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Hypertension artérielle :
la force des plantes

Article paru dans le journal nº 66 Acheter ce numéro
  • Hypertension artérielle : la force des plantes

Sans que la liste ne soit exhaustive, nous allons souligner ici l’intérêt de quelques remèdes naturels à l’HTA, en détaillant un peu leur mode d’action et le type de ressorts sur lesquels ils peuvent agir.

Allicine, oleuropéine et arginine : des composés qui soigent

Parmi les grands classiques à l’action hypotensive, on trouve l’ail (Allium sativum) et l’olivier (Olea europaea). Ils contiennent des composés exerçant un rôle bénéfique dans la prévention ou la réduction de l’hypertension.

Par exemple, l’allicine contenue dans l’ail génère, au cours de sa métabolisation, des molécules fortement antioxydantes qui réduisent l’attaque des parois vasculaires par les radicaux libres – luttant, par là même, contre le développement de l’artériosclérose.

L’olivier, quant à lui, contient de l’oleuropéine, qui est capable de favoriser l’élasticité et la capacité de dilatation des artères – entraînant ainsi un effet hypotenseur.

En matière de nutrithérapie, on peut aussi agir sur la vasodilatation avec des remèdes comme l’arginine, un acide aminé. Avec pour conséquence, là aussi, une baisse de la tension artérielle.

Ces plantes qui nous détendent

Chez les personnes sujettes à l’hypertension labile par distorsion nerveuse, une aide efficace peut être apportée par la phytothérapie sédative, c’est-à-dire par des plantes dites sympatholytiques : elles réduisent l’activité de la branche orthosympathique du système neurovégétatif, favorisant un état de détente et une baisse de l’état d’alerte physiologique (par une vasodilatation des artérioles, une baisse de la sursécrétion surrénalienne possible en cas de stress et autres effets combinés).

Dans cette catégorie se situent l’aubépine (Crataegus oxyacantha ou Crataegus monogyna), la passiflore (Passiflora incarnata), la mélisse (Melissa officinalis), la valériane (Valeriana officinalis), la ballotte (Ballota nigra), le mélilot (Melilotus officinalis), le tilleul (Tilia tomentosa), etc.

Cependant, chacune d’elles possède des facettes secondaires qui la feront préférer ou proscrire pour telle ou telle personne. Ainsi, l’aubépine sera particulièrement indiquée en cas de tachycardie d’origine nerveuse ; la passiflore concernera plutôt les conséquences d’un choc émotionnel récent ; et la mélisse exercera, elle, une influence ciblée sur les terrains anxieux à somatisation spasmodique digestive.

Le mélilot, quant à lui, soulagera les personnes sujettes au mauvais retour veineux par son effet anticoagulant (présence de coumarines), mais sera contre-indiqué en cas de prise de médicaments à l’effet similaire. Vous l’aurez compris, pour vous orienter vers le choix le plus judicieux, demandez conseil à un thérapeute compétent.

Focus sur l’aubépine

De son nom botanique Crataegus oxyacantha, l’aubépine est une plante majeure pour normaliser la tension, en particulier s’il y a une composante nerveuse dans son étiologie. Elle est sympatholytique, donc régulera le système neurovégétatif face à un stress, empêchant une trop forte vasoconstriction accompagnée d’une hausse de la tension.

Cette plante améliore la vitesse de relaxation des ventricules et protège l’intégrité de l’endothélium vasculaire. Des expériences in vitro ont montré que des extraits d’aubépine inhibaient l’enzyme de conversion (cycle rénine-angiotensine-aldostérone). Il a aussi été observé une diminution de la tension chez des rats ayant une constriction de l’aorte, et une réduction de l’hypertrophie cardiaque chez des animaux hypertendus.

À chaque diurétique, son rôle

Il existe encore une catégorie de remèdes présentant un impact digne d’intérêt sur le maintien d’une tension artérielle correcte : les diurétiques naturels. On retrouve ici les plantes riches en sels de potassium. Par cet apport et en augmentant la diurèse, le but est de jouer sur l’homéostasie hydrosodée. Les plus couramment utilisées sont le pissenlit (Taraxacum dens leonis), le solidage verge d’or (Solidago virga aurea), l’orthosiphon (Orthosiphon stamineus), la piloselle (Hieracium pilosella) et la callune ou fausse bruyère (Calluna vulgaris).

Là aussi, si tous ces végétaux sont diurétiques, ils présentent cependant des nuances : la callune a un rôle antiseptique urinaire ; la piloselle et l’orthosiphon sont particulièrement intéressants en cas de rétention d’eau – l’orthosiphon étant en outre un épargneur de potassium – ; le pissenlit nous fait bénéficier de son effet hépatobiliaire (cholérétique et cholagogue).

Les baies noires, à déguster sans modération

Toutes les baies noires contiennent des Fortement antioxydants, ces pigments vontanthocyanes (ou leurs précurseurs), aux activités ciblées sur la protection de l’endothélium des vaisseaux sanguins (paroi interne). avoir un effet vasodilatateur (donc hypotenseur) et freiner la progression des dépôts athéromateux. Vous en trouverez dans la myrtille, le cassis, la mûre ou encore le raisin noir.

 

Carnet d'adresses :

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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