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Perturbateurs endocriniens : une liste qui s'allonge

Article paru dans le journal nº 53 Acheter ce numéro
  • Notre organisme et celui du foetus est quotidiennement exposé aux PENotre organisme et celui du foetus est quotidiennement exposé aux PE

Limiter son exposition aux perturbateurs endocriniens est rendu difficile par les retards de la législation et par le nombre impressionnant des substances soupçonnées de perturber nos systèmes hormonaux. Tâchons d'y voir plus clair.

Dans le même temps qu’il se hissait au sommet de la chaîne alimentaire, l’être humain n’a cessé d’imprégner son environnement de poisons qu’il a extraits du sous-sol, produits dans ses laboratoires, ses usines et cultivés dans ses champs. Du fait de l’accumulation dans l’organisme de la plupart de ces substances toxiques, il est devenu l’un des êtres vivants les plus pollués et une super-proie pour les PE.

Une réglementation insuffisante

La mise en place d’une législation efficace demande des années, voire des décennies, si bien que le capital santé des générations actuelles et futures sera fortement détérioré à moins que de nombreuses mesures faciles à mettre en œuvre ne soient prises aux niveaux individuel et collectif.

Même si la réglementation européenne des cosmétiques est actuellement la plus sévère au monde, chaque citoyen de l’Ancien Monde est quotidiennement en contact avec plusieurs centaines de molécules xénobiotiques (molécules étrangères à l’organisme et souvent toxiques pour lui) sous forme de traces parce qu’il utilise en toute confiance des produits de grande consommation qui contiennent des PE tels que savon, liquide antiseptique, gel douche, shampooing, colorant capillaire, crème faciale, lait corporel, désodorisant, baume pour les lèvres, dentifrice, produit de rasage, nécessaire de maquillage, écran solaire, parfum, lingette et serviettes hygiéniques.

L’interdiction d’un toxique ne signifie pas la fin de l’intoxication, car de nombreux PE ne se décomposent pas et polluent l’environnement pendant des décennies. C’est ainsi le cas des dioxines, des BPC, les HAP et de certains insecticides (DDT). Leur nocivité ayant été reconnue, pourquoi, les dioxines exceptées, leurs rejets ne sont-ils pas encadrés par la loi ?

Toxine, mon amour

De plus, l’exposition des individus à ces substances est encouragée à la fois par la mode pour les cosmétiques de luxe (la plupart des grandes marques ont recours à des molécules dangereuses) et par l’appel des autorités de santé à utiliser à tout instant des solutions antiseptiques autres que le savon ordinaire. Notons au passage que cette habitude, entre autres effets indésirables, facilite l’absorption du bisphénol A et probablement d’autres PE. Les messages publicitaires (qui flattent l’ego) et sanitaires (qui entretiennent la peur de l’infection) touchent tout particulièrement les générations les plus fragiles, c’est-à-dire celles des adolescents et des adultes jeunes, au moment précis de leur vie où ils sont le plus en âge de procréer. Lorsque le bisphénol A (BPA) a été interdit, les industriels n’ont quasiment pas réagi, car ils pouvaient aussitôt le remplacer par une substance de la même famille (BPAF, BPAP, BPB, BPF, BPS, BPZ, etc.), dont la toxicité n’avait pas encore été évaluée. Or, on sait aujourd’hui ...

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