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Les mécanismes du jeûne

Article paru dans le journal nº 80 Acheter ce numéro
  • Le jeûne, technique privilégiée pour remettre les compteurs à zéroLe jeûne, technique privilégiée pour remettre les compteurs à zéro

Les maladies chroniques détériorent notre qualité de vie et entraînent la dégénérescence du corps. Elles sont devenues les principales causes de mortalité dans le monde en quelques décennies. Les traitements allopathiques ne peuvent pas enrayer cette situation. Bien vieillir nécessite de connaître les causes de ces dégradations de l’organisme pour agir préventivement de manière ciblée et faire reculer la maladie. (Partie IV)

Excellent pour prévenir la bonne santé de l’organisme, le jeûne est probablement la pratique la plus puissante pour inverser l’évolution des diverses dégénérescences. Hippocrate l’utilisait déjà comme un élément majeur pour aider ses patients à guérir. De nombreuses études ont permis d’expliquer des mécanismes du jeûne. En 2016, le prix Nobel de médecine a été décerné au Japonais Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur l’autophagie (lire l’encadré ci-contre), permettant de mieux comprendre ce mécanisme fondamental exprimé lors du jeûne.

Le jeûne accélère considérablement l’élimination des toxines et la réparation des tissus. Il permet ainsi à l’organisme de rajeunir. Ce n’est pas une baguette magique pour autant. Le temps de régénération nécessaire est plus ou moins long selon le type de dégénérescence. Et lorsque la détérioration est trop avancée et irréversible, l’organe concerné ne pourra pas recouvrer son état normal de fonctionnement, malgré une régénération du reste du corps.

Quel jeûne est le mieux adapté ?

  • Le jeûne intermittent est très intéressant en entretien. Il commence à avoir des effets positifs sur les maladies d’élimination et d’encrassement. L’ampleur des bénéfices dépend de la durée quotidienne du jeûne et des repas pendant la journée. Une alimentation qui induit un travail digestif important et une production élevée d’insuline limite le potentiel d’amélioration induit par le jeûne intermittent.
  • Le jeûne hebdomadaire est un jeûne d’entretien et de prévention. Il n’est pas assez fréquent pour une véritable régénération. Une dynamique se met vraiment en route pour réduire les maladies d’élimination et d’encrassement à partir de deux jours de jeûne ou d’allègement alimentaire par semaine.
  • Le jeûne de cinq à sept jours permet à l’organisme de faire un grand nettoyage. L’élimination des toxines peut devenir intense quand l’organisme est fortement encrassé. Ce jeûne est très efficace sur les maladies d’élimination, tant que les organes ne sont pas trop abîmés. Pour les organismes très encrassés, il est nécessaire de répéter plusieurs jeûnes d’une semaine. Quand les détériorations organiques sont déjà présentes, un jeûne plus long doit être envisagé. Entre les jeûnes, le maintien d’une hygiène de vie biodynamique permet d’entretenir les bénéfices obtenus.
  • Le jeûne de dix à vingt jours permet de restaurer les organes abîmés. Une fois l’excès des toxines accumulées suffisamment résorbé, l’organisme entre dans une phase de réparation organique. Les maladies d’élimination encore présentes régressent ou disparaissent. C’est durant cette phase que la régression des maladies d’encrassement est la plus spectaculaire. Et c’est à ce stade que des résultats commencent à apparaître pour les maladies provenant d’une détérioration du système circulatoire. Les troubles immunitaires peuvent aussi s’atténuer lorsqu’ils sont induits par l’état d’encrassement du corps. S’ils sont majoritairement provoqués par l’état émotionnel, l’amélioration est beaucoup plus aléatoire. Certaines maladies, résultant de détériorations importantes, nécessiteront plusieurs jeûnes pour une rénovation en profondeur.
  • Le jeûne long, au-delà de trois semaines, agit sur des problématiques très ancrées et des rééquilibrages en profondeur. La fréquence et la durée sont à adapter selon le type de dégénérescence, l’état de l’organisme et les possibilités de chacun. Dans tous les cas, il est nécessaire de préparer son jeûne correctement, sans vouloir aller trop vite, et de se faire accompagner par un spécialiste.

Lire aussi "Jeûner apporte des bienfaits en cas de nombreuses pathologies", Dr Lionel Coudron

La cure de revitalisation

Si vous n’êtes pas prêt 
à jeûner, physiquement, mentalement ou par manque de temps, 
il est possible de faire des cures de revitalisation. 
Le principe est également le repos digestif avec une alimentation très légère. Par exemple, 
la cure de jus de légumes, la monodiète variée, la diète à base de fruits et de légumes. Ces cures aident 
à appréhender l’allègement alimentaire plus sereinement 
et à se préparer 
pour un futur jeûne.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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