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J’arrête la pilule contraceptive, à quoi dois-je m’attendre ?

Article paru dans le journal nº 81 Acheter ce numéro
  • J'arrête la pilule : à quoi m'attendre ?J'arrête la pilule : à quoi m'attendre ?

De plus en plus de Françaises délaissent la pilule pour des contraceptions avec moins d’effets indésirables. Beaucoup trouvent des avantages à arrêter les hormones, mais parfois apparaissent des symptômes désagréables. Outre-Atlantique, cela s’appelle le « syndrome post-pilule ». En France, le sujet reste méconnu et les femmes cherchent, seules, des remèdes. Tour d’horizon des bénéfices et désagréments les plus courants de ce changement.

Depuis les années 2000, la consommation de pilule a baissé de 20 % en France. Migraines, baisse de libido, sécheresse vaginale, dépression ou encore risque d’embolie… Près de 5 millions de Françaises utilisent actuellement une contraception hormonale ; elles sont de plus en plus nombreuses à dire stop aux effets indésirables et partent en quête de contraceptions qui chamboulent moins leur organisme.

Finis les inconvénients ?

 

Beaucoup de femmes découvrent les effets indésirables de leur pilule… en l’arrêtant ! Lorsque leurs migraines disparaissent, qu’elles retrouvent leur libido ou se sentent moins déprimées, elles comprennent avec amertume que ce qu’elles mettaient sur le compte de l’avancée en âge, ou d’autres facteurs, était en réalité dû à ce petit cachet quotidien qu’elles ingéraient. Et pour cause : même si cela reste largement ignoré, le climat hormonal artificiel induit par la prise quotidienne d’hormones contraceptives de synthèse a tendance à générer des carences chroniques en vitamines et en minéraux, ce qui installe de manière progressive les effets secondaires. Résultat, bien souvent l’utilisatrice ne fait pas le lien avec sa contraception.

La pilule n’a plus la cote

Entre 2000 et 2016, en France, le recours global à la pilule chute de près de 20 %, au profit du préservatif (plus 6 %), et d’autres méthodes hormonales comme le patch, l’implant, l’anneau (plus 5 %), le stérilet au cuivre ou hormonal, le DIU (plus 1,5 %) ou le retrait (plus 2 %). Cette désaffection commence avant 2013, avec le scandale des pilules de 3e et 4e générations, et illustre l’avènement d’une nouvelle génération pour qui la pilule n’est plus la « reine des contraceptions ».

Les raisons de la désaffection

 

Heureuses de bénéficier du droit à la contraception, les jeunes femmes sont cependant plus critiques que leurs aînées concernant les produits de synthèse. Elles acceptent de moins en moins de devoir affronter des effets indésirables pour bénéficier d’une contraception efficace.

 

Les risques vont, en effet, de la simple migraine au cancer, sans pouvoir toujours prédire quelle femme sera touchée… La pilule œstroprogestative, par exemple, est classée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme cancérigène de catégorie I (avéré) pour les seins, le foie, les voies biliaires et le col de l’utérus. Autre risque : les accidents thromboemboliques, qui vont de la phlébite à l’embolie pulmonaire. Au total, 2 529 femmes par an sont concernées en France, dont 20 décèdent, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Enfin, les effets indésirables dits bénins, mais qui gâchent le quotidien de nombreuses femmes, sont la baisse de libido (20 à 40 % des femmes concernées selon les études), l’humeur dépressive, la sécheresse vaginale, les migraines, les nausées…

Signalez les effets indésirables

Seuls 1 à 5 % d’effets indésirables graves de médicaments sont remontés aux autorités de santé (moins de 5 % concernant les effets bénins). Pourtant, vous pouvez signaler tout effet indésirable lié à un médicament (y compris un contraceptif) : rendez-vous sur le site de l’ANSM, onglet « Déclarer un effet indésirable » et remplissez le formulaire qui sera envoyé à votre centre régional de pharmacovigilance. Votre signalement est ensuite analysé et enregistré dans la base de données nationale de pharmacovigilance qui peut conduire l’ANSM à mettre en œuvre certaines mesures, comme le retrait définitif du marché ou informer les professionnels de santé.

 

Où trouver écoute et soutien ?

Sur Internet, plusieurs sites et groupes d’échange vous permettent de partager et de trouver du soutien durant votre arrêt de 
la pilule :

• Groupe Facebook : « Dearlobbies.® | 
Arrêt de la pilule / contraceptions hormonales (Féminin) »

Ma-vie-apres.com

Jarretelapilule.fr

« Paye Ta Contraception » : comptes Instagram, Facebook et Twitter

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique pilule syndrome prémenstruel contraception

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