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Psoriasis : êtes-vous sûr(e) d'avoir tout tenté ?

Dominique Vialard  rédigé le 26 novembre 2014 à 18h11
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Le psoriasis est une maladie de "peau-prison", qui vous enferme dans la gêne, le mal-être et parfois, la dépression. Sournois, minant, le pso pourrit ainsi la vie de plus d'1 million de Français. Chaque année rejoints par 100 000 nouveaux cas... Lorsqu'il est chronique, "on n'en sort pas" nous dit le corps médical, surtout quand tout semble fait pour l'entretenir sans le guérir (il faut bien faire tourner l'industrie). Mais certains dermatos, plus aventureux que les autres, ont trouvé une solution naturelle qui semble fonctionner (vous pouvez y accéder directement en cliquant ici). L'un d'entre eux a financé des études modestes pour prouver ses résultats. Mais cela n'a semble-t-il, pas inspiré la Faculté.

Ce que le psoriasis a de terrible

Les désagréments directs de cette maladie sont non contagieux mais vilains (irritations, grattages, complications), et lourds de conséquences : la honte d'un mal que l'on porte sur soi comme un lépreux ou un pestiféré. On lorgne vos croûtes, vos rougeurs, on évite de vous faire la bise. C'est l'image et l'estime de soi qui partent en pellicules, en suintements gras… Cette maladie se nourrit d'elle-même, son impact social l'aggrave.

Dans les deux cas aussi on n'en guérit jamais vraiment malgré les traitements, c'est ce que l'on vous répète (au lieu de dire que ce sont ces traitements qui ne guérissent pas).
Les médicaments classiques, bien sûr, sont plutôt efficaces, mais au prix d'effets intempestifs et parfois dangereux, et pour des rémissions passagères.
En vérité, quand on souffre du pso, on passe son temps à chercher la solution. Une vraie quête, parfois d'une vie.

Enfin, le psoriasis plonge ses racines dans un erreau mêlant hérédité, causes environnementales, émotions et psyché. Et au final tout se rejoint sur le terrain immunitaire dans ce qui ressemble bien à un emballement auto-immun. Un corps étranger, un non-soi se tapit quelque part...

Aussi déprimant que mystérieux

En gouttes, en plaques, pustuleux, aux ongles, sur les paumes des mains, les plantes de pieds, les parties intimes ou le cuir chevelu, le psoriasis est insupportable. Et doublement sévère quand on le porte sur son visage ou en forme généralisée.

Je ne vais pas répéter ici que le Dr Luc Bodin explique déjà en détail sur notre site (voir ici) mais je résume :

  • Le pso c'est souvent héréditaire (dans au moins un tiers des cas).
  • Le pso est un dérèglement du système immunitaire.
  • Le pso se déclenche, s'active ou se réactive sans que l'on sache toujours pourquoi. Il peut ainsi apparaître à la suite d'une banale infection (la gorge chez l'enfant, les voies respiratoires chez l'adulte), d'une dysbiose intestinale (l'alimentation toujours !), d'une subluxation articulaire, d'une vaccination ou de la prise d'un médicament (bêtabloquants, antipaludéens, lithium...).
  • Le pso est lié au stress. La pression nerveuse en est le ressort et son expression aggrave à son tour le stress. Cercle vicieux...
  • Le pso à la longue peut générer des complications sévères, rhumatismales (arthrite psoriasique...), mentales aussi.

Il fait quoi le dermato ?

L'approche conventionnelle est invariablement la même. Elle consiste à s'attaquer aux effets visibles du psoriasis en agissant sur le plan immunitaire, en combattant l'inflammation, en calmant l'irritation.

Dans le pso les lymphocytes T, on l'a vu, s'excitent, et à leur tour ces cellules stimulent les kératinocytes, les cellules superficielles de la peau. Ceci entraîne une sorte de prolifération du derme comme si les cellules n'arrivant pas à "mûrir" correctement, "tombaient" avant d'arriver à maturité. D'où ces grands lambeaux, ces squames. On se gratte, ça pèle, forme des couches successives et plus on se gratte plus il y en a, plus l'épiderme est à vif.

Réponse médicale logique : on fait chuter l'immunité, histoire d'éviter que les lymphocytes ne s'expriment de la sorte ; on éteint l'inflammation.

Les armes sont à double tranchant :

  • Les corticoïdes et corticostéroïdes, risquent de déstabiliser le psoriasis cutané, provoquant des poussées cutanées encore plus violentes lors de la diminution des doses.
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens  (tels que l’Apranax, le Voltarene, le Bi-Profénid … que l’on a souvent tendance à confondre avec les antalgiques) ont en revanche une efficacité beaucoup plus spectaculaire, mais souvent de courte durée.
  • Le traitement de référence (utilisé depuis les années 50 !), est le méthotrexate. Il donne de bons résultats dans 70% des cas environ. Mais les effets secondaires sont lourds et parfois pire que le mal car le méthotrexate peut provoquer des perturbations au niveau sanguin, notamment une diminution des globules blancs et rouges.
  • Un autre traitement général est la ciclosporine. Un traitement prescrit pour six mois maximum, en raison de sa toxicité rénale.
  • Il faut aussi mentionner une invention récente la biothérapie (qui n'a rien de bio).

Le génie génétique au secours !

La biothérapie, méthode récente et coûteuse, consiste à injecter des substances qui vont bloquer l'immunité à la source. Je passe sur la nature de ces substances fabriquées par génie génétique à partir de recombinants (regardez sur Internet, à "biothérapies" pour avoir une idée de la chose... souris transgéniques et compagnie).

Ces remèdes sont par nature dangereux car sans guérir le psoriasis (ils le calment certes mais l'entretiennent en même temps et vous rendent dépendants), ils ouvrent la porte de vos défenses à tous les vents laissant votre organisme désarmé, à la moindre infection comme à la menace cancéreuse.

La mer Morte, c'est pas la porte à côté !

Autrefois on soignait le psoriasis par des bains réguliers, avec des sels de mer, du bicarbonate. C'est une façon d'alcaliniser la peau et de faire tomber les squames. Dans les cas sévères on allait en cure en Israël au bord de la mer Morte, où cet effet est renforcé, et c'est toujours le cas. Comme cette mer curieuse est située 400 m en dessous du niveau habituel de la mer, il s'y produit un phénomène d'évaporation qui alimente un nuage de vapeur d'eau chargée de sels. Ce nuage filtre les UV si bien que les rayons du soleil peuvent jouer leur rôle thérapeutique sans effets néfastes.

En renfort de cette héliothérapie la concentration saline de cette mer (10 fois supérieure à la Méditerranée) ainsi que sa forte teneur en magnésium, calcium, brome et potassium, agissent visiblement sur la santé du derme en diminuant la prolifération des kératinocytes.
Une cure de bains quotidiens dans la mer Morte sur une durée de 3 semaines améliore généralement le malade et lui procure des périodes de rémission de plusieurs mois. En comparaison, le méthotrexate, paraît totalement inefficace.

Mais loin de la mer Morte, l'effet disparaît et on a beau acheter des sels de la Mer Morte, ça ne fonctionne pas aussi bien... on n'a pas mis le soleil en boîte...

Des solutions naturelles, il y en a

Les solutions traditionnelles, pour être honnêtes, permettent plus souvent de soulager (et de stopper la desquamation) que de traiter en profondeur. Mais il faut commencer par là !

Le psoriasis correspond à une pathologie d’élimination de déchets par la peau, au niveau des cheveux, des genoux, des coudesUne faiblesse du foie et des intestins peut y être associée puisque ces organes sont chargés d’éliminer les toxiques. Une cure de 3 semaines de décoction de chardon-Marie ou de tisane de mauve (voir ici) peut atténuer le mal.

Cette maladie étant typiquement psychosomatique, tout ce qui peut améliorer la gestion du stress en soutenant le système nerveux est à prendre. Un petit geste régulier comme l'inhalation de camomille romaine équilibre le système nerveux (et ramène au calme dans les moments d’anxiété et de peurs).

Evitez de faire empirer les choses

En période de poussées, quelques gestes simples permettent d’empêcher que la situation n’empire :

  • Évitez absolument de gratter les plaques.
  • Après le bain ou la douche, hydratez en appliquant sur la peau mouillée une goutte d’huile de rose musquée en massant doucement.
  • N’utilisez pas de produits à base d’alcool sur la peau.
  • Appliquez de l’argent colloidal en compresse sur les plaques, 2 fois par jour. Cela favorise la cicatrisation.
  • Pour le cuir chevelu, massez le cuir chevelu avec de l’hydrolat de bois de santal .
  • Exposez-vous au soleil.

De bons gestes alimentaires aussi :

  • Adoptez un régime alimentaire hypotoxique (mieux, sans gluten) et consommez au minimum chaque jour 3 cuillères à soupe d’une huile crue et biologique de première pression à froid riche en oméga 3 (périlla, colza ou cameline).
  • Gare aux gâteaux secs, chocolat, sucres, charcuteries, poissons et crustacés, sans oublier alcool et cigarette qui aggravent le pso.

Voici une cure facile à faire

Avec un peu de volonté, vous ferez une mono-diète de pommes cuites (on rapporte au moins 50% d'amélioration) : choisir des pommes de qualité bio, les faire cuire dans une casserole en morceaux ou entières au four, les manger sans rien ajouter pendant 5 à 7 jours (fade au début le goût vous paraîtra terriblement sucré à la fin)..

Le chaînon manquant ?

Dans la moitié des cas, l’apparition du psoriasis fait suite à un événement : accident, grosse frayeur, deuil… qui remonte parfois jusqu’à six mois avant la première atteinte. Le stress d'une séparation (au sens large) est le principal facteur déclenchant.

La recherche la plus avancée, la psycho-neuro-immunologie (étude du lien entre le psychisme, les nerfs et les cellules immunitaires), tend à démontrer que, lorsque nos hormones du système neurovégétatif ne parviennent plus à tempérer la tension mentale nerveuse, quand la fabrication de neurotransmetteurs calmants n'est plus possible, la peau, principal émonctoire et frontière du soi, déraille. Ce n'est qu'une hypothèse mais tout se passe comme si les plaques de pso apparaissaient quand les capacités de réponse du système nerveux atteignaient leurs limites.

Cette explication offre un point d'appui pour agir contre la maladie. Comment ? En mettant de l'huile dans les rouages : traduisez de bons acides gras dans le réseau cellulaire pour une meilleure transmission nerveuse.

Ils avaient tout essayé...
sauf la phosphatidylcholine

C'est en tâtonnant pendant plus de 20 ans que le Dr Paul Dupont, dermato, ancien chef de clinique, a fini par découvrir empiriquement un remède qui emprunte cette voie nerveuse : la lécithine marine. Et cette solution, qui remplace avantageusement le méthotrexate, ne ressemble pas à un placebo car elle a d'abord été appliquée à des patients qui ne s'en sortaient pas et que l'on avait fini de convaincre que leur pso était incurable.

La lécithine est une substance naturelle composée de plusieurs phospholipides. Ces phospholipides alimentent notre système nerveux, notre cerveau, entre autres.

La lécithine marine extraite de poissons sauvages qu'utilise le Dr Dupont contient en particulier un phospholipide (la phosphatidylcholine) qui est le précurseur de l'acétylcholine à la jonction neuro-cutanée. D'où peut-être l'étonnante efficacité de cette substance, mise en lumière par deux petites études*.

Dans ces tests où les patients avaient stoppé tout traitement (sauf émollients), une diminution des symptômes a été observée après 3 mois de traitement et une cicatrisation des plaques, chez la grande majorité des sujets, après 6 mois.

Le protocole lécithine marine

L'avantage de la lécithine marine serait d'être bien mieux assimilée au niveau de la peau que les seuls omégas 3. Cependant il faut en prendre en quantité suffisante et sur la durée pour en bénéficier pleinement. A l'état brut c'est une pâte dure qui sent le poisson, elle se prend donc sous forme diluée.

On en trouve sous différentes formes galéniques : en gélules pour le traitement de fond, en liquide pour le traitement d'attaque. Et en crème pour appliquer directement sur la peau.

Le remède central du protocole reste les gélules de lécithine marine d'origine naturelle (vous en trouverez ici).

L'effet sur les nerfs est marqué, si bien qu'il n'est pas rare que la personne se sente plus cool au bout de quelques semaines de traitement.

Et le psoriasis articulaire alors ?

L’arthrite psoriasique (AP) est une forme d’arthrite inflammatoire de type auto-immune. Dans l’AP, l’attaque immunitaire entraîne de l’enflure, de la douleur et une sensation de chaleur (inflammation) dans les articulations.

Dans la plupart des cas, l’AP survient après l’apparition d’un psoriasis. Cependant, le psoriasis n’entraîne pas toujours une AP. En fait, dans la plupart des cas de psoriasis, aucune AP ne survient par la suite.

En général, l’AP survient lentement. Elle apparaît d’abord dans quelques articulations puis en atteint d’autres au cours des semaines ou des mois qui suivent. Dans de rares cas, l’AP est grave et se déclare rapidement.

L’AP est une maladie atypique, car les symptômes varient grandement d’une personne à l’autre.

Les médecins ont défini cinq grands tableaux cliniques de l’AP.

  • Dans le tableau asymétrique – l’une des formes les plus bénignes – l’AP touche une à trois articulations des deux côtés du corps.
  • Dans le tableau symétrique, l’AP touche de nombreuses autres articulations et ressemble beaucoup à la polyarthrite rhumatoïde.
  • Dans le tableau distal, l’AP intéresse les articulations du bout des doigts les plus proches des ongles. Dans le tableau spinal, l’AP intéresse les articulations de la colonne vertébrale et les articulations sacro-iliaques, qui relient la colonne au bassin.
  • Enfin, dans le tableau destructeur, qui est très rare, l’AP est une forme d’arthrite grave, douloureuse et déformante aussi appelée « arthrite mutilante ».
  • L’AP peut également provoquer une inflammation des tendons entourant les articulations, c’est-à-dire une enthésite. Parmi les endroits les plus souvent touchés par une enthésite, on trouve l’arrière des talons (tendons d’Achille), la plante des pieds et l’extérieur des hanches. Dans certains cas, l’AP peut causer un gonflement dit « en saucisse » des doigts ou des orteils, c’est-à-dire une dactylite.

Comme l’AP survient en général chez des personnes déjà atteintes de psoriasis, l’apparition de douleurs articulaires nouvelles et inexpliquées chez ces personnes constitue un signe avant-coureur de la maladie. L’arthrite précède parfois l’éruption de psoriasis. Si l’un des symptômes ci-dessous persiste plus de deux semaines, consultez votre médecin.

  • Douleurs et raideurs inhabituelles dans une ou plusieurs articulations. L’AP survient parfois à la suite d’une blessure et peut faire l’objet d’un diagnostic erroné.
  • Ces douleurs et raideurs sont pires le matin, durant en général plus de 30 à 60 minutes avant que les articulations ne s’assouplissent et fassent moins mal.
  • Cependant, de la douleur et une raideur plus ou moins intenses peuvent persister la majeure partie de la journée et même gêner le sommeil la nuit.
  • L’apparition de l’AP s’accompagne parfois de fatigue, et certaines personnes prennent un peu de poids parce qu’elles deviennent moins actives.

Les causes de l’AP sont inconnues, mais on sait que l’hérédité y joue un rôle très important. Si un membre de votre famille est atteint de psoriasis ou d’arthrite psoriasique, vous êtes plus susceptible de souffrir un jour d’AP.

Cependant, le fait d’avoir une prédisposition génétique ne veut pas nécessairement dire qu’on souffrira un jour d’AP. Pour que la maladie apparaisse, il faut toujours qu’un facteur en opère le déclenchement.

Or, divers facteurs pourraient déclencher l’AP, mais on ne les connaît malheureusement pas. Il pourrait s’agir d’une infection virale, d’un traumatisme ou d’un autre facteur lié à l’environnement. Par ailleurs, il pourrait y avoir plus
d’un facteur déclenchant.

La lécithine marine améliore également le psoriasis qui se développe sur les articulation

Il est aussi très important d'éviter tout ce qui peut enflammer et acidifier l'intestin... donc pas de produits laitiers , diminuer tout ce qui contient du gluten et le sucre pur .. enfin éviter l'alcool.

Comme anti-inflammatoire spécifique naturel , la seule plante est le securidada  l'huile de krill est aussi bien efficace lors des poussées d'arthrite car c'est un antioxydant et donc anti-inflammatoire

Voici le protocole à suivre :

et lors des poussées

  • Securidaca hatm 4 cuil à café dans un litre d'eau à boire lors des repas par cure de 10 jours
  • Huile de Krill :  2 matin et soir par cures de 10 jours

PSO... Patience, Soleil, Optimisme...

Il est toujours possible de guérir d'un psoriasis. Des magnétiseurs le prouvent tous les jours. C'est plus magique et plus rapide que ce que je vous propose mais ça cloue le bec aux pessimistes.
Car il en faut un peu de l'optimisme pour s'en sortir. Un peu de patience aussi (en tout cas sans magnétiseur chevronné), et un peu de soleil si possible.

Les différentes formes de psoriasis

Forme typique : psoriasis vulgaire

Une éruption cutanée étendue, grossièrement symétrique, souvent prurigineuse faite de lésions élémentaires bien authentifiées par le grattage à la curette : macule érythémateuse, arrondie, de grande taille, recouverte de squames plus ou moins
épaisses, blanchissant lors des premiers coups de curette et laissant se détacher des lamelles micacées, puis apparition d’une lamelle plus cohérente, transparente qui se détache en bloc, enfin, si on gratte avec un peu d’insistance, apparaît un piquet, hémorragique.
L’atteinte se situe surtout sur au niveau des coudes, des genoux, des faces antérieures des tibias, des lombes, du cuir chevelu, des ongles.

Psoriasis du cuir chevelu

Fréquent dans les formes étendues, mais souvent forme de début. Se présente, typiquement, sous forme, soit de grandes plaques débordant sur le front, soit sous forme de tâches circonscrites ; il n’y a jamais d’alopécie.

Psoriasis unguéal

L’aspect spécifique est celui de dépressions cupuliformes en dé à coudre criblant la lame de l’ongle. D’autres aspects non spécifiques se rencontrent : stries longitudinales, cannelures horizontales, modifications de la couleur, fragilité, friabilité.

Psoriasis pustuleux localisé

Le malade présente des plaques à fond érythémateux, couvertes de petites pustulettes profondes et enchâssées à contenu stérile, plus ou moins confluentes, décollant l’épiderme. L’aspect rejoint celui d’une dyshidrose.

Psoriasis des plis

L'aspect des plaques est rouge vif, non ou peu squameuses, lisses, brillantes ou des tâches suintantes recouvertes d’un enduit blanchâtre. Lorsque l’affection est uniquement localisée aux plis c’est le psoriasis interverti de diagnostic difficile.

Psoriasis des muqueuses

Rare, peu évocateur et authentifié souvent qu’en présence des lésions cutanées typiques évoluant parallèlement.

Rhumatisme psoriasique

Survenant le plus souvent, mais pas toujours, après les signes cutanés (l’association la plus fidèle étant rhumatisme-psoriasis unguéal), prenant 2 aspects :

  • Soit d’une polyarthrite évolutive à type de rhumatisme déformant, marqué par des poussées inflammatoires entraînant ankylose et déformation, avec une sérologie rhumatismale négative,
  • Soit d’un rhumatisme axial à type de spondylarthrite ankylosante.

Erythrodermie psoriasique

Complication grave, survenant volontiers après une irritation ou une erreur thérapeutique (corticothérapie générale). L’ensemble du tégument est rouge, chaud, infiltré, tendu et le prurit intense. L’érythrodermie peut se compliquer de surinfection, de troubles de la thermorégulation et d’anomalies hydroélectrolytiques justifiant l’hospitalisation du patient. Les thérapeutiques nouvelles en ont grandement amélioré le pronostic.

Psoriasis pustuleux généralisé

Il survient le plus souvent après une erreur thérapeutique (corticothérapie générale) : apparition sur le fond érythrodermique d’une efflorescence de pustulettes amicrobiennes décollant l’épiderme exprimant, au plan clinique, l’image histologique constante du psoriasis, à savoir, des pustulettes liées à une accumulation de polynucléaires, multiloculaires avec un aspect spongiforme.

Psoriasis du nourrisson et de l’enfant

Le psoriasis est souvent localisé à la zone des langes chez le nourrisson. Chez l’enfant il est souvent aigu, en goutte, succédant à une angine.

Psoriasis et infection par le VIH

Au cours de l’infection par le VIH le psoriasis est souvent grave, réfractaire aux thérapeutiques. Il peut prendre la forme classique, pustuleux ou érythrodermique.

Les traitements officiels


Les kératolytiques : vaseline salicylée à une concentration de 5 à 20%, pour décaper les squames.

Les réducteurs : le goudron de houille à effet cytostatique (Carbodome®), goudrons végétaux : huile de Cade. Peuvent s’utiliser en bains (Caditar®) ou shampoing, dioxyanthranol ou anthraline (Dithrasis®). Ils ont l’énorme inconvénient de tacher le linge.

La corticothérapie locale : effet anti-inflammatoire et cytostatique, parfois employée sous pansements occlusifs. Certaines préparations associent corticoïdes et acide salicylique, ou un réducteur. (Diprosalic® pommade et lotion, Nérisalic® crème), etc…
NB : les corticoïdes généraux sont formellement proscrits (induction d’érythrodermie).

Les cytostatiques locaux : Caryolysine® diluée dans l’eau, efficace, mais mal tolérée.

Les dérivés de la vitamine D3 ou calcipotriol (Daivonex®, Apsor®) : l’activité est égale, voire supérieure à celle de la corticothérapie locale mais le risque d’hypercalcémie (absorption trans-cutanée) est réel lors d’utilisation sur de grandes surfaces ou dans les plis.

Les rétinoïdes topiques (Zorac®).

La PUVAthérapie (méthode associant prise orale d’un psoralène
(P)    et irradiation avec ultraviolet A (UVA) et la photothérapie UVB à spectre étroi. Efficaces sur toutes les lésions de psoriasis sauf sur le cuir chevelu et la région pelvienne, moins intéressantes sur les lésions kératosiques palmoplantaires, contre-indiquées dans l’érythrodermie. Elles restent aujourd’hui la méthode thérapeutique la plus efficace pour blanchir une poussée de psoriasis vulgaire. L’association aux rétinoïdes oraux en augmente l’efficacité.

Les dérivés de la vitamine A ou les rétinoïdes

Seul le Soriatane® est utilisé dans le psoriasis. Son très haut risque tératogène, et son accumulation prolongée (>1 an), en limitent l’usage chez la femme en période d’activité génitale. Ses règles d’utilisation et ses effets secondaires doivent en faire une prescription de spécialistes.

Les cytostatiques

Méthotrexate®, Imurel®, Hydréa® et immunosuppresseurs telle la Cyclosporine (Sandimmun®).

Le protocole usuel

En général, les médecins préconisent en traitement local un « décapage » par kératolytiques, puis réducteurs, dermocorticoïdes ou vitamine D3.

Pour les formes étendues : la PUVAthérapie est l’indication de choix associée ou non aux rétinoïdes, les rétinoïdes seuls sont moins efficaces.

Pour les formes graves : les formes érythrodermiques ou pustuleuses généralisées, sont l’indication privilégiée des rétinoïdes, voire dans les formes très sévères des traitements immunosuppresseurs ou de la cyclosporine.

 

Références :
* Dupont P. Traitement du psoriasis par la lécithine marine, Phytothérapie, vol. 4, no 1, 2006, pp. 15-22.
Dupont P. Intérêt de la lécithine marine (Pc-DHA) dans le psoriasis. Officiel santé. 2006; Septembre-octobre, 35: 30-31.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

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