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Plantes et nutriments essentiels pour la peau

Article paru dans le journal nº 12 Acheter ce numéro

Il exsite une foule de plantes qui, en agissant, sur les différents organes ou les différentes fonctions métaboliques, améliorent la qualité de la peau et renforcent ses défenses naturelles. Ces remèdes de phytothérapie seront d'autant plus efficaces si ils sont associés à la prise de nutriments qui vont nourrir la peau.

La phytothérapie

De nombreuses plantes exercent une action intéressante sur la peau. Nous avons retenu :

  • L’aloès (Aloe vera barbadensis) synthétise une substance rare, l’acemannan, polysaccharide qui stimule le système immunitaire en activant les lymphocytes et les cellules NK (natural killers). Par ailleurs, il favorise l’hydratation (par ses nombreux polysaccharides) et la régénération (par son cocktail antioxydant et antiradicalaire). Il réduit également le risque infectieux et accélère le processus de cicatrisation de la peau (par stimulation de la synthèse du collagène et de l’élastine). Par voie interne, le jus d’aloe vera, participe à la correction des différents déficits ou/et carences micronutritionnels en apportant vitamines, minéraux, acides aminés et certaines enzymes.
  • La cire d’annatto, ou achiote, ou rocou, – fruit non comestible du Bixa orellana – est un concentré de micronutriments essentiels à la peau : vitamine A, caroténoïdes (bixine, bêta-bixine), vitamine E (notamment sous forme de delta-tocotriénol), magnésium, calcium, sélénium. Par ses vertus antioxydantes, le rocou protège des radiations solaires. Il est utile autant à titre préventif (facilitation du bronzage) que curatif (brûlures). Par sa richesse en delta-tocotriénol, il aurait également la vertu de protéger les cellules de la peau de la dégénérescence cancéreuse : cette propriété mise en évidence chez la souris, n’a pas encore été confirmée chez l’homme.
  • Le bambou : par sa richesse en silice organique (dix fois supérieure à celle de la prêle), il aide à la restauration de la souplesse de la peau. Le silicium entre dans la composition de la peau, des ligaments, des tendons et des os. Chez l’adulte jeune, les réserves sont voisines des 20 grammes, puis s’amenuisent au fil du temps, d’où la nécessité d’une complémentation alimentaire dès les premiers signes de sénescence de la peau.
  • La racine de bardane (Arctium lappa) est aussi couramment utilisée. Elle exerce au niveau de la peau une action antioxydante, anti-inflammatoire, anti-infectieuse, antimutagène et antitumorale !
  • Le ginkgo (Ginkgo biloba) est la star des plantes antioxydantes. Outre cette action, l’extrait de ses feuilles exerce une action régénératrice au niveau de tous les vaisseaux, artères, veines et microcirculation. Véritable médicament anti-âge, il favorise la cicatrisation.
  • L’extrait de Tephrosia purpurea (notamment des graines), plante utilisée en médecine ayurvédique, est largement employée en cosmétologie et en dermatologie pour son action anti-inflammatoire, anti-âge et pigmentante (par stimulation des mélanocytes).

Complémenter son alimentation

Le matin au réveil, faites le test suivant : grattez votre peau au niveau des chevilles. Si celle-ci a tendance à former des petites peaux sèches, c’est que vous manquez d’acides gras. Il peut être également utile de complémenter votre alimentation en prévision de vacances au soleil.

Commencez alors la cure plusieurs semaines avant la première exposition et continuez toute la durée du séjour et pendant deux à quatre semaines au retour. Ces compléments alimentaires optimiseront les défenses antioxydantes de votre peau.

Privilégiez un cocktail de substances dont :

Les acides gras essentiels. Du fait du déséquilibre régulièrement retrouvé en Occident entre oméga 6 et oméga 3 au dépens de ces derniers, la seule prise de DHA (oméga 3) est souvent suffisante.

Les caroténoïdes. Ils neutralisent les radicaux libres générés par les dérivés oxygénés et participent à la régulation d’autres antioxydants (vitamine C et E en particulier) au cœur même des cellules. Par ordre décroissant d’efficacité, ce sont : le lycopène, l’astaxanthine, la canthaxanthine, l’alpha-carotène, le bêta-carotène et la zéaxanthine.
Plusieurs études ont montré que l’exposition aux rayons UV diminue le nombre de cellules de Langerhans et semble également inhiber leur capacité à présenter les antigènes aux lymphocytes T, avec pour conséquence une propagation plus facile des infections cutanées et des dégénérescences cancéreuses. Ces troubles ont été associés à une teneur basse en bêta-carotène.
La supplémentation en bêta-carotène à une dose moyenne de 30 mg/j, c’est-à-dire à une dose supérieure à ce que peut apporter une alimentation équilibrée, permet de renforcer l’activité du système immunitaire. Seules contre-indications : le fumeur, sa compagne et leurs enfants.

La vitamine B6, indispensable à la synthèse de la cystine et à son incorporation dans la kératine.

La vitamine C : elle favorise la synthèse des fibres de collagène et d’élastine.

La vitamine E : en collaboration avec la vitamine A, elle régule l’hydratation de l’épiderme et facilite la microcirculation.

Le zinc : il protège les radicaux soufrés de la cystine, de la méthionine et de la taurine, trois acides aminés indispensables à la synthèse des fibres de collagène et de kératine qui sont les principales protéines de structure, respectivement de la peau et du cheveu. Il participe aux défenses immunitaires, notamment contre les infections et facilite la cicatrisation.

Le sélénium : il est indispensable à la croissance des fibroblastes dont dépend la sécrétion du collagène.

Le silicium sous forme assimilable, silanol (méthylsilanetriol), équivalent de la silice du bambou.

Traitements à explorer

  • L’acupuncture. En libérant la circulation énergétique des méridiens, elle donne un meilleur éclat à votre peau et ce dès les deux ou trois premières séances. L’effet optimal est atteint au bout de 10 à 12 séances. Comme cette technique n’engendre que peu d’effets secondaires, elle est à recommander aux personnes présentant une peau sensible.
  • Le do-in. Cette technique – qui s’apparente à une forme de massage du visage – stimule la circulation et les échanges au niveau de la peau et des tissus sous-jacents. Sa pratique régulière ralentit la progression des outrages du temps.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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