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Jacques Gesret,
une autre manière de traiter l'asthme

Article paru dans le journal nº 9 Acheter ce numéro
  • Jacques Gesret, une autre manière de traiter l'asthme

Jacques Gesret a étudié l’acupuncture, la neurophysiologie, les manipulations ostéoarticulaires et a ainsi découvert des anomalies qui lui permettent de traiter avec un succès grandissant, les asthmes, les allergies, mais aussi le psoriasis et même la sclérose en plaques prise lors de sa première manifestation. Il a mis au point une méthode qui permet de traiter des pathologies comme l’asthme, les allergies ou l’eczéma en agissant sur certaines anomalies articulaires mal interprétées par l’organisme. Plusieurs dizaines de praticiens l’emploient aujourd’hui essentiellement en Europe.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser au traitement de l’asthme, alors que vous n’étiez ni médecin ni thérapeute ?

Jacques Gesret : Une erreur dans la délivrance d’un médicament, précédée d’une erreur d’un médecin soi-disant spécialiste de l’asthme, a coûté la vie à mon fils Frank, le jour anniversaire de ses 10 ans. J’ai tellement été floué dans cette affaire, par les experts, par la justice, par les médecins, que je n’ai jamais pu faire mon deuil correctement. C’est cela, tout simplement, qui m’a poussé à faire des recherches sur cette maladie.

Comment en êtes-vous arrivé à conclure qu’un asthme provenait d’un simple problème ostéopathique ?

Le terme « ostéopathique » est inapproprié. Mes techniques n’ont strictement rien à voir avec l’ostéopathie, sinon tous les ostéopathes sauraient traiter les pathologies du système immunitaire comme le font tous mes praticiens.

Je ne suis pas arrivé tout de suite sur les problèmes ostéoarticulaires. J’ai commencé par découvrir des anomalies dans les sensations perçues et les réflexes cutanés qui existaient dans des zones toujours identiques, chez les asthmatiques. J’utilisais à l’époque, en tant qu’acupuncteur, l’instrument traditionnel chinois appelé « fleur de prunier », petit martelet garni de sept aiguilles servant à percuter la peau dans la zone des points d’acupuncture ; technique utilisée dans les temps anciens pour traiter les enfants « dont les points n’étaient pas mûrs ».

Je me suis rendu compte que la percussion de certaines zones donnait une sensation très désagréable de brûlure, alors que dans les zones normales, la sensation de piqûre était perçue correctement. Ces zones donnent une cartographie cutanée, commune chez tous les asthmatiques, les porteurs d’eczéma, les allergiques, les porteurs de psoriasis et de maladies dites « auto-immunes ». Chacune de ces maladies a une cartographie différente, mais tous les malades atteints d’une même affection ont la même cartographie.

Le travail de percussion de ces zones, assez pénible à supporter pour les patients, donnait en quelques séances la disparition des symptômes, mais ils revenaient au bout de quelques mois, voire d’une année. Il n’y avait pas guérison.

J’ai fini par comprendre le pourquoi de ces anomalies et par trouver leur source : des anomalies de fonctionnement articulaire qui émettaient des messages « anormaux » de type nociceptifs et qui étaient perçues à tort par le système central comme provenant d’une autre source. Par exemple, un message nociceptif provoqué par une subluxation chondrocostale de la deuxième ou troisième côte, d’un côté de la colonne vertébrale, est perçu par le système central comme un corps étranger dans la bronche.

Par quel mécanisme un déplacement ostéoarticulaire, peut-il induire un asthme ?

La perception d’un corps étranger dans une bronche déclenche les réactions normales : la toux, puis le mucus pour tenter de l’évacuer – sans succès. Le dernier système défensif, dans la mesure où la toux provoque de plus en plus de messages nociceptifs – faisant croire que le corps étranger devient dangereux – déclenche le spasme bronchique afin d’éviter qu’il ne provoque des dégâts plus importants. Nous avons là, tout simplement le mécanisme de l’asthme. La réduction des subluxations chondrocostales fait disparaître la maladie très rapidement. En moyenne il faut trois séances pour équilibrer parfaitement une personne et que ce résultat soit stable dans le temps. Bien entendu, il faut ensuite adopter une hygiène posturale.

Vous avez découvert des points dont le massage provoque la crise alors que d’autres font l’inverse. Comment cela fonctionne-t-il ?

Très simplement ! Si j’avance qu’une articulation chondrocostale subluxée (à droite) génère des messages nociceptifs qui sont perçus par le système central comme la présence d’un corps étranger dans la bronche, entraînant les réactions de la crise, je le prouve en appuyant rythmiquement sur celle-ci pour provoquer des messages importants.

La crise est là dans les quelques secondes qui suivent. La démonstration a été faite à l’Institut d’hygiène de Mons, devant un public de kinés, médecins et spécialistes de l’asthme, dans le cadre d’une formation continue professionnelle qui avait été financée par AstraZeneca.

Le point d’arrêt de la crise, situé sur la ligne axillaire gauche, est en fait une lipodystrophie réflexe qui vient « enrober » le rameau perforant latéral du nerf intercostal et qui est très sensible sinon douloureuse au toucher. Le fait de masser cette petite masse graisseuse déclenche une douleur parfaitement localisable par le système central et couvre le précédent message qui était localisé à tort dans la bronche faisant cesser immédiatement la crise par la disparition du corps étranger « fantôme ». Parce que les deux messages sont sur le même étage intercostal et que le corps ne peut gérer qu’un seul réflexe à la fois.

Ce sont toujours les mêmes endroits qui sont la cause des mêmes pathologies ?

Oui, je l’ai systématiquement constaté et utilisé depuis 1987.

D’après vous, d’autres maladies pourraient-elles bénéficier de ce genre de traitement ?

Oui, nous traitons avec succès bien d’autres pathologies, comme entre autres les allergies, les otites chroniques, les migraines, l’eczéma, le psoriasis ou la sclérose en plaques pour laquelle nous préparons une publication.

Parce que j’ai obtenu, mes praticiens également, d’excellents résultats si nous intervenons sur la première poussée. Mes cas les plus anciens, qui avaient été suivis par un neurologue, remontent à 1987. Les cas de sclérose en plaques présentent exactement les mêmes déséquilibres que les cas de psoriasis. Toutes les lésions sont à gauche. Le point commun entre ces deux pathologies est la kératine.

Dans le cas du psoriasis, le système immunitaire produit des abcès secs qui font éclater les couches de kératine dont les noyaux des kératinocytes sont toujours présents, provoquant la desquamation ; dans le cas de la sclérose en plaques, le système immunitaire s’attaque (principalement dans la zone inflammatoire L5/S1) à l’enveloppe de neurokératine qui protège la myéline. Comme me l’a dit le Professeur Pierre Talbot, directeur d’un laboratoire de neuroimmunovirologie à Montréal : j’ai découvert la porte d’entrée que tous cherchent sans la trouver. Malheureusement personne ne veut de ce travail, pas plus que du reste d’ailleurs, car il donne la possibilité de traiter les causes des pathologies et non leurs effets.

Comment peut-on se former à la méthode Gesret ?

Aujourd'hui la formation se déroule exclusivement en compagnonnage, au minimum sur 3 jours, directement au cabinet du praticien et après signature d’un contrat au fort contenu déontologique. Elle s’adresse aux personnes installées en cabinet et déjà versées dans les mobilisations ostéo-articulaires.

Mes techniques sont très simples à apprendre, elles se résument à un ensemble de mouvements qui sont enchaînés dans un « kata » qui commence aux pieds et se termine à la tête.
J’ai ainsi formé, au Maroc, des généralistes qui n’avaient jamais effectué une seule manipulation de leur vie. Trois jours plus tard, ils savaient traiter des asthmatiques. En revanche, il est nécessaire de faire annuellement une mise à niveau dans une réunion entre praticiens, pour pouvoir progresser et obtenir la meilleure maîtrise possible de mes techniques. Une formation continue obligatoire est donc organisée chaque année, à Paris, avec l’ensemble des praticiens.

Pour trouver un thérapeute qui pratique la méthode Gesret, cliquez ici ou ici : www.methode-gesret.org.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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