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Causes et facteurs de risque
de l’hypertension artérielle

Article paru dans le journal nº 66 Acheter ce numéro
  • Causes et facteurs de risque de l’hypertension artérielle

Pour la grande majorité des personnes touchées par l’hypertension artérielle, la maladie résulte d’une accumulation de facteurs et non d’une pathologie lourde précise. Mais pour éliminer les causes exerçant une influence, encore faut-il les identifier. Voici une liste des plus courantes.

C’est par la régularité de petites habitudes (bonnes) que l’on a, en toute logique, le plus de chances de retarder le développement de l’hypertension ou d’y échapper. Voyons, dans le détail, les influences et facteurs de risques – certains pouvant être modifiés.

  1. Le surpoids et l’obésité comptent parmi les facteurs influençant la montée de la tension. Plus l’indice de masse corporelle (IMC) est important, plus le risque d’hypertension est présent. A contrario, une personne hypertendue voit les chiffres s’améliorer si elle arrive à perdre du poids.
  2. Les hommes ont tendance à devenir hypertendus plus tôt dans leur vie que les femmes, et ces dernières, lorsqu’elles sont également sujettes à l’HTA, présentent moins de problèmes associés que leurs congénères masculins.
  3. L’hérédité, longtemps considérée comme un facteur de risque important, est aujourd’hui remise en question. En effet, de multiples raisons peuvent fausser cette appréciation, comme des habitudes de vie répétées d’une génération à l’autre et dont on reconnaît maintenant l’influence sur l’épigénétique.
  4. Le vieillissement fait partie de cette liste, c’est même l’une des influences les plus ­classiques. En effet, plus le temps passe et plus les parois des artères perdent leur souplesse et leur élasticité. Il s’agit d’un phénomène physiologique normal, mais qui peut être accéléré par certaines habitudes. Ce faisant, les vaisseaux sont de moins en moins capables d’absorber les variations de pression dues à l’éjection du sang par le cœur. Il en résulte une hausse de la tension.
  5. Le tabagisme augmente le risque de mortalité des personnes hypertendues. Par ailleurs, la consommation de tabac est très agressive (par plusieurs mécanismes) pour les parois vasculaires, et favorise la perte de souplesse artérielle, précipitant ainsi les effets circulatoires du vieillissement. Par exemple, chaque cigarette, par sa production de radicaux libres, oblige l’organisme à sacrifier environ 25 mg de vitamine C (antioxydante). Or celle-ci est indispensable à la synthèse de collagène et d’élastine, qui eux-mêmes permettent l’entretien des parois circulatoires. La vitamine C étant thermosensible (altérée par la chaleur, donc beaucoup moins présente dans les aliments cuits, voire absente) et non stockable dans le corps humain, on comprend vite qu’en fumant plusieurs cigarettes par jour, on se retrouve rapidement en carence.
  6. L’origine ethnique fait aussi une différence : les personnes d’origine africaine sont plus sujettes à l’hypertension que les Occidentaux. De plus, avec une hypertension en place, elles ont quatre fois plus de risque de mortalité des suites de l’HTA.
  7. La surconsommation de sel, l’un des facteurs les plus connus, possède une influence importante. Plus vous salez, plus le risque d’hypertension augmente. On devine ici que l’habitude des industriels de l’agro-alimentaire de forcer sur la dose de sel dans leurs produits transformés – c’est un exhausteur de goût et, comme il retient l’eau, il alourdit le plat à moindre coût, intérêt économique oblige – ne joue pas dans le bon sens pour notre santé.
  8. Le stress, par la sécrétion de cortisol et le ­déséquilibre neurovégétatif qu’il entraîne, va pousser la tension artérielle à la hausse. Dans un premier temps, l’hypertension sera labile (hausse sous le coup d’un stress puis redescente), mais si ce phénomène intervient trop souvent et sur trop longtemps (plusieurs années), il favorisera l’installation d’une HTA permanente.

Quelles substances éviter ?


Certains médicaments et substances peuvent encourager le développement d’une hypertension artérielle. C’est le cas des vasoconstricteurs nasaux (sprays contre le rhume), des glucocorticoïdes, de l’alcool, de certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène, etc.) et même de la pilule contraceptive œstrogénique.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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