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Hydrotomie percutanée : ayez l’eau dans la peau !

Article paru dans le journal nº 98 Acheter ce numéro
  • En hydrotomie percutanée, l’équilibre de l’organisme tient sur des En hydrotomie percutanée, l’équilibre de l’organisme tient sur des " unités de compétence ".
Eau

Du sérum physiologique, des vitamines, des oligo-éléments et des canules posées précisément seraient efficaces contre douleurs et migraine, arthrose, asthme et lombalgie ? C’est aussi simple que ça ? Oui, sauf que la simplicité apparente et l’évidence de l’hydrotomie percutanée découlent de trente années d’un travail empirique et méticuleux du Dr Bernard Guez, son créateur.

Vaincre des maladies chroniques grâce à l’injection de sérum physiologique, de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments. Voilà ce que proposent les chantres de l’hydrotomie percutanée. Nous parlons de médecins, d’infirmiers et bien sûr de patients qui se sont vu administrer un traitement dédié à leurs pathologies. Les leurs. Celles qui se sont " nourries " de leurs carences, de leur mode de vie et qui d’un patient l’autre diffèrent tant. Comme le rappelle le Dr Bernard Guez, le fondateur de l’hydrotomie percutanée, " nous ciblons les causes d’une maladie et non ses symptômes ; son nom a moins d’importance que la prise en charge de ces problèmes biologiques et biochimiques ".

Origine et intérêt

L’hydrotomie percutanée est à la croisée de plusieurs chemins thérapeutiques.

En premier lieu, la thérapie marine de René Quinton. Biologiste et physiologiste français, celui-ci a imposé la théorie selon laquelle on pouvait reconstruire la cellule endommagée grâce à l’eau de mer, découvrant que sa composition chimique est quasi identique à celle du plasma sanguin. C’est la théorie de l’hydratation des cellules.

La mésothérapie ensuite. À l’orée des années 1980, le Dr Michel Pistor a été l’un des premiers à présenter la notion d’injections locales de molécules thérapeutiques (mésoperfusion) pour en utiliser " peu, rarement et au bon endroit ".

Au mitan des années 1980, c’est le Dr Henry Picard qui frappe les esprits en appliquant une approche biochimique, l’oligothérapie, dans un protocole de soins de l’arthrose.

Enfin, la technique tumescente de Klein aux États-Unis et Fournier en France, consistant en l’injection d’un anesthésique local et de sérum physiologique pour obtenir un gonflement de la peau, enfonce le clou des interventions locales. Elle permet l’introduction sans douleur de microcanules qui va s’avérer très utile.

Ce sont donc les apports de l’oligothérapie, de la mésothérapie et de la technique tumescente qui vont servir de socle à l’hydrotomie percutanée. Mais l’élément le plus important, c’est l’eau, " plus grand constituant de notre corps, et un des meilleurs véhicules d’apport thérapeutique, nutritif, avec une capacité de diffusion hors pair, un pouvoir thérapeutique encore peu connu ", s’émerveille encore Bernard Guez.

Une thérapie réservée aux professionnels de santé

De l’aveu de Bernard Guez, l’hydrotomie percutanée n’a pas vocation à être utilisée par qui veut. Nombre de naturopathes, de kinésithérapeutes, d’ostéopathes ont été si convaincus qu’ils ont souhaité la pratiquer sans être officiellement formés. Et pour cause, l’hydrotomie percutanée est exclusivement réservée aux médecins et infirmiers diplômés d’État. Pourquoi ? « Tout simplement parce que seuls les médecins et les infirmiers ont le droit en France de pratiquer des injections », rappelle Bernard Guez, qui ajoute que « l’établissement d’ordonnance et l’analyse d’un bilan sanguin pour déterminer les carences du patient sont du ressort de professionnel de santé ». À titre indicatif, les tarifs des consultations des médecins formés à l’hydrotomie percutanée vont de 50 à 70 € remboursés par la Sécurité sociale, et ceux des infirmiers de 20 à 60 €. Les prix variant en fonction des injections.

L’eau, c’est les soins

L’hydrotomie percutanée consiste à injecter une solution saline physiologique par voie intradermique ou sous-cutanée. De cette injection va résulter un coussin d’hydrotomie, la fameuse technique tumescente qui est un gonflement temporaire de la peau, contenant du sérum physiologique et des molécules (oligo-éléments, vitamines) ayant toutes leur autorisation de mise sur le marché, pour une diffusion prolongée, locale et ciblée. L’eau intervient sur différents plans : physiologique, biologique, biochimique. Mais elle agit aussi sur les hormones et les médiateurs chimiques, sur les nerfs pour optimiser une plasticité mécanique, sur le système nerveux autonome pour une vascularisation des organes internes.

Est-il besoin de rappeler que notre corps est largement constitué d’eau et que nos cellules en concentrent 70 %. Alors, participer par une " hydratation " à une hydrotomie afin de " changer l’eau de l’aquarium ", comme le dit Guez, c’est assurer une bonne oxygénation cellulaire, une recharge du métabolisme cellulaire (lavage thérapeutique), des apports thérapeutiques à l’échelle cellulaire pour notamment " diluer les médiateurs chimiques locaux de l’inflammation des tissus, car “l’eau éteint le feu” .

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Un nouveau paradigme

Nous le disions, l’hydrotomie percutanée se soucie moins des noms des maladies que de l’origine des dysfonctionnements. Guez a donc adopté les paradigmes de la mésothérapie, enseignés en médecine. Ici, l’équilibre de l’organisme tient sur des " unités de compétence " qui ont un rôle spécifique dans l’équilibre métabolique :

  • l’unité fondamentale (les cellules), qui sera traitée par hydratation avec des solutions salines isotoniques (sérum physiologique) et une micronutrition cellulaire contenant oligo-éléments, vitamines (A, B, C, E, D, K), silicium organique et acides aminés ;
  • l’unité circulatoire (les vaisseaux sanguins), traitée par de petites doses de vasodilatateurs, des doses infimes d’anti-inflammatoires et par le mélilot ;
  • l’unité neurologique traitée par un complexe de vitamines B, C, de magnésium, de chélateurs de métaux lourds et du calcium ;
  • l’unité immunitaire traitée par du magnésium, du silicium organique, de la vitamine B5, de fortes dilutions et de petites doses de vaccins ;
  • l’unité énergétique (l’énergie cellulaire), traitée avec des oligo-éléments (magnésium, potassium, lithium), et le cas échéant des antidépresseurs microdosés (une goutte) le long de la colonne vertébrale ou sur des points énergétiques. Cette unité est spécifique à l’hydrotomie percutanée.

Par la technique tumescente, le coussin d’hydrotomie va agir sur une ou plusieurs de ces unités de compétence en vue de rétablir l’équilibre physiologique et guérir la lésion.

En pratique

Prenons le cas de l’asthme et de la bronchite chronique. En hydrotomie percutanée, on considère que l’asthme résulte d’un dysfonctionnement des unités de compétence neurologique et immunitaire. L’asthme est associé à un spasme des fibres des bronches dû à une hypersensibilité et à une hyperactivité, dû au un stress ou un allergène. Au contraire, la bronchite chronique relève d’une immuno-incompétence de la muqueuse des bronches qui ne sait plus se défendre et se laisse infecter.Dans les deux cas, il s’agit d’une défaillance du système immunitaire (dysimmunité).

L’hydrotomie propose de se concentrer sur l’immunocompétence. Pour stimuler les défenses, elle va utiliser de très petites doses de vaccins ORL et respiratoires (antigrippal, anti-haemophilus, antipneumococcique) dans de grandes dilutions par intradermique. Il faut entre six et dix séances, une par semaine.

Concernant l’arthrose, le sujet est vaste. Cette maladie se définit comme un processus dégénératif et évolutif. À terme, elle détruit le cartilage. Elle est due à une accumulation de calcaire à de mauvais endroits. Elle est aussi associée à un mauvais drainage circulatoire local. On peut aussi déplacer la focale sur les déséquilibres mécaniques et hydrauliques pour appréhender les origines de l’arthrose. Ces déséquilibres vont toucher les disques intervertébraux et/ou le cartilage. Ici, l’eau est au cœur des enjeux. Pourquoi ? Parce que les disques intervertébraux sont de véritables boit-sans-soif (ils sont hydrophiles). Quant aux cartilages, s’ils ne sont pas vascularisés, ils n’en sont pas moins des éponges, se nourrissant par imbibition. L’un et l’autre sont composés à 70 % d’eau, au minimum. De l’importance de l’hydratation ciblée. D’autant que les contraintes mécaniques qui sont exercées sur eux par nos mouvements du quotidien ont pour conséquence leur déshydratation et à terme leur disparition. Ce sera ici le déclenchement des discopathies et autres chondropathies.

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En outre, il y a un risque de transformation de l’architecture osseuse, du fait d’une distribution anarchique du calcium qui ne vise plus la bonne cible.

Que propose l’hydrotomie ? D’utiliser un chélateur de calcium et de métaux lourds (l’EDTA de sodium) en des quantités extrêmement faibles. En outre, elle focalise sur l’hydratation des vertèbres et/ou du cartilage. Le protocole ici (comme pour tous les traitements) se veut précis, codifié et adapté à chaque cas :

  • hydrater par des solutions salines physiologiques ;
  • stimuler la régénération avec du magnésium, un complexe de vitamines B, des oligo-éléments, du silicium organique, des acides aminés ;
  • réduire des excroissances par l’injection mesurée d’EDTA.

Contre la migraine

L’hydrotomie percutanée considère la migraine comme issue d’un dysfonctionnement de l’unité de compétence neurovasculaire. Elle est la conséquence d’un conflit mécanique entre la vertèbre et le nerf. Selon de très nombreuses études, la migraine serait à 80 % d’origine cervicale. La sécrétion de neuromédiateurs entraîne le phénomène migraineux, alternant vasodilatation puis vasoconstriction. L’hydrotomie aura pour action d’hydrater, de micronourrir, de traiter la microcirculation et la chélation. L’enjeu sera d’obtenir une amélioration de la mobilité du rachis par la décompression des cervicales (six séances, sur un rythme hebdomadaire ou tous les quinze jours).

Ces quelques exemples donnent à voir la mise en pratique de cette thérapie qui s’applique aussi bien pour les cystites, les maladies de l’intestin, les neuropathies, l’ostéoporose, avec des traitements ciblés, en quantités infimes et très dilués, écartant ainsi tout risque d’effet secondaire. C’est le pouvoir de régénération du corps que veut convoquer l’hydrotomie percutanée, en lui " apportant localement le strict nécessaire pour que les organes puissent se nourrir, se fortifier et se réparer ", conclut le Dr Guez.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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