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Traiter l'asthme, avec ou sans médicaments

Article paru dans le journal nº 23 Acheter ce numéro
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Si la médecine moderne peut diagnostiquer l'asthme de manière très précise, elle ne propose que peu de traitements aux personnes concernées. Une série d’examens (bilan sanguin, examen des crachats, radiographie pulmonaire, mesure des gaz du sang…) permet de savoir à quel type d’asthme on a affaire et son degré de gravité, mais la cure, à base de corticoïdes et d’antihistaminiques, ne résout généralement pas le problème.

Le traitement officiel

Le traitement officiel comporte deux grands aspects : éviter les allergènes et prendre les médicaments correspondant. Voici quelques conseils d’évitement des allergènes responsables, selon leur catégorie :

  • Les allergènes alimentaires

Retardez la diversification alimentaire des nourrissons de plusieurs mois, tout particulièrement chez enfants de parents présentant un terrain ou des antécédents allergiques.

Si, chez un enfant lambda, elle débute au 5e mois (jamais avant le 4e), elle sera reportée chez tout enfant à risque vers 16 à 18 mois pour l’introduction des œufs et du poisson, puis vers 2 ans pour les fruits exotiques (kiwi, goyave), et enfin vers 3 ans pour les fruits oléagineux tropicaux (arachide, noix de cajou et noix de pécan).

À un âge plus avancé, préférez la cuisine faite maison aux plats cuisinés proposés par l’industrie agroalimentaire.

  • Les allergènes aériens

Ecartez durablement les chiens et des chats, gardez les fenêtres closes en période de pollinisation, nettoyez régulièrement les appareils de filtrage de l’air.

  • Les acariens

Recouvrez le matelas et les oreillers d’un tissu anti-acariens, lavez les draps à plus de 55 °C au moins deux fois par mois, exposez régulièrement le matelas au grand air ou utiliser un pack anti-acariens.

  • Les moisissures

Veillez à bien aérer les chambres (au moins dix minutes par jour au grand air) et limiter leur température à 18 °C.

  • La poussière

Nettoyez la penderie au moins une fois par mois ; éliminez tentures, rideaux, moquettes, tapis, couvertures en laine et édredons de plumes ; lavez peluches et poupées à la machine en même temps que les draps.

  • Le froid

Évitez de sortir en période de froid sec intense et, s’il est nécessaire de se déplacer, couvrez-vous le nez et la bouche d’une écharpe.

  • Le nickel libéré par les ustensiles de cuisine en inox

Préférez les ustensiles de cuisson en verre.

  • En cas d’activité sportive prévue

Échauffez-vous bien avant de commencer l’effort véritable.

Notons que l’asthme n’est plus une contre-indication au sport. De nombreux champions en ont apporté la preuve, comme le nageur américain Mark Spitz, qui a remporté quatre médailles dont deux d’or aux jeux Olympiques de Mexico en 1968 et sept à ceux de Munich en 1972 ; et le cycliste espagnol Miguel Indurain, qui a gagné cinq fois le tour de France. Toutefois, cela ne se fait pas sans un suivi rigoureux et astreignant.

Les médicaments de la médecine officielle

  • En cas de crises

Les traitements classiques préconisent un bronchodilatateur bêta 2 stimulant, seul ou associé à un corticoïde inhalé. Ces derniers, d’un usage très répandu, sont parfois prescrits à des enfants avant l’âge de trois ans.

Même si les formes spray ont moins d’effets indésirables que les comprimés, utiliser un bronchodilatateur est le début possible d’un engrenage, avec les risques d’une baisse immunitaire vis-à-vis des agents microbiens et viraux, d’un retentissement sur la structure osseuse (en prendre au moment de la croissance prédispose à une ostéoporose précoce) et d’une prise de poids toujours susceptible d’aggraver la fonction respiratoire.

  • En traitement de fond

Afin de contenir au mieux l’inflammation chronique, on a généralement recours aux cromones inhalées (Cromoglycate ou Lomudal, par exemple) et aux corticoïdes inhalés. On traitera la constriction bronchique par de l’anticholinergique inhalé bêta 2 stimulant, et plus rarement par de la théophylline.

La cromone freine la libération des substances contenues dans les mastocytes. Son action n’est que préventive, aussi ce médicament n’a-t-il d’intérêt qu’au long cours. Le corticoïde reste à ce jour le médicament de référence en aigu. Le bronchodilatateur, quelle que soit sa classe, s’oppose seulement à l’action de l’histamine sur la bronche.

  • Quand les crises sont chroniques

Dans ce cas, une série de séances de kinésithérapie respiratoire peut être justifiée. Éventuellement, un traitement antihistaminique et une cure de désensibilisation si une sensibilité à certains allergènes a été trouvée.

L’antihistaminique bloque l’action de l’histamine, principale substance libérée par la dégranulation des mastocytes. Bien que très utile, il n’empêche pas la réaction IgE-allergènes et, surtout, il n’agit pas sur toutes les autres substances libérées par les mastocytes (prostaglandines, sérotonines).

Quant à la cure de désensibilisation, elle n’est pas sans danger et se révèle d’une efficacité variable d’un sujet à l’autre.

Les moyens de ne pas se résigner contre l’asthme

Subir et s’en satisfaire, c’est ce que peut comprendre tout asthmatique quand il apprend que les actions que lui propose la médecine officielle n’ont qu’un but limité. Or de nombreuses mesures simples peuvent améliorer sa situation.

Avertissement : les posologies indiquées sont pour des personnes adultes. Si l’asthmatique est un enfant, prenez conseil auprès de votre médecin.

  • Adopter un régime alimentaire sain

Commencez par manger plus de fruits et de légumes verts, frais et bio.

Il est aussi recommandé d’éviter la consommation régulière d’aliments facilitant l’entretien du terrain inflammatoire (viande, volaille, produits laitiers) et de privilégiez une alimentation riche ou complémentée en oméga-3 à longue chaîne.

En l’absence d’allergie au poisson, en consommer un jour sur deux suffit. Sinon, ayez recours au DHA-phospholipide, issu d’œufs de poule (DHA2 : 1 sachet par jour, bien évidemment en l’absence d’allergie associée aux œufs) ou à l’huile complète de périlla (1 cuillère à café par jour).

On parle d’huile complète car elle associe l’huile alimentaire à un faible pourcentage de son huile essentielle. L’huile complète de périlla, par sa richesse en oméga-3 (acide alphalinolénique) et les vertus anti-inflammatoires de son huile essentielle, participe à réduire les symptômes allergiques.

  • Corriger les déficits en nutriments essentiels

Cela doit commencer dès le plus jeune âge : à 8 ans, les enfants qui ont bénéficié d’une complémentation minéralo-vitaminique avant 4 ans présentent un taux de manifestations allergiques 40 % moins élevé.

Les nutriments les plus concernés sont les vitamines A, C et D, le magnésium, le zinc et les flavonoïdes dont la quercétine qui, outre des pouvoirs antioxydant et antiviral, possède un pouvoir antiallergique naturel des plus puissants, car elle inhibe la libération de l’histamine. Mais elle est difficilement absorbée, de sorte qu’il est recommandé de toujours la consommer en association avec des bromélaïnes.

Ce rééquilibrage peut difficilement se faire seul car il nécessite des connaissances suffisantes que seul possède aujourd’hui un médecin formé à la nutrithérapie.

  • Restaurer la muqueuse intestinale

L’inflammation chronique qui touche les voies respiratoires concerne souvent le reste de l’organisme, et en premier la muqueuse intestinale où siège, rappelons-le, la moitié de notre système immunitaire.

Cela passe notamment par la prise d’un complexe associant probiotiques (bactéries bénéfiques) et prébiotiques (sucres dont ces bactéries se nourrissent) tel que Probioplex (4 gélules par jour pendant plusieurs mois).

  • Surtout ne pas arrêter le sport !

La pratique du sport, sous certaines conditions, diminue le niveau de stress, renforce la musculature thoracique et améliore les fonctions respiratoire et cardiaque.

  • Traiter le fond dépressif

La régularité dans l’apprentissage de nouvelles habitudes n’est pas chose facile. Cette nécessité est particulièrement mal acceptée par les adolescents asthmatiques ayant présenté un épisode majeur d’asthme, souvent en relation avec un terrain dépressif sous-jacent.

Dans ces cas là, il faut envisager la mise en place d’une psychothérapie de soutien. Cette pratique thérapeutique sera efficacement complété par la prise concomitante d’oméga-3 et de compléments visant à rétablir une sécrétion normale des neurotransmetteurs. Cela rétablira la neuroplasticité cérébrale ainsi qu’un équilibre entre systèmes nerveux autonomes sympathique et parasympathique.

La phytothérapie

La résine de Boswellia serrata (remède central de la médecine ayurvédique) inhibe la production de plusieurs médiateurs de l’inflammation, et particulièrement celle des leucotriènes. Une action universelle au sein de l’organisme : elle rétablit la muqueuse intestinale dans son intégrité et sa fonction, procède de même au niveau respiratoire et améliore les rhumatismes arthrosiques. En général, les fabricants recommandent 4 à 6 gélules par jour au début, chez l’adulte.

L’extrait de lierre grimpant (Hedera helix) réduit la constriction bronchique et favorise l’élimination des glaires. Il est disponible sous le nom d’Activox en pharmacie (sa posologie varie en fonction de l’âge), mais on peut aussi le trouver en boutique diététique.

Des formules complexes sont également intéressantes pour améliorer le terrain allergique comme Ribum (Ribes nigrum et Fraxinus excelsior), anti-infectieux, anti-inflammatoire, antiallergique et antalgique : 1 c. à café au moment des repas.

L’aromathérapie

Six huiles essentielles au moins ont le pouvoir de diminuer l’expression de la cyclo-oxygénase (COX-2), l’enzyme qui favorise la libération de puissants médiateurs de l’inflammation (les prostaglandines de série 2) à un même niveau d’efficacité que le resvératrol. La substance qui serait responsable de ce puissant effet anti-inflammatoire serait le carvacrol.

Les huiles essentielles pour lesquelles cet effet a été démontré sont celles de bergamote (Citrus bergamia), de clou de girofle (Eugenia caryophyllata), d’eucalyptus, de fenouil (Foeniculum vulgare), de rose et de thym (Thymus vulgaris à carvacrol). Prendre ces HE sous contrôle médical est une aide précieuse pour améliorer de façon durable et bien tolérée le terrain inflammatoire chronique de l’asthmatique.

Des complexes sont également intéressants, tel que Respir’aroma, bien que celui-ci soit orienté vers un usage contre les agressions hivernales (en inhalation, en massage pectoral, en vaporisation sur l’oreiller).

Plusieurs méthodes spécifiques

  • La méthode Buteyko

Créée dans les années 1950 en URSS, cette technique propose de respirer à un rythme plus lent. Contestée par rapport au concept sur lequel elle repose (le taux de gaz carbonique dans les alvéoles pulmonaires serait effondré chez l’asthmatique), elle a cependant reçu l’aval scientifique, car il a été démontré qu’elle permet une réduction de la symptomatologie asthmatique, une amélioration de la qualité de vie et une diminution significative de la consommation médicamenteuse. En suivant une certaine méthodologie, il apparaît que l’on peut y parvenir seul.

  • Le biofeedback cardio-respiratoire

Chez des personnes dont l’asthme a été stabilisé, la conjugaison de biofeedback cardiaque et respiratoire permet de réduire la prescription de médicaments et notamment de réduire la dépendance aux corticoïdes.

  • La méthode Frolov

Fondée sur la prise en compte des forces qui entrent en jeu au cours de chaque cycle respiratoire, elle utilise un appareil qui opère le « renforcement mutuel de leurs effets ». Elle permettrait le rétablissement de la perméabilité des bronches, de la ventilation pulmonaire et des échanges gazeux. Et par-là, une réduction importante de l’inflammation bronchique, qui se traduirait par une réduction de 60 à 80 % de la consommation médicamenteuse. Cet appareil ne coûte que quelques euros et peut être d’une grande aide (en savoir ici plus sur le respirateur Frolov).

Gérer les sources de stress

L’hypersensibilité qui caractérise l’asthmatique concerne sa façon d’appréhender le quotidien, plus proche de celui d’un écorché vif que celui d’une personne zen ! Il est urgent dans un tel contexte de rétablir l’équilibre.

  • Pour l’enfant

Prendre les repas en famille à heures régulières sécurise l’enfant qui souffre d’anxiété à chaque séparation et diminue l’occurrence de ses crises d’asthme. Il est important de l’inviter à développer ses potentiels autres que scolaires, notamment dans le domaine artistique.

Ce type d’activités génère en effet chez l’enfant la production d’émotions positives améliorant la production de ses neuromédiateurs (augmentation de la synthèse de la sérotonine cérébrale, de la dopamine, diminution de la sécrétion de noradrénaline et de cortisol) et transforme radicalement sa façon de se projeter dans l’avenir. L’initiation au reiki ou à l’aïkido peut aussi être intéressante.

  • Chez l’adulte

La pratique quotidienne du taï-chi est une méthode parmi les plus efficaces pour redonner confiance à l’asthmatique dans sa capacité de maîtriser les facteurs qui habituellement provoquent ses crises.

 

Carnet d’adresses

Probioplex

Boswellia serrata

Respir’aroma

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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