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La méthode Billings pour en finir avec la pilule

Article paru dans le journal nº 23 Acheter ce numéro
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La pilule, c’est simple, facile, on ne se pose pas de question, il suffit de veiller à la prendre tous les jours à heure régulière. Et cela dure pendant trente ans ! Rendez-vous compte ! Au moins trente ans d’apport hormonaux synthétiques, trente ans d’intoxication à des produits d’origine chimique qui vont, certes, permettre aux femmes de barrer la route à une grossesse qui n’est pas souhaitée, mais qui, par ailleurs, va entraîner des conséquences sur l’organisme qui ne sont pas sans dangers.

La pilule, ce n’est pas un bonbon

Le professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue de renom, a été le premier en France à alerter les femmes sur les dangers de la pilule. Dans son ouvrage « La pilule contraceptive » (Éditions Rocher) écrit avec Dominique Vialard, qui collabore à Alternative Santé depuis de nombreuses années, le professeur Joyeux atteste que l’administration excessive d’hormones féminines fabriquées synthétiquement est dangereuse pour des organes aussi sensibles que les seins, l’utérus ou les ovaires (voir l'article ici). En découlent des complications cardiovasculaires, cérébrales, cutanées, des atteintes cancéreuses et même certaines maladies auto-immunes.

Les femmes désorientées par les scandales
des pilules de nouvelle génération

En janvier 2013, une polémique sur les pilules de 3e et 4e générations avait éclaté, suite à la plainte d’une victime d’un AVC imputé à une pilule de 3e génération. L’Agence nationale de sécurité du médicament (l’ANSM) avait alors renforcé sa recommandation aux médecins de ne plus prescrire de pilules de 3e et 4e générations. Le danger de ces pilules, c'est le risque de formation d'un caillot sanguin, le fameux risque thromboembolique : autrement dit, la survenue d'une phlébite ou d'une embolie pulmonaire. Ce risque est estimé à 2 pour 10 000 femmes prenant une pilule de 1e ou 2e générations. Il est doublé avec les pilules de dernière génération.

Les ventes de pilules contraceptives en chute libre

Sur la période janvier-avril 2014, les ventes de pilules de 3e et 4e générations ont chuté de 60%. Ce sont en tout cas les chiffres fournis par l’ANSM. Dans le même temps, les ventes de pilules de 1e et 2e générations ont progressé de plus de 30%. Toutes générations confondues, les ventes de pilules COC (contraceptifs oraux combinés) ont diminué de 9% pour la même période. Cette baisse profite aux autres modes de contraception, en particulier au stérilet, dont les ventes ont bondi de 45%. Pourtant, aucune méthode n’est sûre, ni sans effet secondaire. Si les femmes se ruent sur les stérilets, leur dit-on que ce moyen de contraception présente un risque d'infection (car on introduit un corps étranger dans l'utérus et donc potentiellement des germes) ? Selon le Professeur Bernard Hédon, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, ce risque infectieux, qui peut donner lieu à des grossesses extra-utérines, voire à une stérilité, est même supérieur au risque de thrombose sous pilule de 3e génération.

Les labos ne lâchent rien

Les laboratoires pharmaceutiques se sont vite rendu compte que toutes les femmes n’étaient pas prêtes à prendre la pilule par voie orale et qu’un marché risquait ainsi de leur échapper. Il leur a fallu trouver d’autres moyens, d’autres voies d’administration, d’autres méthodes contraceptives que par la voie orale, tout en continuant à utiliser des hormones synthétiques. Si les femmes se détournent de la pilule, peut-être se tourneraient-elles vers d’autres méthodes, toutes aussi toxiques, mais qui les éloigneraient de la peur de la thrombose et des dangers cardiovasculaires. Mais si vous vous imaginez que le risque est moindre quand on prend un patch oestro-progestatif, ou lorsqu’on a un implant sous cutané, un stérilet hormonal ou un anneau vaginal, vous vous trompez gravement ! Toutes ces méthodes de contraception apportent aussi des hormones synthétiques à l’organisme.

Et si vous essayiez une vraie méthode écologique ?

Largement dépassée, la méthode Ogino a fait grand bruit dans les années 60, mais cette méthode a ses limites, est peu fiable et on la considère aujourd’hui comme une méthode de grand-mère. Moins connue, mais pourtant forte d'un potentiel très intéressant, la méthode Billings a été inventée dans les années 50 par John Billings, en Australie. John Billings découvrit le rôle de la glaire cervicale dans la fécondité, au moment même où Pincus, aux Etats-Unis, expérimentait les effets de la pilule oestro-progestative. La méthode de John Billings se base sur l’observation et le repérage de la glaire sécrétée par le col de l’utérus (aussi appelée glaire cervicale) et qui permet à toute femme de savoir avec précision le moment de son ovulation et donc, sa période de fécondité. Cette fécondité peut énormément varier d’une femme à l’autre. C’est la glaire cervicale qui est le signe de la fécondité et c’est grâce à elle que les spermatozoïdes seront, ou non, présents dans la trompe utérine au moment de l’ovulation.

« J’ai de la glaire, je suis féconde. »

Surveiller sa glaire cervicale, tel est le réflexe que la méthode permet d’acquérir. La glaire sécrétée par le col de l’utérus change le pH du vagin. Lors de la période ovulatoire, elle est moins acide et rend donc le vagin plus accueillant pour les spermatozoïdes. À mesure que l’ovulation approche, la glaire devient plus filante et transparente, elle ressemble à du blanc d’œuf et devient plus abondante à mesure que l’ovulation est imminente. Aux autres moments du cycle, elle est plus épaisse et collante, elle peut même avoir un aspect grumeleux.

La méthode Billings est basée sur l’observation de deux choses : 1) la sensation, tout au long de la journée, procurée par la glaire quand elle s’écoule au niveau de la vulve (organe externe) et l’aspect visuel de la glaire, que la femme peut constater sur le papier hygiénique par exemple, quelques fois par jour seulement. Le suivi de la sensation est donc l’observation la plus importante dans la méthode. Cela s’apprend très bien.

Le plus important dans la méthode est le suivi de la sensation. Il faudrait dire l’évolution de cette sensation plutôt que l’aspect visuel. Après la menstruation, la femme va en général avec quelques jours pendant lesquels elle va se sentir sèche à la vulve et ne verra rien. Puis, un jour elle va ressentir la présence de glaire ou pourra la voir. Au fur et à mesure que les jours passeront et que l’ovulation sera proche, la glaire va donner une sensation de plus en plus lubrifiante et de glissement. Le dernier jour de sensation de glissement repéré donc le lendemain par un tarissement brutal dans la sensation va permette à la femme de dire : « C’était hier mon jour Sommet », celui –ci étant le mieux corrélé avec l’ovulation.

Certaines femmes utilisent la méthode Billings en prélevant  un peu de glaire au fond du vagin avec le pouce et en testant sa texture. Si la glaire s'étire entre le pouce et l'index de plus de 5 cm, la femme est féconde. Tout rapport sexuel est alors à proscrire – si une grossesse n’est pas souhaitée et ce jusqu'à trois jours après le changement de texture ou la disparition de la glaire.

Mais les puristes de la méthode estiment que toucher la glaire n'est pas nécessaire. Tout est basé sur la sensation comme indiqué précédemment. Par ailleurs, aller chercher la glaire au fond du vagin ne serait pas très hygiénique avec des risques d’infection. Or ceci n’est pas nécessaire.

Allez voir les règles précises de la méthode qui sont disponibles en anglais sur le site www.billingslife.org

La méthode Billings en quelques mots

Les règles d’utilisation de la méthode Billings sont donc basées sur le repérage de la glaire féconde. John Billings a codifié des règles d’utilisation précises, selon qu’on se trouve avant ou après l’ovulation. Si on souhaite avoir un enfant, c’est pendant la période de glaire féconde qu’il faut avoir des unions sexuelles. Si on ne recherche pas de grossesse, il faut s’abstenir de toute union pendant les périodes « humides » et appliquer des règles de prudence spécifiques (pas d’union pendant les règles, plutôt le soir et pas le matin, unions un jour sur deux). Toute sensation d’humidité doit entraîner une abstinence de trois jours.

Vraiment efficace ?

L'indice de Pearl est une méthode utilisée pour calculer la fiabilité d'un moyen de contraception féminine ou masculine. Il correspond au nombre de femmes qui tombent enceintes alors qu'elles utilisent une contraception donnée pendant une durée d'un an.
On calcule l'indice de Pearl selon une formule complexe, à partir de valeurs déterminées lors d'essais cliniques.

L'indice de Pearl correspond à la fiabilité d'une contraception si elle est utilisée de façon optimale. La méthode Billings a un indice de Pearl de 1% ce qui est un bon indice; la méthode semble donc fiable. Et s'il y a des échecs, ils sont souvent dus à une mauvaise lecture de la glaire, à un cycle irrégulier, à une double ovulation ou à une survie un peu plus longue des spermatozoïdes dans le corps de la femme. C’est donc une bonne méthode, même si elle n’est pas infaillible.

Les échecs sont souvent dus à un mauvais enseignement ou à une mauvaise compréhension de la méthode. La méthode est applicable même avec des cycles irréguliers. C’est ce qui fait sa force par rapport à tous les appareils basés sur des tests urinaires qui nécessitent des cycles assez réguliers entre 25 et 32 jours.

Une méthode qui accompagne les femmes...
tout au long de leur vie de femme

•    Après un accouchement, la plupart des femmes ont une période d’infertilité naturelle qui se prolonge pendant plusieurs mois si le bébé est allaité. La méthode Billings permet de reconnaître ces mois d’infertilité, permettant ainsi de vivre une relation conjugale, sans anxiété concernant des effets secondaires des contraceptifs hormonaux sur le lait maternel. De même, si vous n'allaitez pas votre bébé après sa naissance, ou si vous avez fait une fausse couche, vous pouvez utiliser les signaux donnés par la glaire pour reconnaître le changement de l'infertilité vers une fertilité possible. La fertilité revient habituellement environ six semaines après la naissance si vous n'allaitez pas.

•    Après l’abandon d’une contraception hormonale, il arrive qu’il n’y ait aucun signe de fertilité avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. La méthode Billings permet de reconnaître les signes d’une ovulation lorsque le col de l’utérus a retrouvé sa fonction, produisant à nouveau la glaire qui aide à la survie des spermatozoïdes.

•   Au moment de la ménopause, le passage de la fertilité à l’infertilité est graduel et étalé sur une période de temps assez longue. Les femmes sont souvent dans l’incertitude de leur fertilité, ce qui occasionne parfois du stress et peut perturber les relations conjugales. La méthode Billings peut fournir une sécurité pendant cette phase de fertilité changeante.

La méthode qui permet de protéger son appareil reproductif

C’est aussi l’un des avantages non négligeables de la méthode de John Billings. L’observation de la glaire cervicale est un excellent baromètre de la santé de l’appareil reproductif.

Les processus inflammatoires sont la deuxième cause la plus fréquente d’infertilité. Les MST, par exemple, causent des inflammations, infectant les organes génitaux. L’observation régulière de la glaire cervicale permet de rapidement identifier une anomalie et de chercher un traitement qui pourra éviter des désordres de la fertilité.

Les polypes ou les fibromes peuvent être repérés par l’analyse visuelle de la glaire, car ils peuvent parfois saigner légèrement. Toute découverte, à un moment inhabituel du cycle, de sang dans la glaire doit être signalée à votre thérapeute.

Les cancers du col, de l’utérus ou des ovaires peuvent être décelés dans la glaire cervicale. En observant régulièrement la glaire, on peut distinguer facilement une sécrétion inhabituelle ou un saignement, qui peuvent être des symptômes de cancer du col de l’utérus ou de l’utérus. Les saignements intermenstruels, ou après la ménopause, doivent être des signes à ne pas négliger.
Il est important de se rappeler que beaucoup de ces symptômes peuvent être aussi les signes de situations moins graves. Néanmoins, consultez votre thérapeute et faites des examens si nécessaire. Une détection précoce peut faire toute la différence!

Des avantages vraiment fondamentaux

La méthode Billings est 100% naturelle, écologique et respectueuse de l’environnement. Sans médicaments, elle est non-invasive, elle n’a pas d’effets secondaires et est sans risque pour la santé à long terme. Elle s’applique à toutes les étapes de la vie reproductive, elle est peu coûteuse et facile à apprendre. Elle protège la santé de l’appareil reproductif, rend la femme autonome et renforce même les relations de couples. La méthode Billings procure à la femme la certitude de sa fécondité et sa maîtrise, elle est l’expression du respect de l’autre, de la nature et de la possibilité de donner la vie.

 

Pour en savoir plus voici le site de l'association qui enseigne la méthode : www.billingslife.fr et son adresse mail : woombfrance@yahoo.fr. Un autre site où trouver des infos correctes est www.lamethodebillings.fr.

La Symptothermie une alternative à Billings

Outre la méthode Billings, il existe aujourd'hui une alternative à la contraception hormonale absolument fiable : la Symptothermie. Alors que chez Billings on ne se base que sur la glaire cervicale, la symptothermie y associe un autre paramètre très utile pour connaître sa fertilité : la température. En associant glaire et température, la méthode symptothermique propose ainsi un « double contrôle » qui vient davantage sécuriser la femme. Il existe aussi un troisième contrôle en option: l'auto-palpation du col de l'utérus ! C'est pourquoi, sans surprise et d'après les études scientifiques réalisées sur la symptothermie, cette méthode s'avère aussi fiable que la pilule !

La méthode symptothermique affiche un indice de Pearl comparable à celui des contraceptifs hormonaux : 0,4% (0,3% pour la pilule, lorsqu’on ne l’oublie pas…). Pour le Quotidien du médecin, à propos de la symptothermie, les « méthodes naturelles peuvent être aussi efficaces que la pilule ». A condition, bien sûr, que la femme s’observe correctement ! Et pour cela, mieux vaut trouver une formation sérieuse.

C'est justement la vocation de la fondation SymptoTherm, détachée de tout lobby et à but non lucratif. Elle propose un manuel sous licence libre, offert en téléchargement et une application mobile (symptoPlus pour les Android, SymptoFree pour les iPhone), à l'heure actuelle la plus performante du marché francophone. Mais surtout, grâce à son réseau de conseillères, la fondation propose des consultations (online ou en cabinet), afin d'accompagner l'apprentissage de ce savoir que la femme gardera toute sa vie, mais aussi et surtout lui garantir sa sécurité contraceptive dès le premier cycle.

Les femmes qui utilisent la sympto sont généralement très satisfaites (voir ces témoignages issus du groupe facebook Symptothermie). A la différence des autres femmes, elles ne sautent plus d'une contraception à une autre pour éviter les effets secondaires. Elles ont une sexualité plus épanouissante. N'est-ce pas le but de toute contraception ? Plus qu'une simple méthode, la sympto est un outil précieux de développement personnel. Elle permet aussi aux femmes de « reconnecter » avec leur nature, de mieux comprendre leurs émotions qui varient au cours du cycle et de mieux communiquer avec leur partenaire.

Malheureusement, les autorités sanitaires passent sous silence l'efficacité de cette méthode, qui n'est jamais présentée comme une alternative crédible. Même les gynécologues ne la connaissent pas, à quelques heureuses exceptions près (voir cette vidéo). Cette désinformation généralisée nuit gravement aux femmes, qui endossent les effets secondaires de la pilule ou des hormones de synthèses : perte de la libido, troubles de l'humeur, risques cardio-vasculaires, etc !

Pour en savoir plus sur la symptothermie : blog.sympto.org et www.sympto.org

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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