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Les graisses ont pourtant un rôle fondamental

Article paru dans le journal nº 10 Acheter ce numéro

Ce n’est que depuis peu que l’on appréhende mieux la complexité du tissu graisseux. Plus les recherches avancent, plus il est évident qu’il est un des tissus essentiels de l’organisme tant il intervient dans de nombreuses régulations.

Le premier rôle du tissus graisseux est connu depuis longtemps. Il consiste à stocker sous forme de triglycérides l’énergie apportée en excès dans l’alimentation puis de la relarguer dans le sang quand nos muscles en ont besoin. Mais le tissu graisseux sert aussi à protéger les organes des effets toxiques d’une accumulation excessive de lipides. Et à répondre aux différents signaux de l’organisme – centraux comme périphériques – en sécrétant un grand nombre de molécules.

Chez une personne qui a le syndrome métabolique, la masse grasse n’est pas plus importante. Le problème vient du fait que les adipocytes, les cellules graisseuses sont beaucoup plus grosses ; elles sont victimes d’hyperplasie.

De ce fait, la régulation des substances qu’elles doivent sécréter et qui ont un rôle très important fonctionne mal :

  • L’adiponectine, qui potentialise les effets de l’insuline, facilite la capture du glucose et l’utilisation des acides gras par le tissu musculaire, voit sa sécrétion considérablement diminuer au cours du surpoids et du syndrome métabolique. L’inflammation en est favorisée.
  • La leptine, de même, est une véritable hormone qui agit comme facteur de la satiété, régulateur de l’équilibre énergétique. Elle diminue la sécrétion d’insuline.
  • La résistine, qui est responsable de la transformation des précellules graisseuses en cellules graisseuses, voit son taux augmenter avec le surpoids. Elle participe à la résistance à l’insuline et facilite l’émergence du diabète.
  • Les œstrogènes, produits en excès, exposent la femme aux cancers hormonodépendants, en particulier à celui du corps de l’utérus.
  • Citons aussi l’angiotensine II (impliquée dans la genèse de l’hypertension artérielle), le cortisol (facilitateur du diabète et, à un stade plus avancé, de déminéralisation osseuse), l’interleukine 6 et le TNF alpha (qui s’opposent à l’action de l’adiponectine)…
    La cellule graisseuse est donc une pièce essentielle dans la gestion de l’énergie.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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