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Cannabis thérapeutique : focus sur trois pathologies graves

Article paru dans le journal nº 67 Acheter ce numéro
  • Cannabis thérapeutique : focus sur trois pathologies graves

Certains pays d’Europe, comme la Finlande ou l’Italie, autorisent le cannabis thérapeutique pour traiter des pathologies particulières – le cancer, la sclérose en plaques ou le glaucome, en l’occurrence. Voyons comment fonctionnent les cannabinoïdes ici.

Face au cancer et ses symptômes…

Des études ont montré une activité anti-tumorale liée au THC et au CBD. Les mécanismes relevés par les chercheurs sont notamment une stimulation de la mort cellulaire programmée par la cellule cancéreuse (apoptose), le blocage de la division des cellules cancéreuses ou encore l’inhibition de l’accroissement des vaisseaux sanguins vers la tumeur pour la nourrir (angiogenèse).

Des résultats très encourageants mais récents, qui ne suffisent pas, pour l’heure, à avérer totalement l’activité anti-tumorale du cannabis. Les autorités françaises ont néanmoins déjà pu entrevoir l’intérêt de développer la recherche sur le cannabis thérapeutique. Les États-Unis investissent déjà massivement en ce sens.

En attendant l’évolution juridique dans notre pays, il est des indications thérapeutiques avérées de l’usage du cannabis thérapeutique dans le cadre du cancer – qui n’est pas une maladie, mais une kyrielle de formes pathologiques contre lesquelles doit lutter notre organisme.

Les cannabinoïdes agissent ainsi avantageusement sur les nausées et vomissements, stimulent l’appétit, atténuent les douleurs, favorisent le sommeil, apaisent l’anxiété et la dépression et potentialisent l’humeur. Là encore, nous le répétons, il s’agit d’un dosage médical.

En outre, le cannabis thérapeutique en est toujours à ses balbutiements (bien que la plante soit mentionnée dans le Shennong bencao jing, un traité de médecine publié par l’empereur Shen Nong il y a… 4 700 ans !). Il serait donc cavalier et contre-productif de prétendre à des réponses thérapeutiques universelles. D’où l’importance des recherches.

… et face aux effets secondaires des traitements

La chimiothérapie, en particulier avec la cistapline, provoque d’épouvantables nausées et vomissements. THC et CBD sont tout aussi efficaces pour lutter contre ces nausées que les anti-émétiques régulièrement prescrits. Pour l’appétit, nous avons déjà esquissé les mécanismes par lesquels les cannabinoïdes jouaient un rôle bénéfique.

De plus, le THC se montre particulièrement efficace pour réduire voire prévenir certaines formes de douleurs cancéreuses. Des études révèlent que 10 mg de THC sont aussi efficaces que 60 mg de codéine sur sept heures. Et sur des animaux souffrant de neuropathies induites par la chimiothérapie, le CBD s’est révélé un excellent inhibiteur du symptôme.

Le glaucome

Dans le cas du glaucome, il est tout d’abord essentiel de préciser de quoi l’on parle, tant ce mot regroupe une série de maladies touchant le nerf optique. Partons du principe que c’est avant tout une pression forte de l’humeur aqueuse à l’intérieur du globe oculaire qui est source de dégât sur le nerf. En temps normal, cette pression varie entre 10 et 21 mm de mercure. Au-delà de 21 mm de mercure, la pression est souvent liée à un dysfonctionnement de l’élimination de l’humeur aqueuse.

Le glaucome à angle ouvert n’a pas de symptômes avant-coureurs, si ce n’est une perte d’acuité visuelle. Les récepteurs endocannabinoïdes sont présents en grand nombre dans l’œil, dans la cornée, la rétine, mais également dans le réseau qui draine le liquide intraoculaire de l’humeur aqueuse (le réseau trabéculaire). Le mécanisme du THC permet de réduire la pression – quant au CBD, on suppose qu’il a un rôle neuroprotecteur qui pourrait protéger la rétine.

C’est en conduisant des recherches sur le cannabis dans les années 1970 que les Drs Hepler et Franck ont découvert, par hasard, que le THC diminuait de 25 % en moyenne la pression intraoculaire. Avec de fortes disparités de résultat toutefois : chez deux participants de l’étude, aucune diminution n’a pu être constatée, alors que chez certains, elle s’élevait jusqu’à 45 %.

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie dégénérative inflammatoire de la matière blanche du cerveau : le système immunitaire s’attaque à la gaine de myéline qui entoure les nerfs descendants jusqu’à la moelle épinière. Quand la myéline est abîmée, elle laisse des nerfs croiser ses signaux à d’autres nerfs abîmés.

La transmission croisée emballe la production de neurotransmetteurs appelés glutamate. La production excessive de glutamate, en cas de sclérose en plaques, peut s’avérer toxique pour les cellules nerveuses. Les symptômes de la SEP comprennent spasmes musculaires, douleur, tremblement, détérioration de la parole et de mouvements, etc.

Étant donné que les cannabinoïdes régulent la neurotransmission, ils peuvent imiter les endocannabinoïdes et réguler la neurotransmission dysfonctionnelle. De plus, il est avéré qu’ils limitent la progression de la maladie en abaissant la production excessive de glutamate, réduisant ainsi les dégâts neurologiques.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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