ainsi, le risque de développer une candidose invasive augmente de façon significative dès que plus de deux sites sont colonisés.

L’origine de la colonisation est essentiellement endogène, cependant dans des observations de rechute après traitement antifongique, il a été montré que les souches étaient différentes entre les infections successives, suggérant une infection d’origine exogène. En clinique, la survenue d’épidémies dans des unités à haut risque a suggéré que les levures du genre Candida puissent se propager par transmission exogène entre les patients via les professionnels de la santé. On parle alors de contamination croisée. Toutefois, cette contamination croisée semble rare et la responsabilité de cette voie de contamination nosocomiale n’est pas forcément établie.

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Pathologies et traitements favorisant le développement du Candida albicans

Toute maladie affaiblissant les défenses immunitaires de l’hôte est susceptible d’induire le déclenchement d’une candidose. L’immunodéficience peut être due à la maladie (SIDA), ou plus souvent encore, peut être secondaire au traitement mis en œuvre pour obtenir ou consolider la rémission (cancer).

Les cancers :

Plusieurs facteurs favorisent l’apparition d’infections opportunistes au cours d’un cancer.

  • La maladie elle-même peut provoquer des ulcérations, ouvertures constituant de véritables portes d’entrée dans les épithélia ou dans les muqueuses. C’est le cas dans les cavités non-stériles telles que la bouche, la gorge, les bronches, le tube digestif, les organes génitaux externes… L’ulcération du cancer du côlon peut conduire à une invasion par Candida albicans par contact avec les matières fécales porteuses de bactéries et de levures.
  • Le cancer des cellules du sang (leucémie) entraîne une insuffisance de l’immunité cellulaire ou humorale favorisant le développement de maladies opportunistes telle que la candidose.
  • Un déficit immunitaire peut aussi être dû à la toxicité des traitements mis en œuvre pour lutter contre le cancer. Les progrès accomplis dans le traitement des hémopathies malignes et des cancers sont liés à l’utilisation de traitements de plus en plus intensifs (radiothérapie, chimiothérapie, greffes), affaiblissant les défenses de l’hôte et favorisant le développement de maladies opportunistes comme la candidose. Ainsi, la neutropénie constitue le principal facteur favorisant au cours d’un cancer ou d’une hémopathie. Les candidoses orales sont très fréquentes chez des patients sous radiothérapie. Les complications associées à ces traitements se traduisent par des infections fongiques qui représentent la première cause de décès chez ces patients, et qui sont particulièrement redoutées en raison des difficultés de diagnostic.

Le diabète et les maladies endocriniennes :

La fréquence des patients diabétiques contractant une candidose est très élevée. Ceci peut être expliqué par une très forte glycémie, une diminution de l’activité des polynucléaires, et par une diminution de la salive.

Pathologie cardiaque :

Les valvulopathies et l’introduction de prothèses valvulaires peuvent favoriser le développement de candidoses par adhésion des levures aux plastiques.

La xérostomie :

La xérostomie se définit par une sensation de sécheresse buccale due à une diminution du flux salivaire. La salive remplit deux fonctions essentielles : elle joue un rôle protecteur, assuré par la présence de protéines antimicrobiennes, ainsi qu’un rôle de lavage. Lorsque ces fonctions sont réduites, la fréquence des candidoses orales augmente.

Les traitements médicamenteux :

  • Antibiotiques : la prise d’antibiotiques à large spectre favorise la survenue d’une candidose en altérant la flore bactérienne et en déstabilisant l’équilibre commensal. Ainsi, la modification qualitative et quantitative de ces bactéries commensales des muqueuses, réputées protectrices, favorise la prolifération et par voie de conséquence la pathogénicité des saprophytes du genre Candida, par exemple. Donc, l’antibiothérapie, surtout si elle est prolongée, peut être à l’origine du déclenchement d’une candidose digestive.
  • Immunosuppresseurs et anticancéreux : des médicaments immunosuppresseurs ou des agents cytotoxiques utilisés en traitement de certains cancers, entraînent des diminutions des défenses immunitaires de l’hôte le prédisposant ainsi au développement de pathologies opportunistes telles que les candidoses. Ainsi, par exemple, la corticothérapie est un facteur de risque majeur pour les patients leucémiques comme pour les patients transplantés. Ce traitement entraîne une diminution du nombre des cellules mononucléées, une altération des capacités chimiotactiques et cytotoxiques de ces cellules, une réduction de leur migration vers les sites d’infections, et donc une diminution de la phagocytose et de la toxicité vis-à-vis de Candida albicans. Par ailleurs, la corticothérapie diminue le nombre de lymphocytes T circulants, sans modifier les lymphocytes B.

L'alimentation :

La consommation de glucides en grande quantité semble propice à l’augmentation du saprophytisme intestinal du candida. Certaines carences nutritionnelles, comme les déficits en fer, sont associées à des candidoses chroniques sans que le mécanisme en soit bien connu.

Par ailleurs, la dénutrition semble être impliquée dans la genèse d’autres facteurs de risque tels que l’inadaptation des prothèses dentaires, la macération due à l’immobilité, les escarres, etc.

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Candidose chronique : un questionnaire pour aider au diagnostic

Pour savoir si vous êtes concerné, répondez à ces questions et additionnez les points indiqués chaque fois que vous répondez oui.

  • La présence de parfums, insecticides, odeurs de textiles et autres produits chimiques provoque-t-elle des allergies ? – 3
  • Est-ce que vos malaises empirent les jours gris et humides ou dans les endroits où il y a des moisissures ? - 3
  • Avez-vous eu le pied d’athlète (champignons sur les pieds) ou autres infections fongiques (champignons) chroniques de la peau ou des ongles ? - 3
  • Avez-vous souffert de prostatite chronique, de vaginite ou autres problèmes affectant les organes génitaux ? - 3
  • Fatigue chronique inexplicable - 3
  • Ressentez-vous un besoin intense de manger du sucre ?  - 2
  • Ressentez-vous un besoin intense de manger du pain ?  - 2
  • Prises de poids inexpliquées - 2
  • Impossibilité de perdre du poids - 2
  • Règles douloureuses et/ou irrégularités menstruelles - 1
  • Tensions prémenstruelles - 1
  • Crise d’anxiété ou de larmes - 1
  • Pieds ou mains froids et/ou frilosité - 1
  • Tremblements ou irritabilité quand on a faim - 1
  • Étourdissements - 1
  • Manque de concentration ou difficultés de mémorisation - 2
  • Changements d’humeur fréquents - 1
  • Maux de tête - 1
  • Étourdissements, perte d’équilibre - 1
  • Pression au-dessus des oreilles, sentiment que la tête enfle - 1
  • Irritations ou démangeaisons chroniques de la peau - 3
  • Engourdissements, picotements - 1
  • Indigestions ou brûlures d’estomac - 2
  • Grande sensibilité ou intolérance alimentaire - 2
  • Constipation ou diarrhée ou alternance des deux - 3
  • Démangeaisons de l’anus - 3
  • Bouche ou gorge sèche - 1
  • Démangeaisons ou ulcération dans la bouche (aphtes) - 2
  • Mauvaise haleine - 1
  • Mauvaise odeur des pieds, du corps et du cuir chevelu - 2
  • Congestion nasale et écoulement postnatal - 2
  • Démangeaison nasale - 2
  • Mal de gorge, gêne dans la gorge - 1
  • Laryngite, extinction de voix - 1
  • Toux, bronchite récidivante - 1
  • Sensation de brûlure quand on urine - 1
  • Des points devant les yeux ou une vue capricieuse - 1
  • Les yeux qui chauffent ou qui sont larmoyants - 1
  • Infections chroniques ou liquides dans les oreilles - 1
  • Maux d’oreilles ou surdité - 1

Votre total :

Vous pouvez aussi répondre au questionnaire et additionner les points de vos réponses affirmatives :

  • En dessous de 20 points, test négatif ;
  • Entre 20 et 25 points : candidose probable ;
  • Au-dessus de 25 points, vous souffrez certainement de candidose chronique.

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Références bibliographiques

* Frédéric Garcia est un naturopathe et thérapeute en micro nutrition sur Mont de Marsan spécialiste des troubles digestifs et intestinaux qui s'est spécialisé sur les problématiques liées à la candidose. Il consulte, en présentiel ou distanciel. Son site : Fredericgarcianaturopathe.com

« Antifungal activity, mode of action and anti-biofilm effects of Laurus nobilis Linnaeus essential oil against Candida spp. », Archives of Oral Biology, janvier 2017.

« Efficacy of essential oil of cinnamon for the treatment of oral candidiasis: A randomized trial », Spec Care Dentist, 2021.

« Candida albicans Impairments Induced by Peppermint and Clove Oils at Sub-Inhibitory Concentrations, 2017.

« Oral health care by utilizing food function », Med Mycol J., 2014.

The Impact of Lemongrass, Oregano, and Thyme Essential Oils on Candida albicans' Virulence Factors, 2018.

« Antibiofilm activity of selected plant essential oils from the Lamiaceae family against Candida albicans clinical isolates », Ann Agric Environ Med., 2021.

« Natural Compounds: A Hopeful Promise as an Antibiofilm Agent Against Candida Species, Front pharmacol., juillet 2022.

« Satureja montana L. and Origanum majorana L. Decoctions: Antimicrobial Activity, Mode of Action and Phenolic Characterization », Antibiotics (basel.), 2020.

« Variability in Biological Activities of Satureja montana Subsp. montana and Subsp. variegata Based on Different Extraction Methods », Antibiotics (basel.), 2022.

« Antifungal activity and potential mechanism of berberine hydrochloride against fluconazole-resistant Candida albicans », J Med Microbiol., 2022.

« Grapefruit seed extract effectively inhibits the Candida albicans biofilms development on polymethyl methacrylate denture-base resin », Plos One, 2019.

« Antifungal activity, kinetics and molecular mechanism of action of garlic oil against Candida albicans », Scientific Reports, 2016.

« Inhibition of berberine hydrochloride on Candida albicans biofilm formation », Biotechnology Letters, 2020.

« L’Anses met en garde contre les compléments alimentaires contenant de la berbérine », Le Monde, 2019.

« Potential prevention: Aloe vera mouthwash may reduce radiation-induced oral mucositis in head and neck cancer patients », Chinese Journal of Integrative Medicine, 2012.

« Antifungal activity and influence of propolis against germ tube formation as a critical virulence attribute by clinical isolates of Candida albicans », Journal de Mycologie Médicale, 2016.


« Evaluation of the antifungal efficacy of different concentrations of Curcuma longa on Candida albicans: An in vitro study », J Oral Maxillofac Pathol, 2019.

« Guideline : Vulvovaginal candidosis (AWMF 015/072, level S2k) », Mycoses, juin 2021.

« Vulvovaginal candidiasis and asymptomatic vaginal colonization in Portugal : Epidemiology, risk factors and antifungal pattern », Med. Mycol., mai 2022.

« Interplay between Candida albicans and Lactic Acid Bacteria in the Gastrointestinal Tract: Impact on Colonization Resistance, Microbial Carriage, Opportunistic Infection, and Host Immunity », Clin Microbiol. Rev., octobre 2021.

« A small molecule produced by Lactobacillus species blocks Candida albicans filamentation by inhibiting a DYRK1-family kinase », Nature, 22 octobre 2021.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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