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Détoxifier, renforcer… des atouts pour le sevrage

Article paru dans le journal nº 97 Acheter ce numéro
  • Bien s’hydrater favorise l’évacuation des toxines.Bien s’hydrater favorise l’évacuation des toxines.

Réseaux sociaux, jeux, alcool, drogues, sport, travail… Les objets d’addiction se sont multipliés, ainsi que les dispositions personnelles et sociétales qui concourent à y succomber. Tout ce qui capte exagérément l’attention, fragilise la santé, monopolise les ressources financières et isole du monde peut évoluer en une drogue « dure ». — Partie 7


Chaque fois que l’addiction inclut l’usage d’une substance, la détoxication est nécessaire pour initier et pérenniser le sevrage. Il s’agit de donner à l’organisme les moyens d’évacuer les toxines et substances addictives en stimulant leur séquestration et leur excrétion par les émonctoires naturels. La formule TMD à base de super oxyde dismutase, shiitake, glutathion, extrait de pépins de raisin, chlorella et acide lipoïque est un assemblage qui permettra d’éliminer les poisons tels les résidus de métaux lourds (nombreux chez les fumeurs) et autres toxines, sous-produits du métabolisme de l’alcool ou d’autres produits addictifs.

Choyer sa peau, son foie…

Les personnes dépendantes présentent souvent des problèmes de peau, car leur organisme est en lutte permanente pour évacuer toxines et déchets métaboliques. Les autres organes (reins, foie, poumons…) étant à la peine, la peau tente à son tour de participer à l’excrétion. Il est donc impératif de ne pas l’encombrer avec des produits chimiques, mais de lui fournir des éléments nutritifs tels des acides gras extraits de l’onagre ou de la bourrache, intégrés dans des soins respectant le pH de la peau.

Les fumeurs surtout auront besoin de secourir leur système pulmonaire. La boswellia (Boswellia serrata) soulage la congestion pulmonaire, protège les voies respiratoires des infections et les purifie des dépôts liés à l’inhalation de fumée.

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Les consommateurs d’alcool devront choyer leur foie, qui paye un lourd tribut à cette dépendance. Heureusement, les cellules du foie ont une forte capacité de régénération. À condition de cesser de l’intoxiquer. Le desmodium (Desmodium adscendens) aidera le foie à se régénérer et relancera ses fonctions d’élimination. Attention, un foie très engorgé est susceptible de relarguer une quantité importante de toxines. Il importe donc de commencer doucement et de bien s’hydrater pour favoriser l’évacuation aussi bien par le foie que par les reins.

Les substances addictives et leurs sous-produits (ceux de l’alcool et de la cigarette en tête) sont aussi susceptibles de favoriser certains cancers. Les hydrocarbures aromatiques issus de la combustion du tabac, par exemple, se lient volontiers au récepteur d’aryl hydrocarbone (AhR), un facteur de transcription dans l’expression de certains gènes, jouant un rôle dans le système immunitaire. Lorsque ce récepteur est activé par des polluants environnementaux, il favorise l’inflammation propice à la genèse du diabète et de cancers. Des études indiquent que le resvératrol est un antagoniste efficace de ces polluants : il les empêche de se lier, évitant des problèmes de santé potentiels, cela sans effet indésirable.

Pour que ces mesures soient efficaces, il convient de faire attention à ce que l’on mange : davantage de légumes, fruits, fruits à coque, céréales complètes non transformées, moins de produits industriels, de viande et de produits laitiers (s’inspirer du régime méditerranéen). Autre impératif : penser à s’hydrater plus que d’habitude afin que l’organisme puisse se « laver » de l’intérieur. Une activité physique (quand elle n’est pas l’objet de l’addiction) modérée et régulière permet aussi de reprendre le pouvoir sur son corps et son psychisme.

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Existe-t-il des psychologies addictives ?

D’après divers travaux en psychiatrie, il existerait des profils prédisposés à l’addiction, du fait, essentiellement, de troubles de la personnalité. Ces troubles proviendraient d’altérations des modes d’accès à l’information (au sens large) dans le cadre de la perception. Il s’agirait, autrement dit, d’une altération des sens durable et propre à perturber l’expérience vécue et les conduites d’un individu, jusqu’à l’envahissement rigide des situations personnelles et sociales qu’il rencontre.

… et tenir !

La rechute représente toujours un risque latent, même quand le sevrage a été assorti d’une psychothérapie ayant porté ses fruits. L’organisme possède une mémoire, et la dépendance y a « gravé » la sensibilité à l’objet de l’addiction. Celle-ci est difficile à effacer complètement. Par ailleurs, si une personne peut changer son rapport à l’addiction, les paramètres ayant contribué à cette dernière sont en général toujours dans le paysage : psychologie intime, facteurs familiaux, professionnels, relationnels, etc. Aussi ne faut-il pas lésiner sur les moyens de se « sauver » soi-même : rompre avec les personnes exerçant une influence fragilisante, changer d’adresse pour s’extraire d’un environnement associé à l’addiction, trouver un nouveau lieu pour faire ses courses (où il n’y a pas d’alcool, par exemple), etc.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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