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L’insuffisance rénale chronique, SOS bonne qualité de vie

Dossier réalisé avec le concours du Dr Naïma Bauplé et de Vittoria Siegel (conseil en médecine nutritionnelle).  rédigé le 27 février 2017 à 11h38
Article paru dans le journal nº 44 Acheter ce numéro
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On estime que 5 % de la population mondiale souffre d’insuffisance rénale chronique. Une pathologie dont la gravité est à la mesure du rôle clé que joue le rein dans notre organisme. En marge des traitements allopathiques classiques, des solutions intéressantes existent en médecine traditionnelle chinoise.

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L’insuffisance rénale chronique (IRC) est un des membres les plus actifs du club des tueurs de l’ombre, cet ensemble d’affections dont le diagnostic se fait le plus souvent de façon tardive, à un stade où les solutions thérapeutiques disponibles n’ont plus qu’une efficacité limitée. Comme le nombre de nouveaux cas annuels ne cesse d’augmenter depuis quelques décennies – tout particulièrement dans les pays ayant adopté le mode de vie occidental –, c’est une frange toujours plus importante de la population qui est concernée.

Parmi les très nombreuses causes possibles, la progression épidémique du surpoids occupe la première place. En effet, l’ensemble de ses complications (hypertension artérielle, diabète de type 2, vieillissement vasculaire accéléré) seraient responsables de la moitié des cas enregistrés.

Un risque double

On estime aujourd’hui qu’environ 5 % de la population mondiale souffre d’une maladie rénale susceptible d’évoluer en insuffisance chronique. Cela représente un peu plus de 370 millions de personnes en grand risque.

À l’âge adulte, la fonction rénale serait déficiente chez plus d’un individu sur 10. Ce qui, rapporté à la population française, équivaut à 2,5 millions d’hommes et de femmes (lire ci-contre).

Le risque de l’IRC est double : aggravation progressive jusqu’à faillite complète de la fonction rénale rendant nécessaire le recours à la dialyse et, peut-être, quelques années plus tard, avec beaucoup de chance, à une transplantation d’un rein sain provenant d’un donneur compatible, le plus souvent décédé de façon accidentelle ; détérioration parallèle des fonctions vasculaires exposant au danger d’accidents potentiellement mortels, infarctus du myocarde et accident cérébral, essentiellement.

Ce tableau des plus effrayants est celui de l’évolution la plus fréquente quand l’annonce du diagnostic n’est pas suivie d’une profonde remise en question du mode de vie. Principal responsable de ce désastre : la force des habitudes, qui empêche de penser par soi-même sur la base des informations dont on dispose et d’exploiter celles qui présentent un véritable intérêt.

Quoi qu’il en soit, l’adoption d’une hygiène saine est et restera une mesure préventive incontournable. Une autre consiste à choisir des médicaments allopathiques et d’éventuels remèdes naturels en s’assurant qu’ils ont une efficacité reconnue et que notre corps pourra les tolérer sans risque.

C’est à partir de ces éléments de réflexion que le présent article a été conçu, afin de permettre à chacun de conserver ses reins fonctionnels le plus longtemps possible.

De grandes disparités

L’insuffisance rénale ne touche pas de la même manière les hommes et les femmes, et sa prévalence diffère selon les régions du globe.

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En 2003, l’insuffisance rénale terminale (traitée par dialyse ou transplantation) affectait 841 personnes par million en Grèce, 865 en France, 918 en Allemagne, 1446 aux États-Unis et 1726 au Japon ! Une même variabilité était enregistrée entre les diverses régions françaises : 355 personnes par million étaient traitées par dialyse dans les Pays de la Loire, 450 en Rhône-Alpes, 501 en Île-de-France, 571 dans le Nord-Pas-de-Calais, 602 en Aquitaine, 675 dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, 917 en Martinique et 1181 à La Réunion ! De tous ces patients, 64,5 % étaient âgés d’au moins 60 ans et 58,4 % étaient de sexe masculin.

Situation actuelle en France

En 2014, 80 000 personnes (tous âges confondus) ont été suivies pour insuffisance rénale terminale. 56 % d’entre elles étaient alors traitées par dialyse tandis que les 44 % restants vivaient avec un greffon. La même année, 11 000 nouveaux cas ont été enregistrés et 3 241 transplantations réalisées.

Une légion de facteurs de risque

À eux seuls, le diabète sucré (de type 1 ou 2) et l’hypertension artérielle sont à l’origine de la moitié des cas d’IRC : ils entraînent en effet une inflammation et des altérations vasculaires à tous les niveaux de l’organisme.

Une multitude de causes

Quant aux autres causes possibles, leur liste est loin d’être définitivement établie, car, à ce jour, dans 15 % des cas d’IRC, l’origine de la maladie n’est pas connue. Quoi qu’il en soit, il est rare qu’un facteur soit à lui seul responsable de l’émergence de la pathologie : il est donc important de bien les connaître.

  • Trop faible ou trop forte consommation de sel par la mère pendant la vie intra-utérine.
  • Posologies médicamenteuses encore trop souvent imprécises chez l’enfant.
  • Alimentation de type occidental (trop de viande rouge, de sucres, de graisse de mauvaise qualité, de sel).
  • Surpoids, notamment si celui-ci s’est installé dès l’enfance.
  • Syndrome d’apnée du sommeil.
  • Mauvaise santé bucco-dentaire.
  • Constipation chronique.
  • Exposition prolongée à la pollution aérienne.
  • Polykystose rénale (maladie génétique héréditaire).
  • Hypertension artérielle pendant la grossesse, surtout si celle-ci a été accompagnée de pré-éclampsie ou d’éclampsie vraie.
  • Antécédent de calculs urinaires.
  • Calcul urinaire asymptomatique qui bloque l’élimination de l’urine.
  • Infections urinaires à répétition, surtout si elles concernent les reins.
  • Hypercholestérolémie.
  • Insuffisance coronarienne, artérite des membres inférieurs.
  • Maladies auto-immunes : néphropathie à IgA (maladie de Berger), polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, etc.
  • Psoriasis d’intensité modérée à sévère.
  • Tabagisme.
  • Antécédent personnel d’insuffisance rénale aiguë.
  • Antécédent familial d’insuffisance rénale chronique.
  • Exposition à des toxiques.
  • Prise exagérée (en quantité et/ou en durée) de médicaments délétères pour la fonction rénale :

– En l’absence d’IRC ou d’antécédent d’IRA : anti-inflammatoires non corticoïdes (aspirine, ibuprofène, célécoxib, etc.), diurétiques (furosémide), inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, ésoméprazole, pantoprazole, etc.).
– En cas de déclin rénal, posologie inadaptée : antibiotiques (aminosides, quinolones, sulfamides, vancomycine, etc.), antiviraux (acyclovir, indinavir, etc.), lithium, anticancéreux (carboplatine, cisplatine, gemcitabine, méthotrexate), immunosuppresseurs (acyclovir, tacrolimus).

  • Polymédicamentation égale ou supérieure à quatre produits par jour.
  • Contamination alimentaire par la mélamine.

Il faut aussi citer les agents susceptibles d’aggraver une IRC déjà installée ou un état général fragilisé, mais sans altération de la fonction rénale (par exemple, une insuffisance coronarienne isolée) :

  • Fibrillation auriculaire (trouble du rythme cardiaque).
  • Intervention chirurgicale sur les artères coronaires.
  • Produits iodés et certains sels de gadolinium (Omniscan®, Magnevist®, Multihance®) utilisés au cours d’une IRM ou de l’angiographie par résonance magnétique (ARM) : la néphropathie alors induite (3e cause d’insuffisance rénale à l’hôpital) aggrave à la fois la morbidité et le risque de décès prématuré.
  • Exposition au bisphénol A.

Comment éviter l’insuffisance aiguë

Même si, à la différence de l’IRC, l’IRA est habituellement réversible, elle est un facteur de risque d’IRC. Comme certaines de ses causes sont facilement évitables, il convient de bien les connaître pour les prévenir. En cas de déshydratation intense suite à une exposition prolongée à la chaleur, à un effort intense et prolongé, ou à une maladie infectieuse (fièvre, diarrhée, vomissements), il convient de se réhydrater régulièrement avec une eau riche en sel, remède anti-nausée naturel comme Ipeca 7 CH, 3 granules toutes les 20 minutes jusqu’à amélioration. Une autre cause possible est la réaction à certains médicaments, suite à une allergie connue ou à un surdosage : aspirine, autres AINS, paracétamol. Enfin, une exposition à des métaux toxiques (arsenic, bismuth, mercure, plomb, uranium) : respecter scrupuleusement les mesures de sécurité.

Chez l’enfant

La posologie des médicaments chez l’enfant exige des essais particuliers, car son corps n’a pas atteint la maturité fonctionnelle.

À ce jour, certaines recommandations manquent de précision et exposent à un surdosage. Ainsi, la ceftriaxone, prescrite aux doses indiquées, peut générer des calculs rénaux et une insuffisance rénale aiguë.

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