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Colopathies et remèdes homéopathique

Article paru dans le journal nº 24 Acheter ce numéro
  • L'homéopathie contre la colopathieL'homéopathie contre la colopathie

L’intestin est en première ligne en cas d’agression due aux pollutions alimentaires invisibles. Le problème est que lorsque l’intestin est atteint, il introduit des tas de problèmes en cascade, y compris sur le plan psychologique. Nous avons déjà abordé par le passé les problèmes intestinaux et en recherchant sur le site alternativesante.fr vous trouverez tout un tas de remèdes qui permettent de régler les problèmes d'hyperperméabilité intestinale par exemple. Mais de nombreux lecteurs qui souffrent de douleurs parfois violentes, hésitent à faire appel aux huiles essentielles par exemple, ou aux produits qui leur paraissent trop agressifs. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi de présenter ici des solutions principalement homéopatiques (granules et teinture-mères) ou des solutions qui ne présentent aucun risque d'aggravation des douleurs.

Article mis à jour le 08/10/2021 par Nihel Amarni

La colite est très courante. Comme son nom l’indique c’est un état inflammatoire du côlon. Celui-ci peut être chronique ou aigu. De nombreuses personnes font de la colite chronique qui se traduit souvent par une alternance diarrhée/ constipation ainsi que des dérangements intestinaux récurrents. Ils se contentent alors le plus souvent de vivre avec ces problèmes qui ne sont pas assez sévères pour qu’ils cherchent à y remédier, d’autant plus que la cause réside généralement dans des habitudes alimentaires plus ou moins délétères (excès de charcuteries, viandes, produits laitiers, biscuits et sucreries….

La crise de colite aigue

Là, cela prend une autre tournure ; une douleur sourde et pesante s’installe au niveau du ventre, ceci faisant que l’on a du mal à rester droit. Une grosse perte d’énergie s'ensuit.

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On n’a pas faim, on est “bloqué” et seulement quelques gorgées d’eau vous tombent comme un caillou dans l’estomac. C’est un signe du corps qu’il ne faut pas manger si l’on veut voir diminuer ses symptômes. Seuls des bouillons de légumes ou de la nourriture très légère semblent être supportés par les patients en crise. De nombreux témoignages évoquent l’arrivée brutale de ce type de crise dans des contextes de choc ou mal être émotionnel, sans qu’il soit bien entendu possible de systématiser ou d’objectiver ce genre de constat.

Un remède de grand-mère qui semble avoir fait ses preuves est la compresse chaude sur le ventre (serviette éponge mouillée à l’eau chaude mais pas brûlante), doublée d’une bouillotte par-dessus. Si l’on n’a pas de bouillotte, il faut réchauffer la serviette toutes les 5 à 7 minutes. La durée conseillée est de 20 min, renouvelable.

Dans des cas extrêmes, avec prostration au lit en chien de fusil, il convient bien entendu d’appeler un médecin. Normalement, ces crises s'amenuisent en 48 heures.

La rectocolite hémorragique : du sang dans les selles

Environ 40 000 personnes en sont atteintes par an en France. Ce n'est donc pas une pathologie considérée comme rare chez l'adulte, mais elle le reste chez l'enfant. Le symptôme le plus fréquemment rencontré au cours de la rectocolite hémorragique (RCH) est la présence de sang rouge dans les selles (rectorragies). Ceci peut être accompagné d'émission de glaires, de diarrhées, de douleurs abdominales...Les poussées sévères de la maladie peuvent déboucher sur une perte de poids, une fatigue importante et de la fièvre.

Dans près d’un tiers des cas, la maladie débute avec des lésions limitées uniquement sur le rectum ; un autre tiers des malades ont d'emblée une atteinte maximale sur tout le côlon (pancolite). Des manifestations extra-intestinales peuvent également apparaître : articulations (arthralgies, lombalgies), peau (érythème noueux) ou encore au niveau des yeux et du foie.

Chez les enfants, la rectocolite hémorragique induit des phénomènes de malnutrition, qui peuvent provoquer des retards de croissance importants.

Un certain nombre de complications non rares et parfois inaugurales alourdissent la prise en charge de ces malades : colite aigue grave, dégénérescence cancéreuse dont le risque est 18 fois supérieur à celui de la population générale après 20 ans d'évolution d'une pancolite larvée.

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L'entérocolite infectieuse

C'est une inflammation des muqueuses de l'intestin grêle et du côlon qui peut être due à une bactérie, à un virus ou à un parasite. La contamination s'effectue par ingestion d'aliments infectés, par de l’eau impropre à la consommation ou par transmission entre individus. Les symptômes en sont une diarrhée aqueuse ou sanglante, des crampes abdominales, des vomissements, associés ou non à une fièvre.

L'entérocolite bactérienne peut être due à une bactérie vivante qui détruit la muqueuse (shigelloses, salmonelloses, yersinioses, Campylobacter jejuni) ou à une bactérie produisant une toxine responsable d'une hypersécrétion hydro-électrolytique.

En parallèle de la lutte contre l'infection elle-même qui doit-être suivie médicalement (antibiothérapie, aromathérapie, traitement antiparasitaire...), vous pouvez agir sur la dimension inflammatoire avec l'homéopathie.

En homéopathie :

Alterner 1 jour sur 2

  • MERCURIUS CORROSIVUS 7 CH – 25 gtts avant chaque repas dans un verre d'eau
  • CANTHARIS 9 CH – 25 gtts avant chaque repas dans un verre d'eau.

Ne pas oublier de souvent se réhydrater pour compenser les pertes en eau dues à la diarrhée – alterner de l’eau légèrement sucrée et légèrement salée.

Traitements basiques

  • Charbon activé (anti-poison universel) – 1 cuillère à soupe matin et soir + beaucoup d’eau.
  • Argent colloïdal - 1 cuil à soupe toutes les 2 heures.
  • La sève du croton - 10 gouttes matin et soir pendant dix jours en crise puis espacer les prises.

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un antibiotique naturel

La colibacillose chronique

Les colibacilles, plus connu sous le nom d’Escherichia coli, sont des hôtes discrets qui siègent dans l’intestin en bonne entente avec nous. Cependant, certaines souches d’E. coli peuvent être pathogènes. A ce moment, ces gentilles petites bêtes deviennent folles et se mettent à travailler contre nous. On parle alors de colibacillose chronique ou à bas bruit.

NB : certaines souches de E. coli sont dites entérohémorragiques (ECEH) car elles provoquent des diarrhées sanglantes et produisent une puissante toxine à l’origine du syndrome hémolytique et urémique (SHU). Ce genre d’intoxication alimentaire aiguë relève de la prise en charge médicale urgente et n’est pas l’objet de cet article.

  • Symptômes de la colibacillose :

Le sujet souffrant d’une colibacillose chronique peut voir se développer des troubles digestifs avec ballonnements, une grande fatigabilité mais également des symptômes génito-urinaires (sensation de brûlure lors d’une miction urinaire, envies assez fréquentes d’uriner alors que la quantité libérée est peu abondante, etc.). Lors de l’évacuation, l’on éprouve une douleur poignante. Parfois, la colibacillose peut donc évoluer en infection urinaire, en pyélonéphrite dans la région du bassinet ou de la vessie, mais aussi une cystite ou en prostatite. L’on constate souvent un amaigrissement, une perte d’appétit et une grande fatigue.

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  • Les traitements de référence :

Bactrim, le remède classique de la médecine allopathique qui est un antibiotique, fait diminuer les bactéries pathogènes présentes, et endort pour quelques semaines ou quelques mois les fauteurs de troubles. Mais en cas de terrain déséquilibré, ces bactéries risquent de se réveiller ensuite en pleine forme – on prend les mêmes et on recommence… Ce ne sont pas les remèdes qui manquent pour accompagner les traitements et traiter le terrain, pour éviter les récidives.

En homéopathie : Alterner 1 jour sur 2

  • FORMICA RUFA 15 CH – 25 gtts avant 2 repas principaux
  • COLIBACILLINUM 30 CH – 1 ampoule au lever

Si accompagné de dépression :

  • SERUM ANTICOLIBACILLAIRE 30 CH – 1 ampoule au coucher

Par ailleurs, il y a le choix entre :

  • Quinton hypertonique (magasin bio) - 1 ampoule matin et soir
  • Argile à boire et en cataplasmes sur le bas ventre

NOTA : le colibacille peut migrer dans les poumons – cette forme est plus grave, nécessite là aussi un suivi médical, mais l'accompagnement par les méthodes naturelles est le même.

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Sources :

La rectocolite hémorragique (RCH), Fondation de la recherche sur les maladies de l’appareil digestif et de l’intestin, lu en 2021.

ESCHERICHIA COLI ENTÉROHÉMORRAGIQUES (ECEH), Institut Pasteur, Juin 2021.

 

E. coli, food, and mood: How toxins in food could affect not only your belly, but also your brain,Britt Ahlstrom Lampert, 2014

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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