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Eau Kangen : que faut-il en penser ?

Article paru dans le journal nº 34 Acheter ce numéro
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Eau

À l’arrivée des premières machines Kangen en France, vers 2009, quelques voix ont dénoncé « de fausses promesses sans fondement scientifique ». Cela n’a pas empêché ce fabricant japonais de rencontrer un certain succès, grâce à un équipement fournissant à la demande une eau ionisée alcaline de grande qualité. Une partie des allégations santé de celle-ci ont été depuis confirmées, par les consommateurs et, désormais, études à l’appui.

 

Un accueil partisan

« Escroquerie, système de Ponzi, machine à fric, danger … », on aura tout entendu à propos de cette fontaine dont l’eau est pourtant louée par des médecins et des praticiens, notamment outre-Atlantique où la marque est implantée depuis près de deux décennies.

Ainsi par exemple, le Dr Hiromi Shinya,chirurgien gastroenterologue pionnier de la coloscopie, ou le Dr Horst Filtzer, chirurgien vasculaire, en vantent les qualités : le premier (dans son livreLe régime Shinya) pour assainir letractus digestif, le second pour soutenir le système circulatoire (1).

Mais en France, où l’eau, en bouteille ou du robinet, est régulièrement décriée, nous sommes restés fermés à toute possibilité de bienfaits sur la santé de cette eau Kangen, ne retenant qu’une seule chose : une telle machine, commercialisée par vente directe (comme les Tupperware), ne pouvait être qu’une fumisterie. Tâchons d’y voir plus clair.

Les particularités de l’eau Kangen

L’eau électrolysée alcaline produite par une fontaine à eau Kangen présente trois caractéristiques fondamentales qui font tout son intérêt : un pH basique, une richesse en hydrogène et un fort pouvoir hydratant. L’hydrogène moléculaire (H 2) généré par la cathode de l’appareil est tout particulièrement intéressant : c’est l’un des antioxydants les plus puissants connus à ce jour. Son faible poids moléculaire lui permet d’être distribué vers les tissus organiques de toute nature, et même de franchir la barrière hémato-encéphalique afin de bénéficier aussi au cerveau.

Découlent de ces caractéristiques trois arguments qui sont mis en avant par la marque pour préconiser son eau :

  • Elle est alcaline : en fournissant à la demande une eau de boisson avec, au choix, un pH de 8,5, 9 et 9,5, elle serait un remède contre l’acidose.
  • Elle est antioxydante : avec un rH2 (coefficient redox) d’environ 10 et un ORP ( oxidation-reduction potential) de -500 mV, sa capacité à neutraliser les radicaux libres retarderait les effets du vieillissement cellulaire et saperait ainsi les fondations de certaines maladies.
  • Elle hydrate mieux du fait de la modification des charges ioniques, qui crée des « clusters » de molécules H2O de taille plus petite(1.2). La taille de ces clusters peut être mesurée en hertz par une technique spécifique de résonnance magnétique nucléaire. L’eau électrolysée présente une valeur d’environ 55 Hz, contre 110 Hz pour l’eau du robinet et près de 80 Hz pour une eau de source.

Une tendance croissante à l’acidose

Il est désormais admis par les nutritionnistes, les naturopathes et certains médecins que notre santé dépend grandement de notre rééquilibrage acido-basique : notre corps fonctionne de façon optimale lorsque le bilan des fluides acides et basiques qui circulent dans nos tissus est équilibré. Le pH des urines, communément aujourd’hui autour de 6, peut néanmoins varier entre 4,6 à 8,0 selon les moments de la journée (plus acide au réveil), les personnes, les régimes alimentaires qu’elles pratiquent ou les pathologies qu’elles rencontrent. Si le pH idéal des urines ne fait pas consensus, le constat d‘une tendance générale à l’acidification des personnes est partagé.

Autrefois (avant les Trente Glorieuses), l’équilibre de ce bilan ne posait pas de problème, grâce à un niveau élevé d’activité physique et à une alimentation peu dénaturée, mais la donne a été modifiée depuis l’émergence de la société de consommation : la tendance à l’acidose a pris le dessus, facilitée par la sédentarité, le stress et l’alimentation (trop de sucre, d’éléments chimiques, de viande et plus assez de fibres et de nutriments essentiels).

En réaction, notre corps s’efforce d’atténuer cette tendance à l’aide d’un système tampon qui mobilise des minéraux alcalinisants présents dans le sang et les tissus, qui, par conséquent, se déminéralisent, ce qui génère une cascade de problèmes : inflammation, douleurs, affaiblissements musculaire, cartilagineux, osseux…

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Peut-on inverser la tendance acide avec de l’eau au pH élevé ?

Idéalement, l’organisme devrait être capable de gérer seul sa dynamique acido-basique pour qu’elle reste à l’équilibre . Mais pour cela, il a besoin de conditions (alimentation de qualité, activité physique, bon air, récupération) devenues plus difficiles à réunir depuis plusieurs décennies. La consommation d’eau alcaline (au pH supérieur à 7) pourrait constituer, sur le papier, la solution idéale pour donner un coup de pouce au corps dans sa gestion des flux acides et alcalins.

On pourrait objecter que l’acidité gastrique neutralise rapidement l’eau alcaline. Ce n’est que partiellement le cas : d’une part, la muqueuse gastrique ne produit des sucs acides que lorsque des aliments arrivent dans le duodénum, et d’autre part, lorsque l’estomac est vide, l’eau bue n’a pas pour vocation d’y stagner – elle y passe rapidement, après qu’une partie a d’ailleurs été absorbée directement par l’estomac lui-même.

Bref, une fraction suffisamment conséquente de l’eau électrolysée peut être absorbée sans que ses propriétés aient été atténuées et ainsi impacter le pH et le bien-être, ce dont peuvent témoigner les consommateurs qui présentent généralement une augmentation du pH de leur urine après quelques jours à l’eau Kangen.

L’eau électrolysée alcaline contre l’acidité gastrique

L’une des caractéristiques de l’eau électrolysée est de dispenser des ions hydrogène H2 en grande quantité. Des travaux (2) suggèrent qu’une telle eau peut soulager l’inflammation et le stress oxydatif endurés par la muqueuse gastrique dans le cadre de l’hyperacidité gastrique et des reflux gastro-œsophagiens .

La pensée naturopathique se montre souvent critique à l’égard de ce bénéfice de l’eau alcaline, arguant qu’elle contrarierait la digestion, sous prétexte que cette dernière se déroule dans un milieu très acide. C’est oublier un peu vite que si un faible volume d’un fluide acide suffit à baisser rapidement le pH d’un milieu basique, il faut une quantité énorme de fluide alcalin pour élever ne serait-ce que d’un demi-point le pH d’un milieu aussi acide que l’estomac . Un apport journalier de deux litres d’eau Kangen – répartis tout au long de la journée – ne fera aucune différence sur ce point.

En revanche, l’eau Kangen, représente bel et bien un outil crédible pour soulager rapidement les symptômes de l’hyperacidité gastrique et des reflux acides grâce à ses propriétés anti-inflammatoires.

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Les bénéfices santé de l’eau Kangen

Une récente revue d’études (3) fait le point sur les bienfaits de l’eau réduite alcaline (alkaline reduced water, ou ARW) sur la sphère digestive, tandis que d’autres travaux suggèrent des bénéfices plus étendus (sang, reins, radioactivité…) :

· Plus de 95 % des « bonnes » bactéries de notre microbiote sont des anaérobies stricts. Leur croissance réclame un environnement présentant un potentiel redox situé entre -300 et -400 mV. La consommation d’ARW (l’eau avec un pH de 9,5 atteint couramment -500 mV au sortir d’une fontaine Kangen) favorise une composition équilibrée du microbiote humain (4) au profit d’une meilleure santé du tractus digestif. L’ARW réduit notamment les populations d’Escherichia coli et accroît celles des bifidobactéries.

· L’absorption d’ARW améliore l’intégrité de la barrière intestinale en aidant à la restauration des muqueuses , atténue les diarrhées chroniques, régule le transit, diminue les symptômes du syndrome de l’intestin irritable chez l’adulte (5).

· L’administration d’ARW (aussi appelée ERW selon les sources pour electrolyzed reduced water) à des animaux présentant des maladies métaboliques abaisse les niveaux de glucose sanguin, de cholestérol total et de triglycérides . L’ARW semble donc un outil prometteur dans le contrôle des troubles du métabolisme contribuant à, ou constitutif de, la prise de poids.

· Boire de l’eau électrolysée alcaline semble également bénéfique à une moindre viscosité du sang (1), un effet probablement attribuable à la « finesse » de l’ARW (clusters de molécules d’eau plus petits).

  • L’ARW aurait un effet protecteur sur les reins, comme le suggère une étude (6) basée sur des dommages rénaux induits par du cisplatine chez la souris.

· Plusieurs travaux récents (7)(8)(9) suggèrent que deux des caractéristiques fondamentales de l’ARW (pH alcalin et richesse en hydrogène) contribueraient à protéger de la radioactivité, que celle-ci se trouve présente dans l’eau du réseau ou qu’elle soit propagée dans l’atmosphère (comme au Japon à la suite de l’accident de Fukushima en 2011).

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L’eau Kangen, une cure de jouvence ?

Le caractère fortement antioxydant, le pH alcalin et la meilleure capacité à hydrater de l’eau électrolysée alcaline lui confèrent-ils un effet antivieillissement ? Deux études, l’une sur la souris (10) et l’autre sur le nématode (11) (Caenorhabditis elegans), le suggèrent. L’eau électrolysée réductrice semble offrir un gain d’espérance de vie : chez la souris, la probabilité d’atteindre les plus hautes limites d’âge est sensiblement plus élevée dans le groupe ayant consommé de l’eau électrolysée par rapport au groupe témoin hydraté à l’eau du robinet. Chez le nématode, le gain en longévité monte jusqu’à 41 %.

Une autre étude, italienne (12), conclut que donner à boire de l’eau alcaline, pH 9, à la souris induit des niveaux plus élevés de SOD1 (superoxyde dismutase) et de GSH (glutathion réduit), deux puissants antioxydants, tout en abaissant les niveaux de ERO (espèces réactives de l’oxygène, autrement dit les radicaux libres) et en stimulant la longueur des télomères (un indicateur du bien vieillir).

S’il manque encore des études sur les effets antivieillissement à très long terme, les témoignages des consommateurs de longue date (plus de vingt ans pour certains) semblent corroborer à tout le moins les bénéfices sur la vitalité à court et moyen terme.

Chicaneries habituelles autour de l’eau ionisée

Certains esprits chagrins persistent à vouloir trouver à l’eau électrolysée alcaline des inconvénients et déplorent que des appareils produisant ce type d’eau soient en vente libre et sans contrôle… Ils prêtent par exemple à l’ARW le défaut de « mettre en veille le système immunitaire » , sous prétexte que cette eau ferait le travail à sa place et l’inciterait à la paresse. En stimulant une flore microbienne bénéfique et en prévenant les excès de ERO, il est beaucoup plus probable que l’eau électrolysée soit, au contraire, favorable à un meilleur statut immunitaire.

On oppose souvent aussi à l’eau Kangen le vieux mythe (il date de la fin des années 1960) voulant qu’une eau de boisson idéale réponde aux critères de la bioélectronique de Vincent – en particulier un pH légèrement acide. Si ce postulat était éventuellement valable avant-guerre, quand la tendance à l’acidification n’existait quasiment pas, il n’est plus d’actualité dans un monde moderne où tout est dénaturé, jusqu’à l’invisible même (ondes électromagnétiques, radioactivité), et travaille à pousser nos tissus sur la pente de l’acidose.

Enfin, on peut encore lire ici et là (notamment chez des promoteurs d’autres systèmes comme l’osmose inverse) qu’apporter de l’eau basique n’aurait aucun sens dans la mesure où les tissus et/ou les organismes cancéreux seraient alcalins , une hypothèse d’ailleurs également véhiculée par la bioélectronique de Vincent. Il a depuis été établi, notamment par Otto Warburg (13), un physiologiste célèbre et nobélisé dans les années 1930, et des données (14) plus récentes, que le pH des fluides extracellulaires des tissus cancéreux est bien acide (il varie entre 6,3 et 7), tandis que celui des tissus sains se situe entre 7,35 et 7,45.

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Comment boire l’eau Kangen ?

Pour mémoire, la recherche suggère qu’une perte de seulement 1 % du poids corporel par déshydratation est déjà préjudiciable aux performances cognitives et physiques, aussi bien chez les enfants que chez les étudiants et les personnes âgées. Sous nos latitudes, un apport hydrique d’environ 0,03 litre par kilogramme de poids semble faire consensus, en sachant que les hommes ont des besoins un peu supérieurs aux femmes et que cette moyenne est sujette à variations en fonction du métabolisme propre à chaque personne.

L’eau électrolysée alcaline étant plus apte à hydrater à l’échelle de la cellule – elle facilite son approvisionnement en eau, l’élimination des déchets et prévient l’accumulation de résidus indésirables –,elle contribue à entretenir un organisme plus sain (15). Sa consommation quotidienne semble donc pertinente. S’il manque encore des études sur les effets à très long terme – comptés en années – il n’existe pas, à l’heure actuelle, de contre-indications scientifiquement fondées qui aillent à l’encontre d’une consommation quotidienne.

Boire de l’eau Kangen ne requiert pas de recommandations particulières par rapport à une eau « banale ». Chaque utilisateur a le loisir de choisir sur son appareil le pH de son eau en fonction de son goût et de ses besoins personnels. C’est le ressenti, après quelques jours ou semaines de consommation, qui dicte la préférence pour tel pH plutôt qu’un autre, ainsi que pour l’alternance entre eux, le cas échéant.

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Un produit très copié, mais peu égalé semble-t-il

Le marché de l’eau électrolysée a rapidement attisé les convoitises : de nombreux modèles proviennent aujourd’hui de Corée du Sud, de Taïwan et de Chine, à des prix certes inférieurs, mais avec des prestations qui ne sont souvent pas équivalentes. Les fontaines à eau Kangen sont exclusivement fabriquées au Japon, où elles font l’objet d’une reconnaissance en tant que dispositif médical par le ministère de la Santé du pays sur la base des effets positifs sur la sphère digestive de l’eau qu’elle produisent.

L’une des caractéristiques qui distinguent les fontaines Kangen réside dans la chambre d’électrolyse : celle-ci dispose de plaques de titane pleines (par opposition aux plaques maillées dites « en nid d’abeille ») recouvertes de platine de qualité médicale pour une stabilité et une durabilité quasiment sans limite. Cette chambre d’electrolyse est d’une taille en moyenne 1,5 fois supérieure à celle des autres machines (indépendamment du nombre de plaques). Ceci implique une plus grande surface de contact et confère à l’eau Kangen une ionisation plus poussée, d’où des propriétés renforcées.

 

Aller plus loin :

Si vous avez des questions supplémentaires ou souhaitez échanger sur le dispositif Kangen, vous pouvez contacter notre collaborateur qui utilise le dispositif depuis de nombreuses années maintenant : kangenwater@gmail.com

1.1 « Effect of electrolyzed high-pH alkaline water on blood viscosity in healthy adults », Journal of the International Society of Sports Nutrition, 2016. –https://doi.org/10.1186/s12970-016-0153-8

1.2 « Theoretical Structural Stability of Small Molecules Water », IOP Conference Series: Earth and Environmental Science, 2018

2 « Dose-dependent inhibition of gastric injury by hydrogen in alkaline electrolyzed drinking water », BMC Complementary & Alternative Medicine, 2014. – doi: 10.1186/1472-6882-14-81

3 « Hydrogen-rich water as a modulator of gut microbiota? », Journal of Functional Foods, 2021. – doi: 10.1016/j.jff.2021.104360

4 « Selective stimulation of the growth of anaerobic microflora in the human intestinal tract by electrolyzed reducing water », Medical Hypotheses, 2005. – doi: 10.1016/j.mehy.2004.07.038

5 « Effects of Alkaline-Reduced Water on Gastrointestinal Diseases », Processes, 2022. ‒ doi: 10.3390/pr10010087

6 « Nephroprotective effect of electrolyzed reduced water against cisplatin-induced kidney toxicity and oxidative damage in mice », Journal of the Chinese Medical Association, 2018 ‒ doi: 10.1016/j.jcma.2017.08.014

7 « Radioprotective effect of Zamzam (alkaline) water: A cytogenetic study », Journal of Environmental Radioactivity, 2017. – doi: 10.1016/j.jenvrad.2016.10.019

8 « Hydrogen as a New Class of Radioprotective Agent », International Journal of Biological Sciences, 2013. – doi: 10.7150/ijbs.7220

9 « Molecular hydrogen: A potential radioprotective agent », Biomedicine & Pharmacotherapy, 2020. – doi: 10.1016/j.biopha.2020.110589

10 « Alkaline Water and Longevity: A Murine Study », Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, 2016. – doi: 10.1155/2016/3084126

11 « Extension of the lifespan of Caenorhabditis elegans by the use of electrolyzed reduced water », Bioscience, biotechnology and biochemistry, 2010. – doi: 10.1271/bbb.100250

12 « In vivo antiaging effects of alkaline water supplementation », Journal of Enzyme Inhibition and Medicinal Chemistry, 2020. – doi: 10.1080/14756366.2020.1733547

13 « The Warburg effect: from theory to therapeutic applications in cancer », médecine/sciences, 2013. – doi: 10.1051/medsci/20132911020

14 « How and Why Are Cancers Acidic? Carbonic Anhydrase IX and the Homeostatic Control of Tumour Extracellular pH », Cancers, 2020. – doi: 10.3390/cancers12061616

15 « The Search for the Elixir of Life: On the Therapeutic Potential of Alkaline Reduced Water in Metabolic Syndromes », Processes, 2021. – doi : 10.3390/pr9111876

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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