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Perturbateurs endocriniens : et les générations futures ?

Article paru dans le journal nº 53 Acheter ce numéro
  • L’influence des PE est forte aux premiers temps de la vie.L’influence des PE est forte aux premiers temps de la vie.

Les troubles hormonaux induits par les perturbateurs endocriniens semblent transmissibles aux enfants à naître. Les couples qui envisagent de procréer doivent donc se montrer particulièrement prudents.

Les problèmes d’infertilité masculine comme féminine sont aujourd’hui de plus en plus fréquents, et un lien de cause à effet a été établi entre cette « épidémie » et l’exposition aux PE toujours plus importante. Selon les études réalisées sur des animaux à vie courte (rat et souris), les désordres induits par les PE chez la future mère sont transmis à sa descendance sur au moins deux générations.

Chez l’être humain, l’hypothyroïdie induite par les PE affecte le développement neuro-cérébral du fœtus et, si des cas de crétinisme ne lui ont pas encore été officiellement associés, elle peut du moins sérieusement affecter les fonctions cognitives du futur enfant. De même, la simple exposition à certains PE (BPA et DES, assurément) pendant la vie intra-utérine augmente le risque de cancer du sein à l’âge adulte !

Empoisonnés dès le berceau

Aux États-Unis, chaque nouveau-né serait déjà porteur de traces décelables de plus d’une centaine de xénobiotiques (molécules chimiques étrangères à l’organisme), dont des PE. C’est au cours de sa vie intra-utérine et de ses premiers mois de vie aérienne que l’être humain est le plus sensible à l’influence des PE (notamment aux dioxines, aux phtalates et aux retardateurs de flamme de la classe des PBDE) transmis via le placenta et/ou le lait maternel. En effet, ni le placenta ni le sein ne filtrent les PE. De plus, dès qu’il est né, il porte à sa bouche tout ce dont il se saisit. C’est chez le garçon que les premiers stigmates de l’intoxication sont le plus visibles du fait de l’extériorisation de ses organes sexuels, parfois à l’instant même de la naissance (hypospadias, ectopie testiculaire).

Le temps de l’enfance, les besoins de l’organisme en eau, en aliments et en air sont proportionnellement très supérieurs à ce qu’ils sont à l’âge adulte. De plus, avant l’acquisition de la marche, le contact avec les poussières et les éventuels PE qu’exhalent les sols est également plus élevé. C’est aussi vrai des PE contenus dans les matières plastiques dont la plupart des jouets sont faits. Enfin, c’est au moment des poussées de croissance que le jeune corps est le plus sensible aux PE.

Manque de contrainte

Malgré tous ces facteurs de risque maintenant bien connus, la législation actuelle n’est toujours pas contraignante. Seule la mobilisation citoyenne est susceptible de faire changer cet état de fait, en particulier par la voie de tests réalisés par les associations de consommateurs.

Au présent, il appartient à chaque couple souhaitant procréer de réduire les risques de pollution.

Bien avant la conception (au moins six mois)

  • Respecter les conseils préconisés pour l’adulte.
  • Consulter un médecin micronutritionniste qui, à partir d’un bilan sanguin, urinaire et/ou capillaire, définit les sources de pollution et les carences : ce n’est que lorsque le bilan est normalisé chez les deux partenaires que la grossesse peut être réellement envisagée
  • Ne pas acheter une voiture neuve avant que l’enfant ...
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