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Les approches naturelles du cancer de la prostate

Article paru dans le journal nº 25 Acheter ce numéro

Le cancer de la prostate ne se soigne pas comme l'adénome de la prostate. Il existe très peu de compléments alimentaires qui aient démontré une action ciblée sur le cancer de la prostate et ceux qui existent sont quasi-introuvables en France. Il n'en reste pas moins que certains nutriments pourront diminuer sensiblement l'emprise du cancer. Sans oublier une dimension essentielle dans tous les cancers, mais encore plus lorsqu'il s'agit du cancer de la prostate, la dimension psychologique.

Un soutien psychologique est indispensable

Apprendre qu’on est atteint de cancer induit un stress énorme. La façon plus ou moins embarrassée du médecin à répondre à la question du pronostic en génère un autre, souvent bien pire.
Le décès par une autre cause que le cancer au cours des premiers mois qui suivent l’annonce du diagnostic est élevé, principalement par accident cardiovasculaire et suicide .

Sans l’aide d’un thérapeute aguerri dans le suivi de patients atteints de maladies chroniques (peu importe la méthode, gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, thé-rapie centrée sur la personne, etc.), l’imagination conduit inexorablement à l’élaboration des pires scénarios et à un état de panique permanent ou à la négation de la gravité de la situation. Et dans un extrême comme dans l’autre, à l’accentuation du stress (psychologique et oxydatif), à l’épuisement des systèmes de défense de l’organisme (déjà considérablement affaiblies) et à une accélération du processus évolutif de la maladie.
Voici quelques points sur lesquels l'attention doit particulièrement porter.

Non à la dictature du pronostic !

S’il est établi que certains cancers sont plus agressifs que d’autres, apprendre qu’on n’a que peu de chances d’être encore en vie cinq ou dix ans après l’annonce du diagnostic n’est pas une condamnation en soi.
Certes, c’est un défi de taille que de faire le pari d’être parmi ceux qui dépas-sent l’épreuve, mais cela n’est pas impossible puisqu’un certain nombre de patients y parvient déjà.

  • Constituer une équipe qui fait tout pour gagner

Chacun est sensible - au moins de façon subconsciente - à la qualité des messages (paroles et attitudes) envoyés par tout interlocuteur, et plus particu-lièrement quand celui-ci est un soignant.
Il est donc capital de ne s'entourer que de personnes qui, sans refuser l'éventualité de la mort, sont porteurs d'amour, de compassion, de calme et de clarté. Leur qualité d'être est un élément essentiel de leur pouvoir guérisseur, autant que leur savoir et leur savoir-faire.

  • Apprendre à rendre précieux chaque instant

Quelle que soit la durée de vie qu'il reste à vivre, tout événement dramatique est un rappel à soi : "Quelles sont les choses que j'ai toujours voulu réaliser et que je n'ai pas encore faites ?" ce qui oblige à faire le tri entre l'essentiel et le superficiel. La liste des besoins et aspirations ainsi identifiés devient la feuille de route pour les années à venir : il suffit pour cela de commencer par le but qui exige le moins d'effort, puis de continuer par celui qui en demande juste un peu plus et ainsi de suite.

  • Partir de la réalité

Les émotions et les pensées négatives sont un véritable poison. Comme il est difficile de s'en débarrasser, il est nécessaire d'acquérir une certaine hygiène, une certaine discipline.
Le protocole des cinq questions élaboré par le psychiatre américain Maxie C. Maultsby (un des élèves d'Hans Selye, l'inventeur du concept de stress) et repris avec succès par le Dr Carl Simonton pour accompagner les cancéreux, est un outil remarquable.
Chaque fois qu'on ne se sent pas bien, relever la pensée qu'alors on entretient puis la passer au crible des questions suivantes :

  1. "Ma pensée, ma croyance est-elle basée sur un fait objectif incontournable ?"
  2. "Ma pensée, ma croyance m’aide-t-elle à protéger au mieux ma vie et ma santé ?"
  3. "Ma pensée, ma croyance m’aide-t-elle à atteindre au mieux mes buts à court, moyen et long termes ?"
  4. "Ma pensée, ma croyance m’aide-t-elle à résoudre mes conflits les plus indésirables ?"
  5. "Ma pensée, ma croyance m’aide-t-elle à ressentir ce que je veux ressentir ?"

Si la réponse est "Non !" à au moins 2 de ces 5 questions, on considère que la pensée est malsaine et qu’elle doit être transformée à partir de faits objectifs que chacun peut facilement vérifier, soi comme son propre entourage.
Lors ceci est fait, la nouvelle croyance est passée elle aussi à l'épreuve des cinq questions jusqu'à ce qu'elle réponde aux critères de santé.

Dès lors, chaque fois que l'ancienne croyance revient et se fait pressante, refaire tout le processus décrit ci-dessus permet de ressentir la puissance destructrice de cette pensée et de décider de lui tourner le dos en se reliant de plus en plus fortement avec la nouvelle croyance. Peu à peu, d'autres impressions s'installent en soi, plus calmes, plus saines.

Adopter un mode de vie le plus sain possible

L’hygiène de vie recommandée dans le cadre de la prévention est aussi valable au niveau curatif car, parmi les aliments conseillés, beaucoup renferment des substances qui facilitent l’élimination des cellulaires cancéreuses en les obligeant à se suicider (comme elles auraient normalement dû le faire dès l’apparition d’anomalies graves en leur sein : phénomène dit d’apoptose). Par exemple :

  • L’inositol hexaphosphate (IP6) présent dans les fibres de nombreux fruits et légumes .
  • L’oléocanthal contenu dans l’huile d’olive vierge .

De même, augmenter son activité physique réduit l’éventualité de mourir de ce type de cancer. Trois heures par semaine d’exercice vigoureux suffisent pour freiner l’expression des gènes impliqués dans l’initiation et la progression de la maladie .

A l’opposé, conserver les mauvaises habitudes accélère le processus évolutif de la maladie. Ex : continuer à boire du lait entier stimulerait la prolifération du cancer .

Demander conseil pour une complémentation adaptée

De nombreux micronutriments et extraits naturels de plantes ont une action favorable sur le cancer de la prostate. En voici quelques uns :

  • Le DIM  (3,3’-diindolylméthane) est une molécule issue de la digestion de l'indole-3-carbinol, trouvé dans les légumes crucifères comme le brocoli, le chou de Bruxelles ou le chou. Il inhibe l’action des enzymes impliquées dans la prolifération des cellules cancéreuses prostatiques  et induirait la mort des cellules atteintes. Il existe des gélules concentrant les principes actifs du brocoli (voir le carnet d'adresse).
  • La phycocyanine, pigment de la spiruline, induit elle aussi l’apoptose des cellules cancéreuses et permet de diminuer la posologie de la chimiothérapie et la sévérité de ses effets indésirables .
  • Le curcuma en complémentation diminue le risque de métastases .
  • Le resvératrol s’oppose à la prolifération cellulaire et accélère le vieillissement des cellules cancéreuses. De plus, il augmente la sensibilité de la tumeur à la radiothérapie .

Vu l'enjeu, se complémenter soi-même est à proscrire. Seul un médecin est habilité à établir et à suivre ce type de traitement complémentaire.

Les médecines traditionnelles au secours de la médecine moderne

Le Phellinus linteus, champignon utilisé en médecine traditionnelle chinoise a fait l’objet depuis 2004 de six études selon les critères scientifiques de l’Occident. Toutes concluent que, si les extraits de ce champignon ne peuvent prévenir le cancer de la prostate, ils sont par contre capables d’en provoquer la régression en induisant l’apoptose des cellules malades. Le tout sans effet indésirable notable !
Malheureusement, la généralisation de ce traitement à tous les patients atteints de cancer de la prostate n’est pas encore prévue et le produit est quasiment introuvable en France.

Deux autres champignons régulièrement préconisés en Chine présentent aussi des propriétés anticancéreuses intéressantes : Coriolus versicolor et Ganoderma lucidum, tout aussi difficiles à trouver.

De même, des extraits de plantes intéressent actuellement un certain nombre de chercheurs : Boswellia serrata, Boswellia carterii, Astragalus membranaceus, Paeonia lactiflora.

Plusieurs études menées in vitro à la fin de la dernière décennie ont établi qu'un extrait de B. serrata non seulement empêche les cellules cancéreuses de se multiplier mais aussi facilite leur élimination en provoquant leur apoptose (suicide).   

Pour qui est intéressé par cette voie, le mieux est de se rapprocher d’un praticien en phytothérapie traditionnelle (chinoise, indienne ou coréenne) autant pour ce qui est de l’élaboration de la formule la mieux adaptée au cas particulier que pour le suivi de la posologie de celle-ci en fonction de l’évolution constatée.

Autres approches possibles

En cas d’incontinence urinaire :
Le biofeedback, dont le but est de rétablir ou de renforcer la relation entre corps et esprit, permet de retrouver le contrôle de la vessie dans un certain pourcentage de cas, surtout si cette démarche est initiée précocement.
Par contre, lorsque le problème dure depuis un an ou plus, la thérapie cognitive et comportementale réduit le nombre des épisodes de fuite mieux que le biofeedback au bout de seulement 8 semaines de pratique .

En cas de déprivation en testostérone, l’acupuncture est susceptible d’induire un soulagement durable des bouffées de chaleur, des palpitations et de l’anxiété associée.

 

Carnet d'adresse:

La Vie Naturelle:

 

 

Les portes d'Antigone - Bat. B
71 place Vauban
34000 Montpellier
Tél. : 0 800 404 600
Site : www.la-vie-naturelle.com

 

Références :

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En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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