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Les traitements conventionnels ne résolvent rien

Article paru dans le journal nº 9 Acheter ce numéro

Aucun des traitements conventionnels n’est capable de faire disparaître définitivement un psoriasis. Ils peuvent tout au plus faire régresser les lésions, mais aussi retarder la survenue de nouvelles poussées. Mais il demeure toujours une ou deux lésions quelquefois très minimes.

Le choix du traitement dépendra de la gravité et de l’extension du psoriasis.

D’une manière générale, la médecine conventionnelle propose des traitements locaux qui sont utilisés au niveau des plaques : diverses crèmes, pommades, gels, lotions, shampoings. Ils sont indiqués en cas de psoriasis modéré, c’est-à-dire qui couvre moins de 15 % de la surface du corps. Ces remèdes contiennent soit :

  • De l’ichtyol, de l’acide salicylique (vaseline salicylée à 5 ou 10 %) ou de l’urée. Ces traitements ne sont pas à proprement parler des solutions contre le psoriasis mais ils permettent de nettoyer les lésions cutanées des squames épaisses, mettant à nu une peau érythémateuse plus ou moins suintante.
  • Des bains émollients : ils sont présentés sous forme de savon (marques Caditar, Avennoderm, Polytar…) qui réhydratent la peau sèche et rugueuse des plaques. Ces produits permettent également de diminuer les démangeaisons.
  • Des corticoïdes. Ils constituent le traitement le plus efficace contre l’inflammation des lésions. Ils diminuent aussi la multiplication cellulaire. Mais leur usage prolongé expose à un hypercorticisme identique à une prise de cortisone orale. De plus, un effet « rebond » (reprise brutale de l’éruption), est possible surtout en cas d’arrêt brutal du traitement.
  • Des analogues de la vitamine D3, comme le calciprotiol (Daivonex), qui vont entraîner le blocage de la division cellulaire, régulant ainsi le développement anarchique de la peau chez les personnes psoriasiques. Les effets négatifs de ce traitement sont bien moins nombreux qu’avec les pommades ou les crèmes à la cortisone. Cependant, leur action est nettement plus lente. Il est donc fréquent que les médecins associent les corticoïdes aux analogues de la vitamine D3, en cas de forte poussée ou en cas de résistance au traitement.
  • Du rétinoïde qui est un dérivé de vitamine A, le Zorac (tazarotène). Il régularise les cellules perturbées de l’épiderme. Son action est lente. Il peut donc être associé à la cortisone au début du traitement. Il convient toutefois de bien se laver les mains après son application. Ce produit est contre-indiqué aux femmes enceintes ou à celles qui allaitent.

Dans les cas plus étendus

D’autres traitements seront proposés dans les cas étendus. Ils sont souvent efficaces mais ont tous leur revers.

  • L’héliothérapie : c’est un traitement médical par exposition au rayonnement solaire qui est immédiatement efficace sur le psoriasis. Il est préférable de réaliser des expositions courtes et fréquentes plutôt que prolongées qui risqueraient d’induire à la longue coups de soleil, vieillissement de la peau et apparition de cancers cutanés.
  • La PUVAthérapie : des séances d’ultraviolet A (UVA) sont efficaces dans 60 à 80 % des cas. En cas de résistance, il faudra avoir recours à des séances d’ultraviolet B (UVB) associées à la prise de psoralène (substance issue de la bergamote, qui améliore la photosensibilisation). Mais le risque de cancérisation de la peau doit faire limiter l’usage et l’intensité de ces séances.
  • Le laser Excimer : c’est un appareil qui émet un rayon d’UVB uniquement au niveau des plaques, respectant ainsi la peau saine. Il n’est toutefois indiqué que lorsque le psoriasis est limité à quelques plaques et non pour les cas les plus étendus.
  • Les cures thermales : notamment la cure effectuée en mer Morte avec des bains d’eau très salée et l’application de boues. Ces traitements ont une action anti-inflammatoire, calmante et cicatrisante. Ils sont excellents autant pour le physique que pour le moral. L’effet bénéfique de la cure dure un temps variable selon les personnes. Il semble que les sels de la mer Morte ne produisent pas le même effet lorsqu’ils sont dissous dans une simple baignoire.
  • La prise de rétinoïde oral : elle est indiquée dans les cas de psoriasis sévère, notamment ceux qui sont étendus à l’ensemble du corps. Mais les complications peuvent être graves : sécheresse de la peau et des muqueuses, risque de malformations en cas de grossesse, dépressions avec suicide… Il ne doit pas être administré en cas de grossesse, ni dans les trois années la précédant, ce qui en fait un produit difficile à prescrire aux jeunes adultes.

Dans les formes qui résistent aux traitements

Pour les formes les plus graves, la médecine conventionnelle propose de la « grosse artillerie », les immunosuppresseurs

  • Méthotrexate surtout en cas de rhumatisme, ou d’atteinte des ongles… Les effets secondaires sont importants : atteinte de la moelle osseuse, du foie et des poumons.
  • Cyclosporine, est indiqué en cas de résistance au méthotrexate. Il induit également de nombreux effets secondaires.

Nouveaux traitements

  • Les anti-TNF-alpha : adalimumab (Humira), étanercept (Enbrel), infliximab (Remicade) dans le psoriasis en plaques, modéré à sévère ainsi que pour le rhumatisme psoriasique.
  • Un anticorps monoclonal anti CD11, l’efalizumab (Raptiva), bloque l’action des lymphocytes T et des cytokines.
  • Un immunomodulateur : l’alefacept…
  • La carbamazépine (Tégrétol)

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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