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Des causes souvent inconnues, une recherche qui avance…

Article paru dans le journal nº 90 Acheter ce numéro
  • Parmi les causes : une prédisposition génétique et l'impact de certains virusParmi les causes : une prédisposition génétique et l'impact de certains virus

Depuis quelques décennies, les maladies auto-immunes (MAI) font aussi peur que le cancer ou les maladies cardiovasculaires. Et pour cause, elles sont la troisième cause de mortalité sous nos latitudes. Causées par un dysfonctionnement du système immunitaire, elles ne doivent pas pour autant être confondues avec les maladies auto-inflammatoires. Quels sont les traitements actuels pour les personnes atteintes, et quels conseils supplémentaires leur donner en matière de nutrition et approches complémentaires ? (Dossier partie III)

Le passage de la tolérance à l’intolérance immunologique est certainement dû à bien plus de facteurs que ceux qui ont été identifiés jusqu’à ce jour et dont voici les principaux :

  • Une certaine susceptibilité génétique, à l’origine notamment de certaines formes familiales : le plus souvent, plusieurs gènes sont alors impliqués.
  • L’amélioration de l’hygiène qui diminue considérablement les contacts avec les micro-organismes environnementaux.
  • Certaines dysbioses intestinales
  • Certaines infections comme celles initiées par le virus d’Epstein-Barr, le cytomégalovirus, le papillomavirus HPV-16, le VIH.
  • Chez la femme, la sécrétion d’œstrogènes et de prolactine lors de la lactation
  • L’habitat dans une région septentrionale dans l’hémisphère nord et l’inverse dans l’hémisphère sud (moindre exposition aux UV et donc plus grande tendance à la carence en vitamine D).
  • Certains médicaments comme les inhibiteurs des points de contrôle immunitaire (IPCI) utilisés au cours de certains cancers, l’acébutolol (Sectral), la carbamazépine (Tégrétol), la D-pénicillamine (Trolovol), l’isoniazide (Rimifon).
  • Les troubles du comportement alimentaire

Et peut-être le stress, les perturbateurs endocriniens, certaines poussières…

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Hypothèses de travail

À partir des précédentes données, trois théories ont été élaborées afin d’expliquer le mécanisme à l’origine des MAI.

La thèse hygiéniste

La transformation radicale du mode de vie en Occident a réduit l’exposition de l’enfant aux micro-­organismes environnementaux et, par conséquent, les capacités d’adaptation de son système immunitaire. Seraient en cause, l’hygiène poussée trop loin, l’industrialisation de l’alimentation et l’usage exagéré des antibiotiques. Avec, en arrière-plan, la peur nourrie par les autorités de santé vis-à-vis de tout microbe.

La thèse mimétique

Certains antigènes issus des aliments et des micro-organismes seraient proches par leur structure de ceux présents dans le soi, ce qui pourrait favoriser l’apparition d’une réaction immunitaire croisée à l’occasion d’un épisode infectieux : le micro-organisme altère durablement le génome qui, dès lors, produit des protéines qui ne sont plus identiques à celles d’origine, ce qui induit la synthèse d’auto­anticorps par le système immunitaire. Ainsi, naîtrait et se maintiendrait l’intolérance au soi. Relèvent de cette théorie, les MAI qui affectent adolescents et enfants.

La thèse des protéines citrullinées

Lorsqu’une cellule vieillit, des molécules d’arginine participant de la structure des protéines sont converties en molécules de citrulline. Ce phénomène naturel qui concourt au renouvellement cellulaire et, par-là, à la régénération de l’organisme, a reçu la dénomination de citrullination.

Néanmoins, en cas de prédisposition génétique ou/et de facteurs stimulant la production de ces protéines citrullinées outre mesure, le système immunitaire ne les reconnaît plus que faisant partie du soi et élabore des anticorps ACPA.

Parmi les facteurs responsables : l’infection gingivale à Porphyromonas gingivalis, le tabagisme, le stérilet.

Comme il existe des arguments pour chacune de ces trois théories, il est vraisemblable qu’elles participent toutes deux de la genèse des MAI, sans néanmoins exclure d’autres mécanismes qui n’auraient pas encore été découverts.

L’implication des émotions et pensées négatives

Toute MAI évolutive, donc incurable, altère progressivement la qualité de vie du patient. Malgré les progrès thérapeutiques récents, sa douleur physique s’aggrave et son état de santé psychique se dégrade. Une souffrance psychologique précède l’émergence de la MAI et des poussées évolutives ; une souffrance qui participe de l’installation d’une certaine inflammation. Ainsi se crée un cercle vicieux. D’où l’intérêt des thérapies énergétiques (EFT, EMDR…) pour rompre cette hélice infernale.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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