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Manger et boire sainement

Article paru dans le journal nº 95 Acheter ce numéro
  • L'alimentation holistique respecte sur de nombreux point le cahier des charges du régimes méditerranéen. L'alimentation holistique respecte sur de nombreux point le cahier des charges du régimes méditerranéen.

Bien se nourrir, ce n’est pas simplement choisir des fruits et légumes de saison « bio » issus d’une agriculture locale. On alimente son corps et son esprit par son environnement. L’air que l’on respire, les émotions que les événements du quotidien suscitent sont autant de « nourritures terrestres » que notre métabolisme doit assimiler. Pour le meilleur ou pour le pire. -Partie 2

C’est un fait : le régime occidental est source de maladies. En cause, son ultratransformation, sa richesse en certaines graisses, en sucres à indice glycémique élevé, en additifs et sa pauvreté en minéraux, vitamines et paravitamines. Afin de remédier à ce fléau, de nombreuses consignes sont proposées, reposant sur la recherche des aliments-santé et la culture des bonnes impressions, mais aussi, et c’est une notion encore peu connue, sur l’évitement des facteurs antinutritionnels. En voici, un bref exposé :

Alicament, aliment fonctionnel, aliment-santé, quésaco ?

Le terme alicament, né de la fusion des mots aliment et médicament, désignait initialement un nutriment introduit dans un aliment afin de prévenir ou de soigner certaines maladies ; puis, par extension, il en est venu à qualifier tout aliment dans lequel a été introduit un nutriment.

Alicament est donc aujourd’hui synonyme d’aliment fonctionnel.

D'autre part, un aliment-santé est riche en certains micronutriments propres à son individualité et dénué de polluants.

Jusqu’à l’avènement de l’ère industrielle, ce cahier des charges a été respecté par Dame Nature.

De nos jours, les agriculteurs pratiquant la culture et l’élevage biologiques ne peuvent que difficilement revendiquer ce statut car leurs produits sont moins denses en vitamines et minéraux, et contiennent parfois des traces de polluants.

Et nutraceutique ?

Primitivement, ce mot désignait toute substance naturellement présente dans un aliment, connue pour ses vertus bénéfiques à la santé humaine. Aujourd’hui, il dénomme tout « produit fabriqué à partir de substances alimentaires, mais rendu disponible sous forme de comprimé, de poudre, de potion ou d’autres formes médicinales habituellement non associées à des aliments, et qui s’est avéré avoir un effet physiologique bénéfique ou protecteur contre les maladies chroniques ».

Quid des facteurs antinutritionnels ?

Certaines substances naturellement présentes dans les végétaux ont des actions néfastes pour la santé humaine, surtout quand ces végétaux sont apportés en abondance et consommés crus. Exemples :

  • L’acide phytique qui chélate les minéraux et s’oppose ainsi à leur absorption intestinale.
  • Les lectines qui perturbent le métabolisme des glucides, ce qui lèse la muqueuse intestinale.
  • Les substances goitrigènes présentes dans les choux.
  • Les phyto-œstrogènes, perturbateurs endocriniens quand ils sont apportés en excès.

De plus, selon la vision holistique, il convient de prendre également en compte d’autres anti-nutriments, comme :

  • Les substances addictogènes : alcool, tabac, cannabis, cocaïne, etc.
  • Les activités addictogènes : jeu, sport à outrance, travail.
  • Les impressions négatives : informations diffusées par les médias, visionnage de films d’horreur…

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Consommer principalement des fruits et légumes de saison…

… de proximité et frais, issus de l'agriculture biologique ou biodynamique et les savourer immédiatement garantit une forte densité en micronutriments, davantage de saveur, donc plus de bonnes et belles impressions, et le respect du rythme saisonnier.

Préférer les produits semi-complets

Les céréales raffinées, appauvries en fibres et souvent enrichies en vitamines de synthèse, sont des aliments ­ultra-transformés dont on ne connaît pas l’impact sur la santé.

Quant aux céréales complètes, leur teneur élevée en fibres empêche l’absorption des minéraux qui sont alors éliminés dans les selles.

Privilégier les poissons sauvages

Si varier est indispensable, il est préférable d'opter pour les poissons riches en oméga-3 à ­longues chaînes, EPA et DHA : anchois, espadon, maquereau, pilchard, sardine, saumon, sprat, thon. Toutefois, afin de réduire au minimum les apports indésirables en métaux toxiques, préférer les spécimens de petite taille pour l’espadon, le flétan, le saumon et le thon.

Pour ce qui est des autres produits de la mer

Limiter la consommation des coquillages à une assiettée une fois tous les quinze jours : ne possédant pas d’organes d’élimination, ces animaux sont des collecteurs de métaux toxiques et de pesticides.

Ne consommer que des produits peu transformés

Refuser les aliments irradiés : épices non labellisées biologiques, feuilles de salades sous film plastique transparent…

Penser à complémenter les céréales par des légumineuses

Les céréales sont pauvres en lysine et les légumineuses en méthionine et tryptophane. La lysine, la méthionine et le tryptophane étant des acides aminés produits en quantités insuffisantes par l’organisme, les céréales et les légumineuses doivent donc être consommées préférentiellement ensemble, sinon au cours de la même journée. La complémentation est pratiquée depuis des millénaires, comme le riz et les lentilles, riz et soja, semoule et pois chiches, maïs et haricots rouges.

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Conserver les aliments dans des récipients en verre ou en acier inoxydable, dit 18/10

Renoncer aux barquettes en aluminium comme aux films dits alimentaires ; aux conserves métalliques dont l’intérieur est revêtu d’un film plastique ; aux plats préparés contenus dans des emballages plastiques.

Préférer les produits de la mer conservés en boîte métallique à ceux qui sont conservés surgelés dans des emballages plastiques : les oméga-3 rancissent plus vite au froid qu’au chaud ambiant ; au bout de trois mois dans un congélateur, ils ont perdu leur pouvoir bénéfique et sont devenus des facteurs de stress oxydatif.

Pour les conserves personnelles, quand c’est possible, les réaliser selon le principe de la lactofermentation, ce qui garantit la conservation des micronutriments et l’absence de produits toxiques rajoutés.

Respecter un certain équilibre dans la consommation des légumes crus et cuits

S’il est vrai que, lorsqu’on ne présente pas de pathologie digestive, le fait de manger crus la plupart des légumes délivre à l’organisme un maximum de vitamines et d’enzymes. Il est indispensable de cuire les légumes riches en agents antinutritionnels qui sont alors détruits.

Pour la cuisson, éviter tout appareil dont la température dépasse les 100 °C : les vitamines et les acides gras oméga-3 sont ainsi mieux conservés et la réaction de Maillard (le brûlé), connue pour accélérer le vieillissement, est quasiment nulle. Cela revient à utiliser préférentiellement un autocuiseur.

Limiter le sel de cuisine ou le remplacer par des alliacés, des herbes et des épices

En diminuant la consommation de sel, le risque évolutif de certaines affections se trouve significativement diminué. C’est notamment le cas de l’hypertension artérielle, des allergies1, des maladies auto-­immunes au premier rang desquelles, la sclérose en plaques.

En augmentant la consommation ­d’alliacés, d’herbes et d’épices, le pouvoir antioxydant de l’organisme se trouve nettement renforcé.

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Du côté des boissons

Pour l'essentiel, consommer de l’eau plate. Rarement celle du robinet du fait de sa teneur, à l’état de traces, de certaines impuretés malgré les traitements réalisés dans les stations d’épuration. En bouteille de verre si possible ! L’eau contenue en bouteille plastique recèle des microparticules de plastique en quantité non négligeable dont l’impact sur la santé est inconnu à ce jour, car non étudié. Plus ou moins minéralisée selon les besoins spécifiques du client.

Pour le reste, du jus de fruit et de légumes frais, du vin rouge biologique (un verre par jour), du café, du thé (vert ou noir), de la tisane (de fleurs d’hibiscus, de thym…) Comme pour l’eau, il est préférable de les consommer essentiellement en dehors des repas. De plus, elles ne doivent pas représenter la source principale d’hydratation : boire du thé pendant les repas ou en excès au cours de la journée, réduit de façon significative l’absorption intestinale des minéraux présents dans les aliments : chélatés – fixés par les fibres du thé – ceux-ci sont éliminés par les voies digestives.

Par ailleurs, les boissons alcoolisées sont réservées aux occasions festives ; les boissons naturellement ou artificiellement sucrées sont à limiter aussi, ainsi que les boissons énergisantes : on a observé chez la souris qu'une consommation régulière de ces boissons est responsable de syndrome métabolique, de diabète de type 2 et d’accidents cardiovasculaires2,3 !

Pour ce qui est de la table

N’utiliser que des plats en terre cuite émaillée ou en inox 18/10, et des couverts en acier inoxydable. Cela implique de renoncer à utiliser de façon trop régulière, d’une part, les verres et carafes en cristal : dès qu’elle est versée dans un récipient de cette qualité, la boisson s’imprègne d’une partie du plomb contenu dans le verre cristallin. Ainsi, si l’organisme peut gérer de façon épisodique la quantité de plomb contenue dans une flûte ou une coupe de champagne, il ne le peut avec le contenu d’un baby de whisky conservé dans une carafe de cristal pendant des semaines voire des mois. Et, d’autre part, les couverts en argent : leur usage régulier peut induire une intoxication progressive (argyrose) dont les principales manifestions sont la coloration bleue de la peau et une détérioration des fonctions rénales et cérébrales.

Plusieurs modes alimentaires respectent ce cahier des charges : les régimes méditerranéen, végétarien et Okinawa (semi-végétarien faible en matières grasses).

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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