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Sociologie du burn-out : ce qu'il faut savoir pour ne pas sombrer

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  • Sociologie du burn-out : ce qu'il faut savoir pour ne pas sombrer

«La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité », écrit l’OMS. Se sentir reconnu par ses pairs est une nourriture émotionnelle essentielle, indispensable à l’être humain, quelle que soit la tâche qu’il a à accomplir.

Pour parvenir à ce bien-être global et à cette harmonie, deux conditions doivent être impérativement remplies : la possibilité de donner le meilleur de soi et la reconnaissance du travail réalisé par la hiérarchie et le collège des pairs. Deux exigences qui sont rarement pourvues… Ce qu’une journaliste a récemment résumé de la façon suivante : « Le problème n’est pas médical, il est lié au travail ! »

Il est temps que souffle un vent apportant de profondes réformes. Toutefois, pour qui souffre d’une forme d’épuisement liée au travail, résumer le champ des solutions à l’attente d’une législation humaniste n’est pas un comportement sain, car non seulement la personne concernée n’en tire aucun soulagement, mais pire, elle s’interdit l’accès à ses ressources intérieures. C’est dire qu’il n’est pas question de « laisser sa souffrance […] au vestiaire » comme le préconise un chercheur et auteur d’un récent ouvrage très médiatisée.

La quête de sens, ce Graal

Les chercheurs en psychologie sociale l’ont bien compris puisqu’ils prônent actuellement la mise en place de mesures facilitant l’expérience de flow au cours de laquelle l’être humain ne fait qu’un avec l’action qu’il mène et atteint un sentiment de joie intense. Il ne fait pas, il est ce qu’il fait.

Cette notion reprend celle d’autotélisme, soit la capacité de s’accomplir par soi-même, d’agir en s’impliquant totalement. Chaque geste est une création, sans référence aucune avec le passé, dicté directement par la sagesse intérieure. Inspiré des religions orientales, repris et développé par le psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi, le concept d’expériences de flux fait aujourd’hui l’objet de nombreuses études. Sa définition n’est donc pas encore fixée. En voici toutefois ...

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