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Apnée du sommeil et médecine complémentaire

Article paru dans le journal nº 34 Acheter ce numéro
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La constitution du SAOS est le fait de l’action conjuguée de plusieurs facteurs favorisants dont certains appartiennent aux modes de vie. L’origine de ces derniers réside dans l’ignorance ou la négligence. Quand on se pose les questions : « Où en suis-je de ma santé ? Ne serait-il pas bon que je consulte ? », il est indispensable de comprendre sa négligence avant d’entamer la moindre démarche. Pour ce faire, il est capital de se faire aider.

Plan de prise en charge

Aucun élément qui participe du SAOS n’est spécifique de celui-ci. De même, à ce jour, aucune tentative entreprise afin de cerner les personnes à risque n’a montré une précision suffisante.

Aujourd’hui, dans la grande majorité des cas, on s’accorde, pour affirmer ou infirmer le diagnostic, de s’appuyer sur un questionnaire d’évaluation du sommeil, une polygraphie nocturne et une étude parallèle de la saturation en oxygène du sang.

Le simple fait que le conjoint ait remarqué l’existence de pauses respiratoires durant le sommeil doit suffire à consulter dans les plus brefs délais.

Réduire le ronflement, oui, mais pas n’importe comment.

De nombreuses orthèses (dispositifs médicaux) sont en vente libre, chacune présentée comme très efficace. Certes, le ronflement peut être significativement réduit et le confort du partenaire de lit considérablement amélioré, mais est-ce réellement efficace vis-à-vis du risque cardiovasculaire ? Peu de travaux ont été menés dans ce domaine.

Une étude récente portant sur l’orthèse Narval CC (qui place la mandibule en bonne position) a conclu que son port régulier est efficace chez les sujets présentant un SAOS d’intensité modérée à sévère, qui refusent la VPPC ou qui lui sont intolérants. L’index IAH est réduit d’au moins 50 %. De conception et de fabrication assistées par ordinateur, ce dispositif est parfaitement adapté à la morphologie du patient. Il n’est disponible que sur prescription médicale.

Il existe des exercices quotidiens oropharyngés : avec la pointe de la langue, pousser contre le palais et propulser le corps de la langue vers l’arrière. Alors que la pointe de la langue reste collée aux incisives inférieures, coller le corps de la langue au plancher de la bouche et dire « A » par intermittence. Pratiqués à raison de 8 minutes/j, ils réduisent le nombre d’épisodes de ronflements nocturnes ainsi que leur niveau sonore – c’est une bonne chose pour le partenaire de lit –, mais ne modifient en rien l’IAH. Dommage !

Au cours du SAOS

L’adoption d’un régime alimentaire trop calorique et trop gras induit rapidement une altération de la flore intestinale dans sa composition, puis une élévation des chiffres tensionnels.

Deux mesures d’hygiène peuvent facilement être déclinées :

  • Quitter le régime alimentaire occidental pour l’un des modèles suivants : Atkins amélioré, méditerranéen ou végétarien.
  • Faciliter le retour à un microbiote intestinal sain en faisant une cure d’au moins quatre mois de symbiotiques (probiotiques associés à des prébiotiques).

Plus la teneur sanguine en vitamine D est basse, plus la sévérité du SAOS est marquée.

Il s’ensuit que, chez toute personne affectée de SAOS, un dosage sérique de cette vitamine devrait être systématique au moment même de la prise en charge médicale. Une complémentation adaptée devrait être prescrite en conséquence. De plus, des contrôles sanguins réguliers devraient être réalisés afin de vérifier si la concentration vitaminique est satisfaisante ou pas, et s’il faut ou non réadapter la posologie de la complémentation. Vitamine D3 : au moins 400 UI/j, toujours sous contrôle médical.

Chez une personne atteinte de forme modérée à sévère de SAOS, la sécrétion de deux neurotransmetteurs cérébraux est particulièrement perturbée au cours du sommeil.

Celle du GABA, impliqué dans l’apaisement des pensées et le ralentissement des fonctions physiques, est abaissée alors que celle du glutamate, générateur de stress bien connu, est sensiblement augmentée. Le cerveau ne peut donc ni se reposer ni se régénérer. Pire, il est soumis à une surproduction de radicaux libres. Il est donc exposé à une dégénérescence à plus ou moins long terme.

Il est capital de rétablir au mieux la régulation de ces deux neurotransmetteurs. Pour ce faire :

  • Prendre chaque soir en dehors du dîner : 750 mg de GABA.
  • Ainsi que de la curcumine, soit sous forme de curcuma (il faut au moins une cuillerée à café par jour, incorporée au plat principal du midi et du soir), soit sous forme de complément alimentaire (2 g/j).

La régulation de la ventilation est en grande partie sous la responsabilité de la sérotonine.

D’autre part, une sécrétion insuffisante de sérotonine est souvent retrouvée au cours du SAOS. Il est donc préférable de prendre également un extrait de Griffonia simplicifolia, riche en précurseur de la sérotonine, neurotrans-metteur essentiel à une bonne ventilation : 800 à 2,400 mg par jour pendant au moins deux mois, éventuellement renouvelable après avis médical.

Comme le sommeil est insuffisamment réparateur, le niveau de stress psychologique augmente progressivement et s’ajoute aux facteurs aggravant le SAOS. Pour diminuer cette éventualité :

Un complexe magnésien comprenant les deux fixateurs du magnésium (vitamine B6 et taurine). D-Stress ou Streas-Nut : 2 cp ou gélules 3 fois par jour les 6 premières semaines, puis 4/j en continu.

Se mettre au yoga, au tai-chi-chuan, au qi gong et autres techniques assimilées : la pratique quotidienne améliore la circulation de l’énergie dans les méridiens de santé et, par là, les différentes fonctions de l’organisme.

Méditer entre 10 et 20 minutes avant de s’allonger et de se laisser glisser dans le sommeil : l’endormissement et le sommeil sont alors de bien meilleure qualité.

La médecine traditionnelle chinoise

Elle considère le SAOS comme une accumulation d’humidité et de viscosités dont l’excès de masse grasse dans l’abdomen et dans le thorax est l’une des manifestations parmi les plus évidentes.

La stimulation de certains points d’acupuncture est susceptible de relever le niveau énergétique de la sphère pulmonaire avec, pour conséquences cliniques, une respiration plus ample, une diminution du terrain anxieux ainsi qu’une diminution des zones œdémateuses.

Par ailleurs, l’apprentissage de l’automassage de ces points permet à domicile d’en prolonger durablement les effets.

Enfin, elle recommande l’observation des trois principes suivants pour bénéficier du meilleur sommeil : penser peu, parler peu et manger peu !

Ouvrir la bouche face à un miroir :
le truc qui pourrait aider

Une équipe espagnole a récemment compris qu’il existait une relation entre la position de la langue par rapport au palais et la sévérité du SAOS exprimée par le biais de l’IAH. Cet outil appelé échelle de Friedman se décline comme suit :

Grade 1 : les amygdales, la luette et le voile du palais sont tous visibles.

Grade 2 : seuls la luette et le voile du palais sont visibles.

Grade 3 : seul le voile du palais est visible.

Grade 4 : seul le palais osseux est visible.

Interprétation : plus le grade est élevé, plus le SAOS est sévère.

Se regarder dans la glace pourrait ainsi être une bonne façon pour chacun de connaître son niveau de SAOS.

La curcumine, un agent très spécial

La curcumine posait question à la médecine occidentale car, très vite dégradée en milieu aqueux, elle est fort peu disponible pour l’organisme et probablement loin d’être aussi efficace que ce qu’une certaine tradition le proclame. Pour contourner ce problème, des chercheurs ont mis au point une forme galénique spéciale, protégée par un brevet. Cette précaution est probablement superflue : les diverses propriétés attribuées à
la curcumine ne sont pas les siennes, mais celles de ses produits de dégradation au nombre desquels l’aldéhyde, l’acide férulique et l’acide vanillique. Bien que ces métabolites soient eux-mêmes faiblement disponibles, c’est leur synergie qui leur donne la puissance thérapeutique et fait que le curcuma est utilisé en médecine ayurvédique depuis des temps immémoriaux.

À lire

Le nouveau régime Atkins

Eric C. Westman, Stephen D. Phinney,

Jeff S. Volek, Éd. Thierry Souccar, 2011, 20,25 €



 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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