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Médecine anti-âge (2) : pourquoi vieillissons-nous ?

Article paru dans le journal nº 51 Acheter ce numéro
  • A chaque réplication cellulaire, nos télomètres se raccourcissent. A chaque réplication cellulaire, nos télomètres se raccourcissent.

Stress oxydatif, dysfonctionnement cellulaire, déclin hormonal et immunitaire… Le vieillissement est un phénomène complexe qui résulte de nombreux facteurs.

À mesure que l’on avance en âge, les capacités de l’organisme à compenser l’usure naturelle de ses différents composants en les remplaçant par de nouveaux instruments qu’il a lui-même fabriqués diminuent.

Plus d’une centaine de théories ont été élaborées pour comprendre le phénomène du vieillissement. Aucune d’entre elles ne couvre la totalité du processus, mais elles se complètent.

Les principaux facteurs du vieillissement

La prédisposition génétique. L’être humain a une durée de vie maximale, inscrite dans son programme génétique.

Des mutations peuvent entamer ce capital. À l’extrême, elles sont responsables de la progéria et des syndromes progéroïdes, qui interdisent souvent l’accès à l’âge adulte.

Le stress oxydatif. Les mitochondries, organites cellulaires responsables de la production d’énergie, génèrent des molécules d’oxygène particulièrement instables. Lorsqu’elles sont produites en excès, celles-ci dépassent les capacités antioxydantes de la cellule à les éliminer et altèrent toute molécule à leur contact, molécule qui devient à son tour un radical libre. Cette réaction en chaîne est cause d’une grande variété de détériorations intra- et extra-cellulaires. Certaines mutations de l’ADN ainsi produites sont à l’origine de cancers.

Les causes de ce dysfonctionnement cellulaire sont multiples. Les unes proviennent de l’extérieur (virus, bactéries, accumulation de métaux toxiques et de polluants organiques tels que les perturbateurs endocriniens), les autres de l’intérieur (défaillance des systèmes de défense cellulaire avec réactions d’auto-immunité, notamment envers les glandes endocrines).

Le déclin hormonal. La bonne régulation de la sécrétion des différentes hormones dépend essentiellement du bon fonctionnement de l’hypothalamus. Tout facteur venant perturber celui-ci engendre donc un début de dysfonctionnement du système endocrinien.

Le déclin immunitaire. À la suite de diverses agressions, les défenses immunitaires confondent soi et non-soi, ce qui favorise l’émergence de cancers et de maladies auto-immunes.

Le phénomène de glycation. Cette réaction spontanée qui lie un sucre simple (glucose, fructose) à une protéine est à l’origine de la production d’agrégats (produits terminaux de glycation, ou PTG). Ceux-ci rendent non seulement inefficaces de nombreuses protéines, mais génèrent des radicaux libres, stimulent la réaction inflammatoire et provoquent des mutations génétiques.

L’horloge télomérique. Chaque fois qu’une cellule se divise pour se répliquer et remplacer une cellule endommagée, les extrémités de ses chromosomes (les télomères) raccourcissent un peu.

Comme les télomères ne contiennent pas de séquences codantes, il n’y a pas de perte d’informations génétiques tant qu’ils persistent. Dès qu’ils ont disparu, le génome est altéré. La cellule ne peut plus fonctionner normalement et dégénère.

S’il n’existait pas d’exceptions à cette règle, la vie ne serait pas possible. Heureusement, certaines cellules souches possèdent une enzyme qui fabrique les télomères. Ce sont essentiellement elles qui participent à la régénération des différents tissus et permettent la longévité de l’organisme. Néanmoins, la télomérase perd en efficacité avec le temps et les télomères de ces cellules s’usent aussi, ce qui provoque la dégénérescence des organes.

Du fait que la longueur des télomères varie d’un individu à l’autre et d’un genre sexué à l’autre (plus grande chez la femme), elle peut être considérée comme un marqueur de l’espérance de vie à la naissance. Un chiffrage qui est tempéré par des facteurs de vieillissement accéléré des télomères tels que le tabagisme, le terrain inflammatoire et le stress psychologique chronique.

La MAA dès le berceau ?

On peut avoir recours la MAA dès que l’on constate un déficit prolongé d’apports nutritionnels. En effet, en pareil cas, l’organisme ne peut assumer certaines de ses fonctions de façon satisfaisante. Les structures cellulaires, organiques et tissulaires, incapables de se régénérer, sont alors exposées à un vieillissement accéléré. Dans la pire des situations, le recours à la MAA peut être nécessaire dès la naissance, en particulier lorsque la mère s’est mal alimentée pendant sa grossesse.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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