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L'hygiène préventive contre les biofilms

Article paru dans le journal nº 47 Acheter ce numéro
  • "La consommation d'eau associée à la canneberge peut stopper l'infection"

Comme il ne nous est pas encore possible de détecter les biofilms nuisibles avant qu’ils aient induit l’apparition de symptômes, le mieux est de respecter les règles d’une hygiène intelligente (permettant la régénération des biofilms bénéfiques et prévenant le développement des autres).

Ce sont de simples défauts d’hygiène qui sont à l’origine de cette catastrophe sanitaire : une alimentation trop sucrée, un environnement pollué, une hydratation insuffisante, une mauvaise hygiène buccodentaire et trop de stress.

Adopter une alimentation à index glycémique peu élevé

Une alimentation trop riche en glucides à index glycémique (IG) élevé : la plupart des micro-organismes trouvent là une source de nutriments essentiels à leur développement.

Le meilleur régime alimentaire semble être le régime IG bas. En effet, en cas de candidose avérée, réduire drastiquement voire supprimer les apports alimentaires en glucides n’empêche pas le champignon de survivre ni de prospérer ; pire, la production en masse de corps cétoniques par l’organisme ainsi induite lui permet non seulement de se nourrir convenablement, mais aussi de se soustraire à l’action du système immunitaire !

En quelques mots, le régime IG bas copie celui de nos lointains ancêtres, les chasseurs-cueilleurs. Il exclut tous les produits qui stimulent excessivemet le pancréas et entravent la régulation de la glycémie. En pratique, cela revient à :

  • Consommer du pain, des céréales et des légumineuses à index glycémique inférieur à 55 (pain bis, pain complet fabriqué à partir de plusieurs céréales, riz basmati, quinoa, haricot rouge ou blanc, lentilles, pois chiches, petits pois) ainsi que trois fruits (sauf l'ananas, la banane, la cerise et le raisin) et trois légumes par jour (sauf la betterave, la patate douce et la pomme de terre).

  • Renoncer aux produits suivants : pain blanc, pâtes alimentaires, riz blanc, couscous, confiture, glace, crêpe, sodas, bière, nectar de fruit.

Quant aux autres aliments, pas de restriction si ce n'est celle qu'impose l'agréable sentiment de satieté rapidement rétabli.

Alimentation et pollutions

Il faut radicalement remettre en question la priorité donnée au "vite fait", qui incite à consommer des plats préparés, riches en additifs et pauvres en micronutriments essentiels (minéraux, vitamines et paravitamines), indispensables aux divers systèmes de l’organisme, en particulier le zinc, les vitamines C et D pour l’immunité ; les antioxydants et la taurine pour la détoxication.

  • Adopter une alimentation bio, pauvre en polluants et dense en nutriments.

  • Agrémenter les plats d’herbes et d’épices connues pour leurs vertus antioxydantes et immunostimulantes : ail, cannelle, curcuma, origan, thym…

Il convient également de bannir l’usage quotidien de substances polluantes : produits d’entretien, cosmétiques dits de luxe, désinfectants à base de triclosan ou triclocarban…

  • Recourir aux produits ménagers bénéficiant d’un label écologique.

  • Réduire le maquillage au bio et au strict nécessaire en évitant le rouge à lèvres (son usage quotidien reviendrait à avaler un tube par an !) et le fond de teint qui étouffe le microbiote cutané.

  • Se laver les mains avec du savon de Marseille et le corps avec du savon d’Alep ou des laits biologiques.

  • Travaillez sur les intoxications volontaires (alcool, tabac, etc.) qui altèrent le système immunitaire et consultez un service d’aide aux personnes souffrant d’addiction si nécessaire.

Hydratation et hygiène buccodentaire

Soyez attentif à une hydratation souvent insuffisante du fait de l’habitude de repousser le moment d’aller uriner (fréquent chez la femme) et de préférer à l’eau d’autres boissons moins hydratantes.

  • Écouter sa vessie et aller uriner sans attendre.

  • Consommer régulièrement de l’eau non gazeuse tout au long de la journée jusqu’à 1,5 l/j.

En effet, l’infection urinaire aiguë par exemple fait souvent suite à la combinaison d’un défaut d’hygiène local et d’une consommation d’eau insuffisante. Heureusement, boire dès les premiers signes, entre la moitié et les deux tiers d’un litre d’eau en une demi-heure suffit souvent à stopper le processus infectieux : la diurèse ainsi forcée provoque l’élimination naturelle de la grande partie des germes responsables. En cas de résultat insuffisant, prendre le relais par du jus de canneberge qui agit en inhibant la capacité des colibacilles (bactéries les plus souvent en cause) à adhérer à la muqueuse urinaire et, à partir de là, à proliférer.

En cause également dans l'installation des biofilms : une mauvaise gestion buccodentaire, consistant à ne pas se brosser les dents au quotidien, à utiliser une brosse dure, ou à utiliser régulièrement une solution désinfectante qui, en détruisant la quasi-totalité de la flore microbienne, détruit le microbiome saprophyte et commensal.

Stress et nids à microbe

Evoquons également une mauvaise gestion du stress qui, outre de nombreux désordres neuroendocriniens, facilite la création d’un terrain inflammatoire chronique qui favorise à son tour la survenue d’infections.

  • S’inscrire à un cours de gestion du stress pour devenir maître de ses émotions. Pratiquer le yoga : comparativement aux personnes régulièrement stressées, celles qui pratiquent régulièrement une forme de yoga ont des gencives en meilleure santé.

  • S’investir dans une activité créatrice (artistique, artisanale, etc.) afin de trouver un équilibre entre obligations quotidiennes et satisfactions personnelles.

Evitez également le maniement permanent d’objets porteurs de souches pathogènes : téléphone portable, portefeuille, billets de banque, poignées de porte, etc. Vous pouvez aussi équiper chaque porte d’une poignée en cuivre, puissant agent antibactérien.

 


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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