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Alcool et médicaments : attention aux mélanges !

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  • Alcool et médicaments, les liaisons indésirablesAlcool et médicaments, les liaisons indésirables

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, en particulier quand un traitement médicamenteux est en cours. En pleine période de fêtes de fin d’année, Alternative Santé vous rappelle les associations à éviter !

La période des Fêtes est souvent un moment de joie, de retrouvailles familiales et de lâcher-prise. Elle est aussi couramment synonyme d’excès, en matière d’alimentation comme de consommation d’alcool. Outre les effets néfastes de l’abus de boisson que chacun connaît, des fêtes trop arrosées peuvent également modifier les effets des traitements médicamenteux sur l’organisme. En cette saison hivernale où déprime, virus et microbes poussent certains à pendre des médicaments, il s’agit d’être prudent. Pour rappel, voici quelques médicaments qui ne font pas bon ménage avec l’alcool :

Les médicaments du système nerveux :

Neuroleptiques, anxiolytiques et autres antidépresseurs ne doivent pas être associés à l’alcool. Ce dernier peut augmenter la gravité, mais aussi le risque d’effets indésirables des benzodiazépines (Xanax, Valium, etc.), des ISRS* (Prozac, Sarafem, etc.) et des IMAO** (Nardelzine, Moclamine), tels que la somnolence, les vertiges, l'augmentation de la pression artérielle (spécifique aux IMAO) et des problèmes digestifs. Le mélange peut même être fatal.

Les somnifères (hypnotiques) et les antihistaminiques (contre les allergies) :

Dans ces deux cas également, les effets indésirables sont intensifiés, ce qui peut être dangereux. Ainsi, toute consommation d'alcool doit être évitée en cas de prise de médicaments contenant notamment de la doxylamine (succinate ou hydrogénosuccinate), un antihistaminique connu par ailleurs pour ses propriétés sédatives. Il en va de même pour les somnifères contenant du zolpidem (ex. : Stilnox).

Les antidouleurs :

Outre le classique paracétamol dont l’association, à haute dose, avec l’alcool peut augmenter le risque de développer une hépatite médicamenteuse, la prise de relaxants musculaires ou d’antalgiques opioïdes, tels que la codéine (Dafalgan codéine), le tramadol ou la morphine et ses dérivés, est à proscrire lorsque l’on boit. Elle peut en effet entraîner de la somnolence, une moins bonne coordination des mouvements ainsi que des difficultés respiratoires importantes.

Les anti-inflammatoires et les aspirines :

En cas d’association avec l’alcool, une prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, le naproxène ou le kétoprofène, ou d’aspirine augmente le risque d’ulcère et d'hémorragie digestive.

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Les antigrippaux :

Ces médicaments sont souvent composés de paracétamol, ou d’AINS, et d’autres molécules décongestionnantes comme la pseudoéphédrine (dans le cas d’Actifed par exemple) pour traiter des symptômes tels que l’écoulement nasal.

Les antibiotiques :

Contrairement aux idées reçues, il est généralement sans danger de consommer de l'alcool en même temps que l’on prend des antibiotiques, car l'alcool n'affecte pas leur efficacité. Néanmoins, il reste préférable d’éviter le mélange, car les deux ont des effets secondaires similaires qui peuvent se cumuler, comme les maux d'estomac, les étourdissements et la somnolence. De plus, l'alcool peut affecter votre niveau d’énergie et augmenter le temps nécessaire à votre rétablissement. Toutefois, consommer simultanément de l’alcool et certains antibiotiques comme le métronidazole et le linézolide est à proscrire, car cela va augmenter le taux d’alcool dans le sang et peut entraîner des problèmes cardiaques potentiellement graves.

Les contraceptifs oraux :

Tout comme les antibiotiques, l’efficacité de la pilule n’est pas officiellement affectée par la prise d’alcool. Néanmoins, un état d’ébriété élevé peut mener à son oubli ou encore à son rejet (vomissement), ce qui peut limiter son efficacité. De plus, les contraceptifs oraux peuvent affecter l’alcoolémie. Les femmes sous pilule s’enivrent ainsi plus rapidement et restent en état d'ébriété plus longtemps que celles ne la prenant pas.

Enfin, certaines molécules contenues dans les traitements contre des pathologies au long cours comme le cancer (procarbazine), la maladie de Parkinson (sélégiline), le psoriasis (acitrétine), le diabète (sulfamides, répaglinide) réagissent négativement à la boisson. Ainsi, mieux vaut faire preuve de modération, voire s’abstenir en cours de traitement. Il est surtout impératif de bien lire la notice des médicaments et de demander l’avis de son médecin et/ou pharmacien afin d’éviter tout incident.

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*inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine
**inhibiteurs de l'enzyme monoamine oxydase

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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