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Addictions : les alternatives naturelles pour décrocher

Article paru dans le journal nº 97 Acheter ce numéro
  • Une drogue commence par activer dans le cerveau les circuits du plaisir et de la récompense.Une drogue commence par activer dans le cerveau les circuits du plaisir et de la récompense.

Réseaux sociaux, jeux, alcool, drogues, sport, travail… Les objets d’addiction se sont multipliés, ainsi que les dispositions personnelles et sociétales qui concourent à y succomber. Tout ce qui capte exagérément l’attention, fragilise la santé, monopolise les ressources financières et isole du monde peut évoluer en une drogue « dure ». — Partie 1

Échapper à une addiction et reprendre le contrôle est une entreprise difficile et complexe. Car l’addiction est souvent un palliatif, un anxiolytique ou un pansement face à quelque chose qui ne « tourne pas rond » dans notre vie. C’est pourquoi l’approche de la médecine conventionnelle, qui ne s’attache qu’à « éteindre » le comportement addictif sans en traiter l’origine, conduit rarement à un succès durable. Au mieux assiste-t-on à une rémission passagère, mais dans la majorité des cas, il s’agit davantage du remplacement d’une aliénation par une autre (des médicaments, la cigarette électronique ou… une autre addiction !).

D’où l’intérêt d’une approche alternative, globale, qui s’attache à :

  • libérer la personne addictive de ses pulsions, c’est-à-dire la sevrer ;
  • l’aider à pallier les « failles intérieures » qui sont à l’origine de l’addiction ;
  • lui donner les outils pour inscrire son équilibre retrouvé dans la durée.

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Qu’est-ce qu’une drogue ?

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies désigne par « drogue » les produits psychoactifs (licites tels le tabac et l’alcool ou illicites comme le cannabis et la cocaïne) dont la consommation perturbe le système nerveux central et entraîne une modification des états de conscience. Cette définition s’applique à des substances, mais peut être étendue à une activité ou une relation dès lors que celle-ci s’avérerait capable d’altérer de façon irrépressible le comportement d’un individu.

Dans le principe, une drogue commence par activer dans le cerveau les circuits du plaisir et de la récompense. Elle entraîne le désir pressant de renouveler l’expérience, jusqu’à ce que le sujet ne soit plus en mesure d’en décider ni la fréquence, ni l’intensité. Cette dérive engendre des modifications comportementales dues à de profondes perturbations dans la gestion des émotions et de l’humeur, mais aussi de la motivation et des apprentissages.

Peu à peu, on perd son libre arbitre au profit de pulsions d’autant plus irrésistibles que l’habitude leur a pavé des autoroutes neuronales. Concomitamment, l’accoutumance relève le seuil d’atteinte du plaisir, incitant la personne dépendante à augmenter ses « doses » et la plongeant, entre deux pics de satisfaction, dans un sentiment de frustration extrême, éventuellement mêlé de culpabilité, ce curieux cocktail évoluant parfois de manière si insupportable qu’il peut conduire au suicide.

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Cannabis, drogue pas si douce

Drogue la plus consommée par les jeunes, le cannabis s’est forgé une image de drogue douce contredite par les études, qui lui attribuent crises de paranoïa et anxiété et une moindre réussite scolaire. Son inhalation favoriserait les cancers ORL, les troubles cardiovasculaires… S'il ne semble pas dangereux pris sporadiquement, l’accoutumance en fait une drogue non pas douce, mais lente, qui affaiblit et isole ses adeptes de longue haleine.

Des substituts au tabac presque aussi nocifs

De nombreux fumeurs voulant s’affranchir de la cigarette se tournent vers le vapotage et la Nicorette ou des médicaments tel le Champix. Hélas, ces produits ont leurs inconvénients, à peine moins problématiques ! Les cigarettes électroniques renferment des produits chimiques, certains cancérogènes, qui se retrouvent dans le sang. Les substituts nicotiniques, s’ils évitent l’inhalation des produits de la combustion du tabac (goudron, monoxyde de carbone), dispensent de la nicotine, qui provoque augmentation du rythme cardiaque, hypertension passagère et spasmes artériels. Vis-à-vis de l’alcool, le baclofène n’a pas montré une efficacité irréfutable et entraîne aussi de nombreux effets indésirables : somnolence, confusion, vertiges, quelquefois convulsions et même risque suicidaire !

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique cannabis tabac drogue neurones Addiction

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