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Fatigue chronique : la piste hormonale

Article paru dans le journal nº 77 Acheter ce numéro
  • Fatigue chronique : la piste hormonale Fatigue chronique : la piste hormonale

Une vie quotidienne bien remplie rime bien souvent avec une sensation de fatigue, appelée aussi asthénie chronique, mais il peut s’agir d’un véritable problème de santé lorsque celle-ci devient persistante. Et si nos hormones étaient impliquées dans cet état ? À l’aide de la diététicienne Véronique Liesse, nous vous proposons quelques remèdes naturels pour agir sur un dérèglement hormonal.

La fatigue est un sentiment connu de tous. Qui ne s’est en effet jamais senti fatigué à l’arrivée de l’automne, ou après un ­exercice physique ou intellectuel intense ? La fatigue est un facteur normal et physiologique, qui se caractérise par une sensation de faiblesse, de lassitude, une perte d’énergie et une inefficacité intellectuelle. D’après les données de l’Assurance maladie, 10 à 25 % des personnes consultant leur généraliste se plaignent de fatigue.

La fatigue aiguë peut survenir à tout moment, mais une nuit de sommeil suffit en général à régler le problème. Cependant, certaines fatigues subsistent même après le repos. On parle alors de fatigue chronique ou d’asthénie chronique, lorsque les symptômes durent plus de six mois.

Il existe diverses causes à cette fatigue ­anormale, telles que des facteurs psychiques (stress, anxiété, surmenage, état dépressif), physiques (carence nutritionnelle, infection, pathologie), voire environnementales (pollution, onde).

Un futur test sanguin détectant la maladie ?

En France, 150 000 personnes seraient atteintes du syndrome de fatigue chronique. Mais ce dernier est encore souvent considéré comme une maladie imaginaire, car il n’existe aucun test biologique spécifique capable de le détecter. Cependant, une équipe de chercheurs américains a mis au point un test pilote basé sur la façon dont les cellules immunitaires d’une personne réagissent au stress. Cette étude a ainsi permis de mettre en évidence des différences dans la réponse des cellules immunitaires, permettant de différencier les personnes « saines » des personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique. S’il est encore trop tôt pour affirmer que ces variations sont de véritables marqueurs, les résultats sont encourageants.

Revenir à un mode de vie sain

Avant toute chose, le constat d'une fatigue chronique doit amener à remettre en question ses pratiques quotidiennes pour remettre les compteurs à zéro et aider le corps à se recharger. Les premières recommandations, de bon sens, consistent à ralentir le rythme au quotidien en se détendant, en pratiquant une activité sportive modérée (marche ou natation), et en faisant des pauses au travail. Adopter une alimentation équilibrée et des horaires réguliers au coucher et au lever, améliorera également votre qualité de vie. De plus, et pour favoriser l’endormissement et un sommeil réparateur, privilégiez une activité relaxante au moment du coucher (la lecture par exemple), et éviter l’alcool, les repas copieux, 
les excitants, le tabac et la caféine en fin de journée.

Si ces ajustements s'avèrent insuffisants à faire taire la fatigue, il faudra pousser un peu plus loin l'investigation, pour notamment s'intéresser à d'éventuels déséquilibres hormonaux. Quels rôles jouent nos hormones dans la fatigue ?

Système endocrinien

Les hormones sont des messagers puissants jouant un rôle tout au long de notre vie en ­intervenant dans la croissance, les ­émotions, ­l’appétit, la sexualité et le sommeil. Si elles ­possèdent des rôles spécifiques, c’est leur synchronisation qui permet de rester en bonne santé.

La production des hormones est contrôlée par deux régions du cerveau : l’hypothalamus et ­l’hypophyse. Elles sont produites par les glandes endocrines (thyroïde, glandes surrénales, glandes sexuelles et pancréas) et libérées dans le sang, où elles voyageront vers les organes et les tissus cibles. Pour cela, les hormones vont se fixer sur des récepteurs dits hormonaux présents sur les membranes ou à l’intérieur des cellules. Certains tissus produisent également des hormones, comme l’intestin, l’estomac et le tissu adipeux.

En situation normale, les hormones sont produites en quantité adaptée en réponse à un stimulus (activité physique, repas, stress). Les hormones régulent leur propre production afin d’assurer un équilibre (boucle de rétrocontrôle). Cependant, le taux d’hormones dans le sang diminue progressivement avec l’âge, (à partir de 25 ans), et réduit ainsi leur rôle fonctionnel. De plus, de nombreux facteurs perturbent leur régulation, tels que des facteurs physiologiques, mais également environnementaux. Tout déséquilibre hormonal (excès ou carence), même mineur, peut être la cause de troubles de la santé. Les hormones servent ainsi de signaux précoces alertant d’un ­dysfonctionnement, permettant de détecter une pathologie, parfois même avant qu’elle ne se développe.

Comment s’éliminent nos hormones ?

Une fois qu’elles ont été utilisées, les hormones issues de nos protéines seront évacuées par les reins directement dans les urines. Environ 70 % des neurohormones issues des acides aminés seront recapturées par les neurones. Les 30 % qui restent sont expulsés dans les urines. Enfin, les hormones provenant des lipides devront être détoxifiées impérativement au niveau du foie avant d’être libérées pour éviter l’accumulation des dérivés toxiques.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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