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Syndrôme métabolique, que faire en prévention ?

Article paru dans le journal nº 10 Acheter ce numéro

Pour faire face à un syndrome métabolique, il faut envisager un profond changement de ses habitudes. Or la médecine conventionnelle se révèle incapable de prendre en charge les difficultés que cela engendre. Pourtant, sans un travail sur les émotions négatives qui nous ont conduits à adopter des comportements néfastes pour notre organisme, sans un travail de remise en cause des us traditionnels («On a toujours mangé comme ça depuis mes grands-parents et même bien avant !»), aucun résultat durable n’est envisageable. Aussi la démarche suivante nous paraît-elle être l’une des plus saines et des plus productives.

Aussi inconfortable soit-il, le syndrome métabolique répond à des exigences intérieures, subconscientes. Il est donc essentiel de se poser un certain nombre de questions avant de commencer toute démarche en vue de retrouver la ligne.

Le petit exercice qui suit permet d’identifier nombre des obstacles inconscients qui s’opposent à notre retour à la santé. Avant d’entreprendre de changer, il faut d’abord essayer de se projeter, de s’imaginer comme si, par un coup de baguette magique, on avait perdu les kilos superflus. Cette projection va permettre de libérer certains blocages :

« Je m’imagine que là maintenant, un miracle s’est opéré en moi, j’ai retrouvé la ligne. Incroyable mais vrai, je fais le poids dont je rêvais depuis des années, je me regarde dans la glace et je me plais… Comment cela se passe-t-il, là maintenant, dans mon corps ? Suis-je parfaitement détendu ? Ou bien, est-ce que j’observe des tensions à quelque endroit du corps ? Je prends le temps de noter ces tensions. Maintenant j’observe quelles émotions j’éprouve, là maintenant, est-ce que je me sens léger, joyeux, confiant dans la vie ? Ou bien, je me sens oppressé, j’ai peur – une peur que je peux peut-être nommer, peut-être non, mais qui m’empêche de profiter pleinement du bonheur d’avoir retrouvé la ligne. Je note les émotions qui me bouleversent. Enfin, quelles pensées trottent-elles dans ma tête ? Est-ce le calme ou la tempête ? Qu’est-ce que je me dis ? Je note ces phrases. »

À la fin de ce court processus, il est rare que des émotions négatives n’aient pas émergé et mis en évidence les raisons pour lesquelles toutes les tentatives de changement ont échoué jusque-là. Le soutien d’un psychothérapeute – par exemple en gestalt-thérapie, en analyse transactionnelle, en hypnose erickson-nienne, voire en EMDR si la notion d’un traumatisme est retrouvée – est donc souvent nécessaire afin qu’un autre comportement intérieur s’installe.

Les bienfaits de l’exercice physique

Sous le vocable « exercice physique » sont réunies toutes les activités qui exigent pour leur réalisation l’intervention de notre musculature : ménage, courses, déplacements, travail, sport. Plus ces activités sont variées, meilleur est leur impact sur notre santé. Au plan biologique, faire travailler ses muscles facilite la pénétration du glucose sanguin dans les cellules et son utilisation par celles-ci, quelle que soit la gravité de leur résistance à l’insuline. Dans le même temps, les acides gras cessent de s’accumuler dans les adipocytes ; au contraire, ils sont relargués dans le sang et fournissent l’énergie dont les muscles ont besoin après une vingtaine de minutes d’un effort soutenu. Ainsi une activité physique régulière diminue-t-elle la résistance à l’insuline, normalise la glycémie, les triglycérides et le cholestérol (baisse du LDL, le mauvais cholestérol, augmentation du HDL, le bon cholestérol) et épargne le pancréas.

Au plan clinique, elle abaisse les chiffres de la tension de repos, participe à la conservation de la souplesse et de la coordination, prévient l’ostéoporose, diminue le risque de dépression et ralentit le vieillissement cognitif.

La pratique d’une activité physique modérée pendant l’enfance protège de la survenue de ce syndrome à l’âge adulte. Elle bloque, semble-t-il, le développement de l’adiposité abdominale.
Chez l’adulte, l’effort recommandé est d’une demi-heure de marche active par jour du lundi au vendredi et de 2 à 3 heures au cours du week-end. Un podomètre est utile afin d’apprécier la distance nécessaire à parcourir, soit 5 000 pas par jour.

Retrouver la ligne durablement

Maigrir n’est pas difficile, toutes sortes de régimes permettent d’y parvenir. En revanche, conserver la ligne est beaucoup plus compliqué : cinq ans après la fin d’un régime, moins de 5 % des personnes y arrivaient. La raison de l’échec des régimes est l’absence de prise en compte des facteurs émotionnels qui sont à l’origine des comportements compulsifs.

- Par la cohérence cardiaque

Cette technique de la « cohérence cardiaque » a été adaptée au problème du surpoids par le Dr David O’Hare. Cette technique de gestion du stress permet de contrôler le rythme du cœur en respirant d’une certaine façon. Dans le cadre de petits exercices courts – 3 fois 3 minutes par jour – il s’agit de parvenir à 6 cycles respiratoires par minutes, pas moins, pas plus. Il s’ensuit une succession ultrarapide d’événements subtils à l’intérieur de notre corps dont l’effet quasi immédiat est la sédation des émotions et le ralentissement des pensées. Nous devenons ainsi capables d’influer sur une partie de notre système nerveux autonome, pourtant réputé échapper à notre volonté !

Le programme proposé par le Dr O’Hare s’étale sur 9 semaines (souvent un peu plus car il est fréquemment nécessaire de redoubler une des premières étapes). Simple, progressif, c’est un véritable apprentissage de la volonté à partir de l’observation régulière des ressentis bénéfiques que la pratique induit immanquablement aussi bien sur le plan physique, qu’émotionnel et mental. Au départ, le plus difficile est de s’accorder 3 fois 3 minutes par jour ! C’est pourquoi les 3 premières semaines sont les plus importantes, le temps de maîtriser la cohérence cardiaque. L’acquisition de la cohérence émotionnelle, puis de la cohérence alimentaire se déduit de cette pratique devenue régulière parce qu’agréable et vivifiante. Pendant toutes ces semaines, il est inutile de suivre un régime quelconque et inutile de se peser. Seule la mesure du tour de taille toutes les 3 semaines est demandée.

- Par le régime IG minceur

Dérivé du régime Montignac, il consiste « simplement » à surveiller la qualité de sucres ingérés en privilégiant ceux qui ont un index glycémique bas. Ce mode alimentaire respecte notre biologie. La glycémie ne connaît plus d’énormes variations au cours de la journée. La survenue d’épisodes d’hypoglycémie se fait de plus en plus rare jusqu’à disparaître et, avec elle, le risque de grignotage. Selon l’équipe de l’école de médecine de Harvard (Boston, USA) qui a mis au point ce conseil, c’est le seul régime qui puisse donner des résultats au long terme : un mois d’efforts en respectant bien les conseils suffirait pour que le changement d’habitudes soit intégré. L’amaigrissement est lent, mais régulier, de l’ordre de 200 à 300 g par semaine.

Au début du processus, la prise de Gymnema sylvestris (1 gélule à mâcher dès que l’envie de consommer un aliment sucré apparaît) permet de saturer les cellules gustatives pendant 3 à 4 heures et ainsi d’éviter le grignotage.

Supprimer certains aliments

Le piège des produits allégés

Non seulement ils ne sont pas tous allégés en calories mais tous empêchent la perte de poids et peuvent même favoriser l’aggravation du surpoids. En effet, le cerveau autonome qui se réfère à la valeur calorique réelle des aliments n’est pas trompé. Il met rapidement en place un système compensatoire afin de rattraper le manque qu’il a enregistré. Au cours des jours suivants, la portion d’aliments allégés augmente de sorte que non seulement il n’y a pas plus de diminution de l’apport calorique, mais plus grave, ce type d’aliments étant de moindre qualité, la situation micronutritionnelle s’aggrave. Par exemple, l’introduction de graisses hydrogénées dans la composition de certains de ces produits altère la qualité des acides gras de notre organisme et favorise un climat inflammatoire chronique à bas bruit.

Bannir les édulcorants

Tous ont des effets indésirables et l’aspartame, le plus utilisé d’entre tous, entraînerait une dépendance de plus en plus grande au sucré. Les grandes firmes américaines de sodas qui en sont conscientes proposent depuis peu une partie de leur production sucrée grâce à un extrait de stévia, plante dont les feuilles contiennent une substance sucrante, la rébaudioside A dont la toxicité est nulle. Si la vente de stévia est actuellement interdite en France, la commercialisation de rébaudioside A purifié au moins à 97 % pourrait être autorisée au cours des prochains mois.

 

Carnet d'adresse:

La Vie Naturelle: Gymnema sylvestris

Les portes d'Antigone - Bat. B
71 place Vauban
34000 Montpellier
Tél. : 0 800 404 600
Site : www.la-vie-naturelle.com

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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