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Qualité de l'eau et eau de qualité

Article paru dans le journal nº 74 Acheter ce numéro
  • Que penser de l'eau minérale ?Que penser de l'eau minérale ?
Eau

En Occident, les vertus de notre époque promettent l’accès à une eau dite potable. Une attitude à la fois confiante et confortable permettant de ne pas avoir à se soucier de sa qualité. Mais quels sont les critères qui déterminent ses vertus ? L’eau minérale est-elle meilleure que celle du robinet ? Notre état des lieux sur cette source de toute vie qui remplit de multiples fonctions dans l’organisme.

Qu’est-ce qu’une eau de Qualité ?

L’eau est source de toute vie, et par conséquent le liquide le plus précieux que la nature ait mis à notre disposition. Au-delà de ces aspects quantitatifs, et de l’ébauche d’une vision qualitative de l’eau circulante dans l’organisme, il existe de nombreux signaux et messages qui perturbent ce qui doit être compris par « eau de qualité ». La définition des rôles que remplit l’eau aide de la sorte à identifier ce qu’une eau a d’intéressant à proposer, ou, à l’inverse, de nuisible à l’exécution de ces missions. Par-dessus le marché, l’eau peut être le vecteur de pollutions qui vont bien plus loin qu’une ­inefficacité fonctionnelle.

L’eau minérale en question

Comme nous l’avons vu avec l’osmose, l’eau entre et sort dans les cellules en fonction de sa concentration en divers éléments. L’eau minérale, est très riche en minéraux. À tel point que l’Académie de médecine considère qu’elle ne devrait pas être consommée quotidiennement (notamment les eaux très minéralisées, comme Contrex, Badoit, Hépar, Rozanna). À la fois pour le fait qu’elle soit très chargée, mais aussi parce qu’elle peut pénaliser l’activité rénale. Par ailleurs, ces minéraux, une fois l’eau « morte », c’est-à-dire n’étant plus dynamisée par les remous du courant, se présentent sous une forme très peu assimilable par l’organisme. L’eau minéralisée ne constitue pas un ingrédient de choix pour assurer des apports nutritionnels (calcium, magnésium…). L’eau n’a pas pour rôle d’apporter des nutriments, elle est censée en permettre l’acheminement jusqu’aux cellules. Par exemple, une eau riche en magnésium n’assure pas une vraie recharge du corps en magnésium, mais la forte concentration de cette forme de magnésium agit comme un laxatif osmotique : cela ramène de l’eau dans le côlon et facilite la progression des fèces. C’est d’ailleurs une solution souvent indiquée par les médecins pour éviter les prises de laxatifs chimiques. Elle n’est toutefois intéressante que lorsqu’elle est pratiquée ponctuellement, car étant trop minéralisée, elle n’assure pas une hydratation correcte. Elle peut, en outre, perturber le ­péristaltisme intestinal si elle est utilisée au long cours. ­L’intestin ne se met à fonctionner que sur cette stimulation ce qui créé un effet de dépendance.

Le taux de résidus à sec

Si les eaux minérales sont les plus concernées, cela vaut pour n’importe quelle eau que nous buvons quelle qu’en soit la source. Selon l’état de santé de chacun, il sera préférable de contrôler la présence de certaines molécules (taux de sodium chez les hypertendus). Mais d’une manière générale, l’idéal est d’avoir une eau peu minéralisée, qui comporte néanmoins des ­oligoéléments en petite quantité. Le taux de résidus à sec à 180° sera un moyen d’évaluer cette donnée (sous réserve de l’analyse des éléments présents) : il doit être inférieur ou aux alentours de 100 milligrammes par litre. Si vous comparez les indications sur les étiquettes des eaux en bouteille, vous vous rendrez compte que très peu d’eaux présentent cet avantage. Citons, entre autres, Montcalm, Rosée de la Reine, Mont Roucous, Volvic. L’eau du robinet, quant à elle, ne présente que rarement cette caractéristique, et la région de puisage, comme le type de filtrage et de traitement effectués, font varier ce taux.

Boire une eau « vivante », ou dynamisée

L’eau, molécule H20, est avant tout un réseau moléculaire en perpétuel remaniement, regroupé en micro-associations de trois à six unités (voire plus dans certaines circonstances). Plus exactement, les critères physiques de charges positives et négatives de l’atome d’oxygène (O) et des atomes d’hydrogène (H) vont renforcer ou limiter la polarité entre ces deux derniers, conférant à l’eau un pouvoir plus ou moins solvant et hydratant pour les différents substrats qu’elle rencontre (membranes, protéines, enzymes) et une capacité de liaisons furtives avec les autres molécules d’eau environnantes. En d’autres termes, plus l’ouverture entre les hydrogènes est grande, plus l’eau est hydratante et plus elle optimise l’oxygénation des cellules et l’assimilation d’autres nutriments. Celle-ci est à son comble lorsque l’eau est dans son milieu naturel, sans cesse secouée par les remous du courant et des éléments qu’elle rencontre. À l’inverse, lorsqu’elle est en situation de stagnation, qui plus est largement isolée de son milieu, elle commence à perdre ces propriétés. On parle alors de dynamiser l’eau afin de lui redonner sa physique originelle et bénéficier des avantages que cela implique. D’ailleurs, on observe souvent que les animaux se dirigent naturellement vers l’eau la plus dynamisée ou « vivante » et délaissent l’eau dite « morte ». Plusieurs solutions sont vantées, mais celles consistant à recréer un vortex sont les plus prometteuses. On trouve ainsi des carafes ou adapteurs et appareils divers visant à produire ce mouvement pour l’eau de consommation courante.

Que penser de l’eau du robinet ?

Si ouvrir le robinet est un geste banal, il est difficile de se représenter le parcours incroyable de l’eau jusque-là. Il est le résultat d’un travail remarquable fait de génie et de compétences humains pour faire bénéficier à la société d’une eau accessible et potable (la dernière ­commune équipée d’eau courante date de trente ans ­seulement), malgré la faible disponibilité de cette ressource vitale. Le mérite de cette ­logistique complexe est souvent caché derrière les ­polémiques suscitées par les inquiétudes sanitaires émergentes, qui sont, malgré tout, le reflet d’un système imparfait. Pour mieux appréhender cette controverse, examinons le cycle de traitement des eaux et confrontons-y les risques sanitaires modernes.

La pureté de l’eau selon 
la bioélectronique de Vincent

Une autre manière d’envisager la qualité de l’eau est d’utiliser la bioélectronique de Vincent, pour qui la santé correspond à un point d’équilibre électromagnétique du corps (lire le n°73 d’Alternative Santé). Cet équilibre se mesure par trois coordonnées : le pH pour déterminer si la solution est acide ou basique (équilibre ou neutralité entre 6,8 et 7,2), le potentiel d’oxydoréduction, ou rH2, (qui doit être inférieur à 28), et 
la résistivité, ou rô, à savoir que le facteur de concentration 
de salinité minérale d’une solution doit être supérieur à 
6 000 ohms. L’eau idéale aurait les caractéristiques suivantes : un pH inférieur à 7, légèrement acide (entre 6,5 et 7), 
un rH2 supérieur à 28, c’est-à-dire avec un potentiel redox 
légèrement réducteur (entre 24 et 28), donc antioxydant, 
un rô inférieur à 6 000 ohms, c’est-à-dire peu minéralisée.

Le fluor 
dans l’eau

Au total, 20 % de la population française dispose d’eau fluorée. 
À ce jour, la fluoration n’est plus pratiquée, mais l’eau du robinet peut encore malgré tout contenir des sels de fluor. Les avis divergent selon les pôles de spécialités médicales. Certains y voient une opportunité d’apport intéressant pour l’organisme, et « sous contrôle ». D’autres soupçonnent des implications dans diverses pathologies, au-delà de la fluorose dentaire (trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, thyroïde).

D’autres sources de nutriments

C’est l’alimentation vivante qui offre la meilleure conservation et assimilation des minéraux (ils sont pour beaucoup sensibles 
à la chaleur et à la congélation, mais 
pas au séchage). Consommer des aliments complets, non raffinés, et de petites doses quotidiennes 
de légumes crus, même à l’hiver, augure des apports biodisponibles respectables. Les fruits secs et surtout les algues sont des sources considérables.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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