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Contraceptions "naturelles" : quelles alternatives à la pilule ?

Article paru dans le journal nº 57 Acheter ce numéro
  • Les alternatives naturelles à la piluleLes alternatives naturelles à la pilule

Face aux effets indésirables des contraceptions hormonales de plus en plus de Françaises se tournent vers des méthodes de contraception alternatives dites "naturelles". De la vieille méthode Ogino plutôt inefficace de nos grands-mères aux méthodes sophistiquées qui existent aujourd'hui il y a un monde, particulièrement en termes d'efficacité. Pourtant, bien utilisées, les méthodes "naturelles" qui consistent à observer le cycle féminin offrent des taux de fiabilité dont elles n'ont pas à rougir. Tour d'horizon des méthodes actuellement disponibles en France.

Article mis à jour le 16/12/2020

oEn France, contraception rime souvent avec pilule. « 90% des Françaises nées après 1950 ont pris ou prendront au moins une fois dans leur vie la pilule », écrit Sabrina Debusquat, journaliste indépendante spécialiste des questions de santé. Les effets secondaires mais aussi les récents scandales concernant les pilules de 3e et 4e génération qui triplent le risque d'embolies pulmonaires ou encore des considérations écologiques ou féministes ont poussé 20 % des Françaises à se détourner depuis la pilule depuis l'an 2000. Beaucoup ne veulent plus reprendre d'hormones et s’interrogent alors sur les moyens de contraception à leur disposition.

La pilule : une avancée extraordinaire mais trop d'effets secondaires

Fatigue chronique, anémie, diabète, cholestérol, allergies alimentaires, kystes aux ovaires, infections urinaires et vaginales, prise de poids, perte de libido… Rares sont les femmes qui ne sont pas alertées sur les effets indésirables liés à la pilule ou n’en ont pas fait elles-mêmes l’expérience. En revanche, beaucoup n’en mesurent pas précisément l’ampleur.

En 2012, Marion Larat, une jeune femme lourdement handicapée après un AVC, portait plainte contre le laboratoire Bayer, fabricant de la pilule Méliane (pilule de 3e génération) qu’elle jugeait responsable de son accident. 130 autres plaintes ont suivi, visant 29 marques de pilules de 3e et 4e génération, huit laboratoires et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Le parquet avait alors décidé d’ouvrir une information judiciaire, mais au terme de quatre ans d’enquête l’affaire a été classée. Dans sa décision datée du 16 juin, le parquet a estimé que les investigations n’ont pas permis de « caractériser » une infraction pénale.

Mais cette affaire a provoqué une prise de conscience. Depuis, les études, notamment celles de l’ANSM, ont montré que les risques de thrombose étaient deux fois plus élevés pour les femmes prenant une pilule de 3e et 4e génération que celles qui prennent une pilule de 2e génération et quatre fois plus élevés que celles ne prenant pas la pilule. En conséquence, depuis 2012, les parts de marchés des pilules contraceptives de 1re et 2e génération par rapport aux dispositifs de troisième et quatrième générations sont en constante augmentation.


Cependant, les pilules de 1re et 2e génération présentent elles-mêmes d’autres risques non moins négligeables. Les pilules, toutes générations confondues, utilisées dans 80% des cas sont dites « combinées ». Elles contiennent des œstrogènes et de la progestérone synthétiques, imitant les hormones naturelles du cycle féminin. Les compositions ont évolué au fur et à mesure des générations pour être plus faiblement dosée en œstrogènes, afin de limiter ces effets indésirables.

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Un effet indésirable chasse l'autre

Pour autant, aucune pilule n’est exempte d’effets secondaires, comme l’explique Sabrina Debusquat dans son livre J’arrête la pilule. Les principaux effets secondaires des pilules de 1re génération sont « les nausées, les migraines et les tensions mammaires ». Elles ont donc été remplacées du fait de leur dosage hormonal jugé bien trop élevé. Les pilules de 3e et 4e génération diminuent quant à elles « l’acné et les effets négatifs sur le système cardio-vasculaire » par rapport aux pilules des précédentes générations, mais augmentent « le risque d'accidents thromboemboliques », explique Sabrina Debusquat. Elle cite la chercheuse britannique Ellen Grant qui a travaillé sur le développement de la contraception orale en Grande-Bretagne : « On croit qu’il suffit de changer les doses d’œstrogènes et de progestatifs (les hormones contenues dans les différentes pilules) pour supprimer les effets secondaires sur le métabolisme », or ce sont simplement « des effets différents ». Par ailleurs, le centre de pharmacovigilance de l'OMS vient d'alerter sur le fait la contraception hormonale peut, chez certaines femmes, faire fluctuer le désir sexuel… voire l’anéantir totalement.

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Les hormones contraceptives, perturbateurs endocriniens comme les autres ?

De fait, l’imprégnation hormonale artificielle des femmes sous pilule (parfois durant plus de trente années) n’est pas anodine pour elles comme pour tous ceux qui les entourent. Alors qu'elles sont présentées comme "perturbateurs endocriniens" dans les études, les hormones de la pilule ne seraient jamais qualifiées ainsi quand il s'agit d'en parler aux femmes. Non seulement les femmes qui y sont exposées subissent des effets indésirables similaires à ceux d'autres perturbateurs endocriniens mais, qui plus est, ces hormones sont "persistantes" et polluent notre environnement et l'eau potable que nous consommons tous, favorisant des effets délètères comme la hausse de l'infertilité ou le fameux "effet cocktail" (quand un perturbateur endocrinien mélangé à un autre décuple ses effets délètères). En effet, au même titre que d’autres résidus médicamenteux, des résidus hormonaux de pilules passent dans les eaux usées (via les urines et les matières fécales), ne sont que très peu ou pas filtrées par nos stations d'épuration et se déversent dans les rivières, les mers pour en bout de chaîne, revenir contaminer notre eau du robinet et les poissons de rivières que nous consommons.

Outre ces risques, les femmes sont directement impactées par un autre risque, celui de développer un cancer. En effet, si les études montrent que la prise de pilule diminue les risques de développer certains cancers (ovaires, endomètre), elle en augmente les risques pour d'autres. Ainsi, en 2005, le Centre International de Recherche sur le Cancer (branche de l'OMS) déclarait les pilules oestroprogestatives comme cancérigènes avérés pour les seins, le col de l'utérus, le foie et les voies biliaires. On pourrait se dire, comme on l'entend souvent dans la bouche de gynécologues médiatiques, que ces risques de cancers se "compensent" par l'effet protecteur de la pilule envers d'autres types de cancers, mais Sabrina Debusquat explique pourquoi ce raisonnement est fallacieux : "cette argumentation est trompeuse car cela ne concerne pas forcément les mêmes patientes. Prenons deux patientes prenant la pilule : patiente A et patiente B. La patiente A qui déclenche un cancer du sein sous pilule n’est pas forcément celle qui évite un cancer des ovaires. Que la patiente B ait été protégée d’un autre type de cancer n’empêche en rien son cancer du sein à elle. Ainsi, un sur-risque de cancer du sein n’est jamais « compensé » par un sous-risque d’un autre cancer. Les victimes sont bien réelles et non interchangeables comme dans un raisonnement purement mathématique."

Enfin, les pilules non combinées sans oestrogènes (longtemps présentées comme n'ayant pas les mêmes risques de cancer) s'avèrent, selon les dernières études, tout aussi cancérigènes, concernant les seins notamment.

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Le stérilet : entre mythes et habitudes tenaces


Son vrai nom est DIU pour dispositif intra-utérin. Il en existe deux sortes : DIU cuivre et DIU hormonal qui contient une hormone progestative. Dans les deux cas, il s’agit d’un petit dispositif en forme de T que l’on introduit dans la cavité utérine. Il est, dans le monde, le deuxième moyen de contraception le plus employé (22%), derrière la stérilisation (30%) et loin devant la pilule (14%).


En France, il est beaucoup moins utilisé. Sabrina Debusquat pointe du doigt une réalité persistante dans l’hexagone : les médecins ne le présentent que rarement aux jeunes femmes et parfois sans raison médicale fondée, préférant proposer la pilule. Pendant longtemps, on l’a pensé réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants. En octobre 2014, l’Académie américaine de pédiatrie mettait en avant l’efficacité du DIU par rapport à la pilule, le recommandant également aux adolescentes de plus de 15 ans. En France, depuis 2004, les autorités sanitaires recommandent l’utilisation du dispositif intra-utérin, depuis qu’il a été démontré qu’il n’y a pas plus de risques d’infections, de salpingites ou d’infertilité que chez les femmes ayant déjà eu des enfants. Mais les habitudes et les soupçons sont tenaces. Alors que le DIU est « plus efficace et moins dangereux, écrit Sabrina Debusquat, de nombreux médecins français refusent toujours de le prescrire ».


Le DIU en cuivre a l’avantage d’être naturel, à la différence du DIU hormonal dont le fonctionnement est semblable à celui de la pilule. Il dispose d’un réservoir qui contient une hormone, le lévonorgestrel, qui est une copie chimique de la progestérone. Les stérilets fonctionnent différemment de la pilule. Qu’il s’agisse du DIU en cuivre ou à la progestérone, ils ne bloquent pas l’ovulation mais empêchent la nidation d’un embryon. La présence du corps étranger génère une inflammation locale (stérilet en cuivre) ou une atrophie (stérilet à la progestérone).
Certains gynécologues, n’étant favorables ni à la pilule ni au stérilet, recommandent tout simplement l’utilisation de préservatifs, arguant que les hommes doivent prendre leur part dans la contraception.

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Les méthodes de connaissance du cycle


Symptothermie, méthode Billings, application natural Cycles... Conscientes des problèmes posés par la contraception hormonale, de plus en plus de femmes font le choix d’adopter des méthodes de contraception dites "naturelles". Ce terme évoque souvent en réalité non pas des contraceptions en elles-mêmes mais des méthodes d'observation du cycle de la femme. Ces méthodes permettent de savoir si la femme est en période d'ovulation ou non et de se protéger durant leur période fertile avec une contraception (préservatif, diaphragme, etc.) ou en s'abstenant de pénétration. Elles ont l’avantage de n’avoir aucun effet secondaire mais demandent un certain investissement personnel. Elles reposent sur l’observation du cycle et sur les signes corporels que la femme peut percevoir pour en déduire sa fertilité, comme la glaire cervicale, la température et les modifications du col de l’utérus. Les plus efficaces (symptothermie, Creighton) couplent l'observation de tous les signes possibles (glaire cervicale, température, col de l'utérus) et les moins efficaces se contentent d'un signe (glaire cervicale pour la méthode Billings).

 

Quels indices sont observés par ces différentes méthodes ?

  • La glaire cervicale et la position du col de l'utérus

La sensation et l’observation vont compter : est-ce qu’elle est apparente, quel est son aspect, la femme se sent-elle humide ou mouillée ? Les méthodes Billings et Creighton, par exemple, recommandent d’observer quotidiennement la glaire cervicale. Pour augmenter la fiabilité de ce premier indice, il est recommandé de le coupler à une palpation du col de l’utérus. L’ouverture, la sensation, la position et la glaire au col seront alors les quatre indices à observer.

  • La température

La température est une donnée objective, elle s’élève après l’ovulation. Seul inconvénient, comme la pilule, il faut la prendre au réveil, à heure fixe. Heureusement, des thermomètres nouvelle génération permettent de la prendre en une dizaine de secondes seulement et il faut savoir qu'une fois passés les six premiers mois d'apprentissage la prise des températures peut s'arrêter une fois la fenêtre d'ovulation "refermée".

La contraception naturelle au temps des applis


Pour vous aider à regrouper ces données, il existe des applications mobiles comme Sympto qui peuvent s'avérer plus pratiques que le diagramme papier. D'autres super-thermomètres (Lady-Comp, Pearly ou Daysy) ou applications (Natural Cycles) vous permettent de prendre la température, regrouper toutes vos observations et les analyser via un algorythme adaptatif qui vous dit simplement si vous êtes en période "à risque" ou pas. Ces dispositifs sont plutôt fiables pour la plupart des femmes, mais moins bien adapté aux cycles irréguliers.

Concernant les applications, de plus en plus nombreuses (une centaine sur iTunes et Google Play), des chercheuses de l’université de Georgetown aux États-Unis en ont soumis 40 à des tests de fiabilité sur la base de 10 critères objectifs, chacun noté sur une échelle de 5. Il ressort de cette étude de 2016 que les cinq applications les plus fiables sont dans l’ordre : Ovulation Mentor, Sympto.org, iCycleBeads, LilyPro, Lady Cycle.

Symptothermie, Creighton... Une efficacité qui n'a pas à rougir

 

L'efficacité en conditions réelles des méthodes comme la symptothermie ou Creighton varie de 95 à 99 % avec des pratiques non pénétratives en période fertile et de 85 à 98 % avec utilisation du préservatif masculin ou diaphragme. La pilule ayant une efficacité de 92 à 99 %, ces méthodes sont donc d'excellents compléments à la contraception pour toute femme qui souhaite se passer dès qu'elle n'en a pas besoin des contraceptions barrières type préservatif.

De manière générale, pour être efficaces, ces méthodes requièrent une formation solide et sérieuse mais une fois la période d'apprentissage passée, beaucoup d'utilisatrices expliquent que ces méthodes sont peu chronophages et contraignantes et ne requièrent qu'environ trente secondes d'observation sur une quinzaine de jours dans le mois (les observations pouvant cesser une fois l'ovulation passée).

  • Méthode du calendrier alias "méthode Ogino", l'imposture qui a causée du tort aux méthodes d'observation du cycle

Du nom du médecin japonais qui l’a inventée, la méthode dite Ogino ne repose sur aucun des indices précédents, mais sur un comptage calendaire. On estime que l’ovulation se produit 14 jours avant la date du 1er jour des règles, on sait également que les spermatozoïdes peuvent survivre pendant 5 jours en attendant l’ovulation et que l’ovule, lui, ne vit que 2 heures. La femme doit donc s’abstenir ou utiliser des méthodes barrières de la période allant de 6 jours avant l’ovulation jusqu’à 2 jours après. Cette "méthode" aujourd'hui totalement désuète et cause de nombreuses grossesses non désirées a causé beaucoup de torts à la réputation des méthodes de connaissance du cycle, en effet de nombreuses personnes les confondent pour les mettre dans le même panier. En réalité, la méthode Ogino "calque" un calendrier rigide en considérant que la femme ovule au 14e jour après ses règles. Or comme chaque femme n'ovule pas forcément à cette date-là cette méthode manque de fiabilité.

Si vous souhaitez vous former correctement à une méthode de connaissance du cycle fiable vous pouvez vous renseigner auprès d'organismes comme Sensiplan, Symptotherm, FertilityCare ou auprès de formatrices indépendantes.

Comparer les pourcentages d'effiacité pour se décider

 

Quand on souhaite arrêter la pilule ou toute contraception hormonale, il est difficile de savoir vers quelle autre méthode de se tourner. En effet, aucune n’est efficace à 100%. Mais l’indice de Pearl peut nous donner de sérieuses indications. Il permet de mesurer la fiabilité des méthodes de contraception et donne deux indices de fiabilité, un théorique (si la contraception est parfaitement utilisée) et un pratique (dans la vie réelle avec les erreurs d'usage).

Voici donc les taux d'efficacité des contraceptions hormonales et ceux de leurs alternatives sans hormones. Un coup d'oeil permet d'observer que les contraceptions non hormonales n'ont pas à rougir de leur taux d'efficacité face aux méthodes hormonales. C'est donc à chaque femme, en toute conscience, de choisir sa contraception selon ses priorités (efficacité, absence d'effets indésirables, facilité d'usage).

 

Contraceptions hormonales :

  • DIU hormonal : efficacité de 99,98 %. Effets secondaires fréquents : maux de tête, douleur ou gonflement abdominal, acné, dépression, baisse de la libido, chute de cheveux, etc.
  • Pilules : efficacité de 92 % à 99,7 %. Effets secondaires fréquents : maux de tête, spotting, humeur dépressive, nausées, douleurs mammaires,  prise ou perte de poids, acné, règles irrégulières ou douloureuses, vertiges. La prise tous les jours et à heure fixe est souvent difficile à tenir parfaitement.
  • Anneau : efficacité de 92 % à 99,7 %. Effets secondaires fréquents : douleur abdominale, sensation de malaise, infections vaginales à levures, inconfort vaginal dû à l’anneau, démangeaisons génitales, maux de tête ou migraine, humeur dépressive,acné, etc.

  • Patch : efficacité de 92 % à 99,7 %. Effets secondaires fréquents : réaction cutanée au patch, changements
    d’humeur, migraine, nausées, saignements genitux, douleurs mammaires, etc.

Contraceptions non hormonales :

  • DIU cuivre : efficacité de  99,2 à 99,4 %. Effets secondaires fréquents : règles plus abondantes et/ou douloureuses, contractions utérines, anémie, réactions inflammatoires , douleurs abdominales, au dos, aux jambes.
  • Méthode Creighton et abstinence en période fertile : efficacité de 95 à 99,99 %. 

  • Symptothermie : efficacité de 85 à 98 % avec préservatif en période fertile, 84 à 94 % avec diaphragme en période fertile 99 % avec des pratiques sans pénétration sexuelle en période fertile.
  • Préservatif masculin : efficacité de  85 à 98 %.

  • Diaphragme + spermicide : efficacité de 84 à 94 %.


Les autres méthodes de contraception non hormonales (préservatif féminin, méthode Billings, retrait, etc.) ne sont pas considérées comme des méthodes suffisamment fiables.


Références :


Indice de Pearl de toutes les méthodes selon l’OMS

- Sabrina Debusquat, J’arrête la pilule, éd. Les liens qui libèrent, 2017.

- Milène Clichy & Stéphan Técher, Vivre sa fertilité naturellement avec les indices combinés, éd. le Hêtre Myriadis, 2014.

- Efficacité symptothermie : P. Frank-Hermann et al., 1997 et 2007, et Manhart et al., 2013 cité par l’OMS

- Étude ANSM

-Ibarlueza J.J et al., « Breast cancer risk and the combined effect of environmental oestrogens », Cancer Causes and Control, 2004.

- « The Performance of Fertility Awareness-based Method Apps Marketed to Avoid Pregnancy », American Board of Family Medicine, 2016

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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