Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Risque cardio-vasculaire : passez en mode prévention

Article paru dans le journal nº 62 Acheter ce numéro
  • Un coeur léger bat plus longtempsUn coeur léger bat plus longtemps

D’après le ministère de la Santé, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et la deuxième en France avec 140 000 morts par an, juste après les cancers. D’où la nécessité, malgré les progrès de la médecine allopathique, de bien connaître les facteurs de risques et les méthodes de prévention les plus adaptées.

L’approche des problèmes cardio-vasculaires par la médecine conventionnelle, aussi calibrée et précise qu’elle se prétende, est malheureusement très insuffisante. En effet, elle ne prend en considération qu’une infime partie des facteurs de risque et expose à de nombreuses pathologies – notamment cardio-vasculaires – du fait de la toxicité de certains médicaments auxquels elle a régulièrement recours.

Le caractère criant d’une telle inadéquation n’échappe pas aujourd’hui au public, qui cherche à vivre le plus longtemps possible en bonne santé physique et psychologique, et à bénéficier d’une fin de vie aussi courte et confortable que possible.

Pourtant, quand il est interviewé, ce même public peine à mettre les mots justes sur l’origine du malaise, du mal-être qu’il ressent. Cela tient au fait qu’il a perdu la notion de ses besoins essentiels, dont la satisfaction est indispensable pour qu’existence rime avec épanouissement de soi.

Quels sont les « nutriments » nécessaires à l’humain ?

En premier lieu, bien évidemment, il lui faut des aliments solides et liquides, frais, riches en vitamines et minéraux, le moins transformé et le moins pollué possible. Ensuite, un air intérieur et extérieur le plus pur possible. Enfin, il ne doit pas hésiter à chercher le « beau », (en général et comme il l’entend, le combat est esthétique), car de la qualité de ses relations, de ce qui l’entoure, de ce qu’il lit ou écoute, dépend celle de ses émotions, et par voie de conséquence, celle de ses comportements envers lui-même et autrui.

Occulter cette troisième catégorie de « nutriments », c’est renier le fait que, quelle que soit la culture à laquelle on appartient, le cœur reste le siège des émotions et des sentiments. Et que le courage est ce comportement noble qui consiste à agir avec cœur, avec l’amour de qu’on fait. Pour la beauté du geste. Tant qu’il ne sera pas redonné à cet organe sa véritable place, « au cœur de la vie », toute prétention de prévention est vouée à l’échec. C’est dire la nécessité de reconsidérer chacune des relations que l’on entretient, avec soi-même, avec les autres et, enfin, avec la vie elle-même.

Même si, faute de place, il ne nous est possible d’aborder dans ce dossier que la prévention primaire (avant tout accident cardio-vasculaire), intégrer à sa vie la majorité des conseils donnés dans les pages qui suivent est recommandé. Sous le contrôle, toutefois, d’un médecin versé à la nutrithérapie ou à la naturopathie dès lors que l’on présente un terrain à risque ou que l’on a déjà été frappé par un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. Faites de belles et bonnes découvertes.

D’une génération à l’autre

Comme celui du cancer, de la dépression et de bien d’autres pathologies, le risque cardio-vasculaire se transmet d’une génération à l’autre. Dès qu’il est connu des individus concernés, il génère en eux un sentiment de fatalité à l’origine d’un bouleversement intérieur durable.

Celui-ci est autant psychologique – sensation de profonde injustice, colère, anxiété de tous les instants – que physique – dérèglement du système de régulation du stress avec risque d’épuisement à plus ou moins long terme de tous les moyens de défense de l’organisme.

Le terrain n’est pas synonyme de fatalité

Si certains gènes transmettent bien une prédisposition à telle ou telle maladie, il est cependant rare que cela suffise pour que cette maladie se manifeste. Dans la grande majorité des cas, il faut que d’autres facteurs de risque rejoignent la prédisposition pour créer un terrain favorable au développement de ladite maladie.

Toutefois, comme certains de ces facteurs complémentaires peuvent être transmis d’une génération à la suivante par le biais de modifications épigénétiques, le risque de maladie à un âge plus jeune augmente d’autant. Heureusement, à la différence des mutations génétiques que la médecine actuelle ne sait pas encore modifier, les modifications épigénétiques sont réversibles.

Notions d’épigénétique

La programmation qui conduit de la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde à la constitution d’un nouvel être humain est inscrite dans l’ADN contenu dans le noyau de cette première cellule. L’ADN humain comporte environ 22 000 gènes. Si certains sont actifs, la grande majorité restante est silencieuse.

L’expression et la répression des gènes sont régulées par des interrupteurs, dont le fonctionnement est identique à celui des interrupteurs électriques. Cette mécanique complexe permet à l’organisme de s’adapter au mieux aux changements incessants de son environnement, dans la limite de ses possibilités.

En cas de danger, le corps sécrète du cortisol et de l’adrénaline afin de mobiliser le maximum de ses réserves énergétiques avant de fuir, de combattre ou de rester immobile tout en étant vigilant. Lorsque le danger est écarté, la sécrétion d’hormones de stress est stoppée.

Empreinte environnementale

Cette régulation passe par les récepteurs aux hormones de stress situés à la surface des cellules, récepteurs eux-mêmes régulés par l’empreinte environnementale exercée sur les gènes (l’épigénétique). Ainsi, après exposition à un danger, le niveau de stress revient rapidement à la normale chez un raton qui a toujours bénéficié de la présence de sa mère, alors qu’il reste élevé chez un raton qui a été séparé durablement de sa mère.

En d’autres termes, le sentiment de sécurité favorise un bon fonctionnement de la sécrétion hormonale, tandis que le sentiment d’insécurité permanente s’oppose au retour à la normale. Au plan épigénétique, le gène responsable du fonctionnement du récepteur cellulaire est fonctionnel dans le premier cas, et bloqué sur un mode d’hyperfonctionnement dans le second.

Toute intervention est bonne

Les propositions naturelles faites au cours des pages suivantes ont toutes un effet transgénérationnel. La priorité doit cependant être donnée à la résolution des FRCV psychologiques, car celle-ci permet non seulement un retour plus rapide à un niveau normal de stress, mais aussi l’adoption plus facile des autres mesures d’hygiène.

Quelques exemples d’interventions

  • Pendant la grossesse, et tout particulièrement au cours du dernier trimestre, avoir une activité physique régulière et vivre à distance des aires de pollution atmosphérique protège la progéniture d’une augmentation des chiffres tensionnels dès l’enfance.
  • L’éviction du bisphénol A de l’alimentation protège les cellules cardiaques du nouveau-né d’une exagération de la variabilité du rythme cardiaque.
  • L’EMDR libère les descendants de l’état de stress post-traumatique transmis par les aînés. Le sentiment de fatalité incontournable, lié à la fidélité familiale inconsciente, est ainsi rompu.

 

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique EMDR épigénétique maladies cardiovasculaires

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous