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L’alimentation, un élément central pour préserver vos reins

Article paru dans le journal nº 85 Acheter ce numéro
  • Une personne en ­surpoids présente 2,5 fois plus de risque d’insuffisance rénale terminale.Une personne en ­surpoids présente 2,5 fois plus de risque d’insuffisance rénale terminale.

Les reins filtrent et sans cette fonction essentielle, en cas d’insuffisance rénale notamment, l’organisme s’empoisonne avec ses déchets non excrétés. Mais prendre soin de ses reins, cela passe par la préservation de leur unité fonctionnelle : les néphrons. Si le recours à certaines plantes médicinales, à l’aromathérapie s’avère utile, l’alimentation reste la pierre angulaire de la prévention. - Partie 3

Protéger ses reins et leur unité fonctionnelle (les néphrons et leur glomérule) commence dès l’enfance. En effet, la première cause de l’insuffisance rénale terminale est liée au diabète de type 2 dans les pays développés, avec une proportion de la population qui augmente… et un âge qui baisse. Aussi, ne pas habituer les enfants aux sodas et autres sucreries relève du bon sens, et l’on y inclut les produits dits bio, qui restent riches en sirop de glucose et de fructose. Autres facteurs de risque d’ailleurs souvent liés au diabète T2 : le surpoids et l’obésité. Une personne en ­surpoids présente 2,5 fois plus de risque d’insuffisance rénale terminale, risque multiplié par trois chez les personnes obèses et par sept en cas d’obésité ­morbide. Ainsi pratiquer un exercice physique adapté et dès le plus jeune âge permet outre le bien-être articulaire, la régulation de la pression artérielle, de stabiliser son poids.

Il n’est pas assez dit que perdre 5 % de son poids permet aussi de baisser significativement la tension artérielle, l’hypertension figurant en bonne place des causes de l’insuffisance rénale chronique. C’est dire, si, au regard de l’ensemble de ces facteurs de risque, l’alimentation est centrale pour préserver sa santé globale et celle de ses reins en particulier.

Éviter les protéines en excès

Outre la consommation de sucre, il convient de limiter les apports en protéines. Toutes les recommandations de soins des néphrologues le disent : ce qu’il faut baisser en priorité en cas d’insuffisance rénale, ce sont les protéines animales et végétales (dans une moindre mesure) car ce sont des macromolécules. Pour décomposer ce nutriment complexe, le rendre assimilable par l’organisme afin qu’il puisse franchir les pores des microvaisseaux, le glomérule fonctionne en surrégime : c’est l’hyperfiltration glomérulaire. Or, si les repas s’enchaînent avec l’arrivée permanente de ces macromolécules, les néphrons et leur glomérule s’épuisent.

Aussi dès qu’un patient est atteint ­d’insuffisance rénale, le taux de protéines doit être ramené entre 0,3 g et 0,7 g maximum, par kilo de poids corporel et par jour, tandis que les recommandations pour la population sont de 0,8 g par kilo. Ce qui signifie, par exemple, qu’une personne de 70 kg souffrant d’insuffisance rénale modérée ne devrait pas dépasser 0,5 g de protéine par kilo et par jour, voire moins selon son contexte médical. Elle ne consommera pas plus de 35 g de protéines par jour, soit l’équivalent de 120 g d’une escalope de poulet (32 g de protéines en moyenne) ou 50 g de saumon frais (34 g de protéines), sachant que la quasi-totalité des aliments en contiennent : un yaourt de 125 g, c’est environ 5 g, qu’il faut ajouter au total quotidien. À l’appui de ces recommandations faites par les sociétés savantes, les études menées dans les « zones bleues » – où les habitants vivent en bonne santé jusqu’à un âge très avancé – montrent que les végétaux sont le noyau central des repas en Sardaigne ou sur l’île d’Okinawa agrémentés de multiples ingrédients et épices. Et sans être végétarien, les produits animaliers sont consommés en quantités minimes et servent d’accompagnement et non de plats.

Par ailleurs, il faut aussi rappeler que s’il est important de s’hydrater, boire tant et plus n’est pas la panacée pour les reins. Si l’arme hydrique est efficace ponctuellement dans le cas des infections urinaires comme la cystite, boire plus que nécessaire ne protège ni n’entretient les reins en forme. Enfin, parmi les ennemis des reins, notons, certains médicaments (bien lire la notice), à commencer par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) de type ibuprofène qu’il convient d’éviter autant que possible.

Le régime méditerranéen améliore la santé rénale

A rebours de l'alimentation utltra-transfomée, le régime méditerranéen chérit les produits bruts, fruits et légumes crus ou cuits, fruits secs et légumineuses, avec peu de viande ou de poisson. Il a démontré son efficacité pour lutter contre de multiples affections (maladies cardio-vasculaires, hypertension) au cours des années 1990. Stépane Burtey, néphrologue et professeur à l'unversité d'Aix-Marseille, rappelle que pour la santé des reins « la meilleure chose à faire est de se rapprocher du régime méditerranéen ». Certes, il est plus simple d'habiter sous les latitudes méditérranéennes permettant d'avoir toute l'année de végétaux frais, mais sous le climats tempérés, chaque saison apporte un choix : carotte, navet, artcihaut, aubergine, courgette, tomate, concombre, radis, endive, pomme de terre, fenouil, choux, épinard, oignon, ail, pomme, poire, raisin.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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