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Alimentation et gestes utiles pour votre peau

Article paru dans le journal nº 12 Acheter ce numéro

Aujourd’hui vieillir est de moins en moins bien accepté. Et nous avons encore moins envie que notre miroir nous renvoie l’image d’une personne qui n’est pas toute jeune. À cet égard, notre peau est la première à nous trahir. Au-delà de la dictature de l’image, prendre soin de notre peau est une démarche positive et légitime. Cela correspond également au besoin de notre peau. Éviter le vieillissement de la peau passe en effet par un certains nombre de gestes préventifs (alimentation, cosmétiques...).

L’alimentation de la peau

Le régime consiste à rechercher une alimentation riche en graisses de bonne qualité et en antioxydants. Du simple fait du vieillissement naturel, la répartition des acides gras qui composent les membranes des cellules s’altère : moins de GLA (oméga 6) et d’EPA et de DHA (oméga 3), ce qui entraîne la production de molécules favorisant l’émergence et l’entretien de phénomènes inflammatoires. Une carence en acides gras essentiels et en antioxydants renforce la production de ces toxiques et accélère le processus de vieillissement. L’épiderme se déshydrate, perd de sa souplesse, se fragilise, épaissit et devient moins efficace en tant que barrière contre les agents agressifs de l’environnement. Les fibres de collagène et d’élastine ne peuvent plus être renouvelées à un rythme suffisant, et le derme se relâche.

Chaque jour, consommer 2 cuillerées à soupe d’un mélange tout préparé d’huiles d’olive et de colza crues, ou d’huiles d’olive et de noix. Manger trois fois par semaine une portion d’environ 125 g de poisson sauvage, de préférence à chair foncée, cuit à la vapeur.

En cas de problème de vieillissement déjà existant, préférez les huiles de lin, de périlla ou de caméline aux huiles de colza et de noix, et associez-les à l’huile d’olive pour les stabiliser.

Consommer des fruits et des légumes riches en caroténoïdes et en flavonoïdes : tomate, melon, pastèque, raisin, abricot, pêche, prune, pomme, ananas, papaye, mangue, pamplemousse rose, carotte, brocoli, choux, épinard, cresson, potiron, poivron, laitue. À noter que les caroténoïdes sont mieux absorbés quand les fruits et légumes sont broyés (jus, coulis, soupe, purée) ou, pour les légumes, cuits dans de l’huile.

Boire du thé vert, riche en catéchines, molécules antioxydantes et anti-infectieuses qui renforcent les défenses naturelles contre les UV.

Veiller à ce que les apports quotidiens en eau soient suffisants.

Supprimer les épices agressives (poivre, piment, curry) et leur préférer des épices douces et des aromates riches en minéraux et antioxydants : carvi, curcuma, galanga, gingembre, menthe, romarin, sauge, thym, ail, oignon, échalote.

Prendre soin de tous les facteurs susceptibles de perturber la transformation des oméga 6 et 3 présents dans les huiles végétales en GLA, EPA et DHA. Ainsi, il est capital d’apprendre à gérer son stress, à équilibrer un éventuel diabète, une hyperthyroïdie ou un terrain allergique.

Consommer des produits riches en acides aminés soufrés : yaourt, œuf, oignon, canard.

Éviter de consommer des aliments susceptibles de rendre la peau plus sensible à la lumière comme le céleri, le fenouil.

Les bons gestes de la toilette de la peau

Il convient d’utiliser des produits de qualité pour laver sa peau. Un des plus anciens savons et des plus respectueux de la peau est certainement le savon d’Alep (composé de soude, d’eau, d’huile d’olive et d’huile de baies de laurier). Après la toilette, l’application d’un lait corporel sur tout le corps, en massage léger, est également bénéfique. La peau et les tissus sous-cutanés sont mieux irrigués et nourris, ils retrouvent un bel aspect et une bonne tonicité. La détente et le bien-être engendrés par ce massage dans tout le corps améliorent l’humeur, élèvent le niveau de tolérance au stress, stimulent l’implication dans les tâches quotidiennes, facilitent l’endormissement.

Dans le choix de vos cosmétiques vous privilégierez les produits biologiques. Ils contiennent un moins grand nombre de substances suspectes, voire toxiques, que les autres marques. Vous choisirez en priorité ceux qui contiennent certaines huiles.
L’huile de macadamia : du fait de sa composition proche de la distribution des graisses de la peau, l’huile de cette noix australienne participe fréquemment à la composition des formules de base en cosmétologie.

L’huile d’argan : extraite du fruit de l’arganier, arbre spécifique d’une région du Maroc, cette huile contient 43 % d’acide oléique, 35 % d’acide linoléique. D’usage traditionnel, peu d’études ont encore été faites à son sujet. En dermatologie, elle est utilisée en externe pour régénérer la peau, les cheveux et traiter nombre de problèmes cutanés. Et en interne, pour son pouvoir antioxydant.

Les huiles de bourrache et d’onagre : elles sont riches en GLA, oméga 6 essentiel.

L’huile de jojoba : l’huile qui est extraite des graines de cet arbre des régions désertiques du Mexique et du sud des USA, aurait des propriétés semblables à celles du sébum. Elle est largement utilisée aussi bien comme régénérant que comme traitement des affections sèches de la peau.

L’huile de rose musquée du Chili : c’est une des huiles les plus riches en oméga 3 (ALA notamment).

Le monoï : des fleurs du tiaré de Tahiti macérées dans de l’huile de coprah pendant une dizaine de jours, avec adjonction d’un antioxydant naturel. Cette préparation aurait un effet hydratant et régénérant.

L’huile de cumin noir (ou nigelle, kalinji) est particulièrement efficace sur les phénomènes inflammatoires et donc sur les peaux sensibles et irritées (coup de soleil, gerçures, eczéma, psoriasis).

Utiliser à bon escient les crèmes solaires

Ce n’est que depuis quelques années que l’effet délétère des UVA est connu et que l’on s’est rendu compte que, contrairement aux UVB, la quantité d’UVA reçue par la peau est identique quelle que soit l’altitude ou l’heure de la journée.

L’efficacité des produits photoprotecteurs est définie par leur indice de protection qui va de 15 (protection minimale) à 40 et plus (protection extrême) : si l’emploi d’un produit dont l’indice de protection est compris entre 15 et 19 est souvent suffisant, il est conseillé d’appliquer des écrans dont l’indice est compris entre 20 et 30 en cas de fragilité cutanée reconnue et supérieur à 40 en cas d’intolérance solaire ou d’exposition particulièrement intense (haute altitude, séjour sous les tropiques).

Il faut savoir que la protection réelle est de 2 à 4 fois moindre que celle annoncée sur l’emballage du produit du fait que personne ne respecte les recommandations d’application de 2 mg par cm2. Ne pas oublier non plus que le but de ces produits est d’améliorer la tolérance aux rayonnements solaires et non d’allonger le temps d’exposition.

En effet, la durée de protection n’excède pas deux heures. Et il est faux et dangereux de croire que plus l’indice de protection est élevé, plus on peut espacer les applications. L’efficacité de ces produits provient en grande partie de la qualité de l’excipient car c’est de lui que dépendent l’épaisseur et la régularité de la couche appliquée, la capacité du produit à rester fixé à la surface de la peau et la durée plus ou moins prolongée de son effet protecteur.

Ainsi, une huile résiste bien à l’eau, mais ne procure qu’une protection médiocre ; une émulsion procure un film plus épais qu’une huile tandis qu’une émulsion en phase aqueuse permanente, bien que d’un grand confort d’application, est rapidement éliminée par la sueur et l’eau. Seule l’émulsion en phase huileuse permanente est à même d’induire un effet suffisamment rémanent.

Bien sûr, vous choisirez votre crème protectrice en fonction de votre phototype (sensibilité cutanée), du lieu (latitude et altitude), des heures d’exposition.

Pensez aussi à..

  • Remplacer les produits ménagers habituels par des produits bio.
  • Choisir des vêtements en fibres naturelles et non allergisantes comme le coton. Pour laver ces vêtements, utiliser des savons naturels bio.
  • Éviter les séances d’UV, les produits autobronzants et les accélérateurs de bronzage du type graisse à traire.
    Cette formule est un mélange d’huiles minérales (paraffine, vaseline…) raffinées auquel peut être ajouté de l’extrait de calendula ou de monoï. Elle forme un film gras à la surface de la peau. La toxicité des huiles minérales est aujourd’hui bien établie : elles empêchent la peau de respirer et s’accumulent dans l’organisme.
  • Éviter toute surexposition aux rayonnements solaires notamment entre 11 et 16 heures, pendant le rayonnement maximal des UVB. Ne jamais rester immobile au soleil, notamment en adoptant la toast attitude. Enfin, être particulièrement vigilant par temps couvert.
  • Éviter le tabagisme, même passif, notamment chez la femme qui prend une contraception orale.
  • Éviter le port des bijoux contenant des alliages.
  • Se masser – ou se faire masser – le cuir chevelu. Cela diminue les effets du stress qui augmente la consommation des acides aminés soufrés et participe, principalement chez l’homme, à la constitution de la calvitie par adhérence de la peau aux plans profonds.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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