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Dormir bien, Alzheimer en moins

La rédaction

On sait depuis longtemps que les problèmes du sommeil font partie des symptômes fréquemment présentés par les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Mais depuis quelques années, de nombreuses études suggèrent que la relation entre sommeil et maladie d’Alzheimer est étroite et « bidirectionnelle ». Les lésions typiques de la maladie s’accumulent dans des régions qui contrôlent le sommeil, dégradant ainsi la qualité de ce dernier. Mais à l’inverse, les troubles du sommeil vont aussi augmenter les risques de développer la maladie en favorisant l’accumulation de protéines toxiques. Dès lors, les troubles du sommeil pourraient être considérés comme un facteur de risque, mais un facteur sur lequel il est possible d’agir.

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Outre les troubles du sommeil, c’est aussi les habitudes irrégulières du sommeil qui pourraient favoriser la maladie d’Alzheimer, comprenez que ce sont les personnes qui ni ne se couchent ni ne se réveillent à la même heure qui seraient les plus touchées. « Les recommandations en matière de santé du sommeil se concentrent souvent sur l’obtention de la quantité de sommeil recommandée, soit sept à neuf heures par nuit, mais l’accent est moins mis sur le maintien d’horaires de sommeil réguliers », a souligné un des auteurs d’une étude récente, Matthew P. Pase. Portant sur 88 094 personnes âgées de 62 ans en moyenne, l’étude avère que les personnes ayant le sommeil le plus irrégulier étaient 53 % plus susceptibles de développer une démence. Si ces résultats demandent confirmation, il n’en reste pas moins qu’ils avèrent l’importance d’une sensibilisation à maintenir des heures de coucher et de lever régulières afin de contribuer à prévenir la démence.

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