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La qualité de l’eau ne coule pas de source

Article paru dans le journal nº 74 Acheter ce numéro
  • La qualité de l'eau, essentielle à la santé. La qualité de l'eau, essentielle à la santé.
Eau

En Occident, les vertus de notre époque promettent l’accès à une eau dite potable. Une attitude à la fois confiante et confortable permettant de ne pas avoir à se soucier de sa qualité. Mais quels sont les critères qui déterminent ses vertus ? L’eau minérale est-elle meilleure que celle du robinet ? Notre état des lieux sur cette source de toute vie qui remplit de multiples fonctions dans l’organisme.

Tandis que les médecines naturelles placent l’eau au cœur de leur thérapeutique pour potentialiser la santé, c’est encore une démarche accessoire et timide, parfois absente, ou voire inadaptée dans les recommandations conventionnelles. Des communiqués génériques sur la quantité d’eau à boire sont proposés, mais ils sont souvent négligés par le grand public. Seul l’aspect quantitatif des apports hydriques est traité. Pourtant, toutes les eaux ne se valent pas. Le choix de l’eau est souvent fonction de son coût, de son goût, des échos populaires ou encore du marketing dominant le marché des eaux en bouteille. On connaît trop peu l’ensemble des facteurs qui permettent effectivement d’apprécier sa qualité.

Le rôle de l’eau dans le corps

L’eau est le principal composant du corps. Un adulte est constitué aux deux tiers d’eau (entre 60 et 70 %), ce qui correspond, par exemple, à environ à 45 litres d’eau pour une personne de 70 kg ! Chez le nouveau-né, l’eau est présente à 80 % environ, et jusqu’à 85 % dans les tissus cérébraux. Elle est répartie dans tous les tissus, même en faible quantité. L’organisme ne la stocke pas et en élimine en permanence (urines, respiration, transpiration) au gré de divers facteurs (environnement, température, besoins métaboliques, capacités émonctorielles). Pour maintenir l’organisme en bonne santé, les pertes en eau doivent toujours être compensées par les apports.

Tel un circuit, l’eau est également tantôt fournie par l’organisme et tantôt réabsorbée, amorçant ainsi une kyrielle de missions répondant à trois grands rôles : transporter, éliminer et réguler.

Un rôle de transport

L’eau approvisionne la fonction cellulaire et ­transporte les éléments circulant dans le sang ­(globules, sodium, calcium, oxygène). Effectivement, c’est à l’intérieur des cellules que se trouve la majorité de l’eau, bien qu’elle remplisse aussi l’espace intercellulaire, comme zone d’échange et de réserve des cellules et des vaisseaux sanguins. Une autre partie est circulante, via le sang et la lymphe. La compétence cellulaire est à la merci de cette provision en eau, impliquant un mécanisme dit passif, c’est-à-dire ne nécessitant pas une dépense d’énergie, appelée osmose. Il s’agit de la manière dont certains échanges se produisent du sang vers les cellules et ­inversement, par le biais de l’interface ­intercellulaire. En chimie, la pression osmotique est, ­grossièrement, l’équilibre entre deux liquides séparés par une membrane perméable qui subit une pression différente de la part des deux liquides. C’est ainsi que l’eau migre vers le côté le plus concentré tandis que les particules en suspension migrent vers le côté le moins concentré jusqu’à équilibre des deux solutions, assurant, dans notre cas, un moyen de transport.

Un rôle d’élimination

Selon la quantité et la qualité de l’eau consommée, ce même processus osmotique va favoriser, ou non, l’élimination des déchets (toxines et toxiques) du milieu intracellulaire vers le sang, pour être enfin pris en charge par les émonctoires. Une petite partie est rejetée par les ­poumons à chaque expiration (l’air qui contient de la vapeur d’eau). Les reins agissent tel un filtre en retenant les déchets métaboliques en vue de leur ­élimination par l’urine (en moyenne 1,5 litre par jour). Leur travail est complété par les glandes sudoripares de la peau, qui extraient l’eau des capillaires ­sanguins voisins, ensuite éliminée par la sueur via les pores cutanés (en moyenne 0,5 litre par jour). La sueur est comme une forme d’urine très diluée, et l’on considère, lorsque l’émonctoire peau est efficace, que l’ensemble des glandes sudoripares miment ainsi un « troisième rein ». Si le corps manque d’eau, les réactions d’osmose seront moins efficaces, un mode économique visant à limiter la diurèse et la transpiration peut se mettre en place favorisant ainsi l’encrassement de l’organisme.

Un rôle de régulation

Ce phénomène de transpiration est activement stimulé lorsqu’il fait chaud. La sueur, qui ­produit du froid en s’évaporant, permet de réguler la ­température corporelle. Ce maintient de la ­température à l’intérieur du corps est essentiel à l’équilibre de nombreuses fonctions ­métaboliques, organiques, enzymatiques, ­immunitaires, etc. Limiter la transpiration par l’application d’antitranspirants ferme une voie de sortie des toxines de type acides et empêche une régulation de la température corporelle. Il est donc plus approprié, au contraire, de l’encourager, mais 
de compenser les pertes en eaux et en sels minéraux induits.

Un rôle d’hydratation

L’hydratation est essentielle et pas uniquement pour étancher la soif. Eu égard aux divers emplois de l’eau par le corps, on devine aisément les conséquences multiples en cas de carence. Tout est possible grâce à l’eau, ou bien tout est défaillant. Il convient alors d’adapter ses apports hydriques, et d’être vigilant face aux pertes excessives. Soif et maux de tête sont les premiers signes d’une déshydratation. Puis, plus grave, apparaîtront : assèchement des tissus, lèvres sèches (les cellules sont moins gonflées d’eau). Au-delà de 10 % de perte de poids, le fonctionnement des organes vitaux est compromis. Ce qui engendre fatigue, perte de force, soif intense, regard terne et yeux enfoncés, peau sèche, froide et pâle, fièvre, urines en faible quantité, désorientation, vertiges, troubles de la conscience et du comportement (malaise, étourdissements, agitation, apathie).

Thé, tisane ou café peuvent-ils remplacer l’eau ?

La consommation d’eau claire, 
c’est-à-dire sans 
aucun élément ajouté dedans, (sirop, jus de fruit, infusion), est la seule à garantir une véritable hydratation. En outre, l’eau de 
ces boissons est partiellement 
utilisée, mais n’a pas 
le même effet osmotique. Enfin, 
ces boissons chaudes comportent des molécules diurétiques augmentant le métabolisme des reins, et occasionnant finalement plus 
de pertes.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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