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Méthode Gesret : l’asthme et les allergies à bout de souffle

Article paru dans le journal nº 53 Acheter ce numéro
  • Consistant en des mobilisations ostéo-articulaires telles des appuis et tractions, le but est de réaligner la personne de ses axes naturels.Consistant en des mobilisations ostéo-articulaires telles des appuis et tractions, le but est de réaligner la personne de ses axes naturels.

La méthode Gesret® s’attaque aux causes des maladies chroniques, inflammatoires et immunitaires. Reposant sur une théorie neurophysiologique innovante, cette approche corporelle a été expérimentée avec succès à l’hôpital de Warquignies, en Belgique, mais reste encore confidentielle.

Né en 1941 et mort en 2016, Jacques Gesret, inventeur de la méthode qui porte son nom, est frappé en 1974 par un drame familial. Son fils Franck est victime d’une crise d’asthme le jour de ses dix ans et décède à la suite d’un surdosage de théophylline. La vie de cet ingénieur bascule, et il ne cessera, dans les années suivantes, de chercher à comprendre la cause de l’asthme en explorant différentes voies comme l’acupuncture, la digitopuncture et le savoir des rebouteux, afin d’en venir à bout définitivement et sans médication. Il a alors développé l'encore peu connue méthode manuelle Gesret® qui bénéficie d’un remarquable bouche-à-oreille.

Et pour cause : fondée sur des mobilisations ostéo-articulaires, elle promet de se débarrasser, dans 90 % des cas, et en quelques séances, des symptômes de l’asthme et d’autres affections chroniques ou inflammatoires de type otite et angines à répétition, migraine, allergies, syndrome du canal carpien, eczéma, psoriasis ou encore de stabiliser des poussées de maladies auto-immunes.

« Toutes ces affections reposent, pour Jacques Gesret, sur une même problématique. Différents chocs physiques reçus au cours de l’existence – naissance par forceps, césarienne, chute de ski, etc. –, provoquent des déplacements de structure, entre autres au niveau des côtes, des vertèbres et du bassin, qui créent des blocages excitant les terminaisons nerveuses. Le cerveau reçoit alors des informations erronées en provenance du corps, que nous appelons informations fantômes. En réponse à ces informations, et en fonction de la zone d’émission, le cerveau va déclencher des actions correctrices se traduisant par des symptômes (respiratoires, dermatologiques…), ce qui déclenche allergies, asthme ou encore eczéma », explique ­Anne-Laure Moraux, l’une des responsables de la méthode en France.

« L’origine des effets se trouve dans la structure », aimait à répéter Jacques Gesret, dont l’approche s’appuie sur différentes théories de neurophysiologie, notamment inspirées par les travaux du Pr Melzack, sur l’existence d’une « neuromatrice cérébrale » expliquant les douleurs fantômes ressenties par les amputés.

Appuis et tractions

Une séance de méthode Gesret dure de 45 minutes à une heure et comprend quatre temps. Après une discussion permettant de collecter des informations sur l’histoire de la personne, vient une phase d’examen minutieux, à la recherche entre autres de certains déséquilibres apparents comme une jambe plus courte d’un côté ou de l’autre.

Le praticien réalise un enchaînement de gestes codifiés dont l’ensemble est appelé kata. Consistant en des mobilisations ostéo-articulaires telles des appuis et tractions, le but est de réaligner la personne dans ses axes naturels. « Notre approche est globale. Nous reprenons tout à zéro au niveau de la structure en suivant un protocole très balisé. Nous agissons à tous les étages du squelette, car tout est interrelié », poursuit Anne-Laure Moraux.

Après un temps de vérification pour évaluer la réponse du corps aux gestes, le praticien délivre en fin de séance des conseils posturaux. « La participation active de la personne est fondamentale. Elle ne comprend pas toujours l’intérêt de ne plus dormir sur le ventre, de ne pas s’avachir dans le canapé, de se relever en bascule de la position allongée. C’est pourtant avec ces changements que la guérison s’installe durablement. » La stimulation de certains points cruciaux appelés « points d’arrêt », notamment situés sous l’aisselle gauche ou au niveau de la narine droite, pour les asthmatiques, est aussi enseignée afin d’enrayer une crise.

Des tests concluants

Parfois spectaculaire – les symptômes de l’asthme pouvant disparaître après une seule séance –, la méthode Gesret a été du vivant de son concepteur largement diffusée auprès du corps médical. Ingénieur de formation, il a rédigé plusieurs ouvrages et a déposé l’ensemble de ses travaux notamment à l’Académie nationale de médecine de Paris ou à la Bibliothèque nationale de France, où ils sont librement consultables.

En 2004, la méthode a été expérimentée en milieu hospitalier, sous le contrôle du pneumologue Jean-Luc Halloy, au CHR de Warquignies, en ­Belgique. Bien que portant sur un faible échantillonnage d’asthmatiques, l’étude a montré une amélioration frappante de différents symptômesessoufflement, expectoration, etc. – juste après la séance et un maintien de l’état durant les six mois.

La méthode, qui compte une cinquantaine de praticiens en France, et une dizaine d’autres en Europe, est enseignée via le réseau Asthma Reality, fondé par Jacques Gesret. Outre la formation initiale, des mises à jour et supervisions annuelles sont programmées, garantissant le meilleur apprentissage d’une méthode qui nécessite un parfait contrôle des gestes. Pour trouver un praticien compétent, il est nécessaire de consulter la liste disponible en ligne sur les sites officiels de la méthode.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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