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Les différentes dégénérescences

Article paru dans le journal nº 80 Acheter ce numéro
  • Les maladies d'encrassement et d'éliminations, causes de dégénrescences. Les maladies d'encrassement et d'éliminations, causes de dégénrescences.

Les maladies chroniques détériorent notre qualité de vie et entraînent la dégénérescence du corps. Elles sont devenues les principales causes de mortalité dans le monde en quelques décennies. Les traitements allopathiques ne peuvent pas enrayer cette situation. Bien vieillir nécessite de connaître les causes de ces dégradations de l’organisme pour agir préventivement de manière ciblée et faire reculer la maladie. (Partie II)

L’évolution vers une maladie plutôt que vers une autre dépendent de la génétique, des conditions de vie qui sollicitent davantage un organe, de la vitalité de l’organisme, des facteurs de vie ­protecteurs. La survie est une priorité du vivant. Le corps humain est programmé pour rester en vie le plus longtemps possible. Pour ­réaliser cela, notre corps met en œuvre de nombreux mécanismes. Il accroît l’élimination des toxines, utilise les antioxydants et les minéraux pour lutter contre le stress ­oxydatif et l’acidose chronique, mobilise son système ­immunitaire pour neutraliser les micro-­organismes et certaines substances ­indésirables. Les dégénérescences naissent du surmenage de ces mécanismes. On peut les ­classer dans quatre catégories principales.

Maladies d’élimination

Ce sont les premières maladies qui apparaissent. Elles concernent principalement la peau et les muqueuses (ORL, bronchopulmonaires, ­digestives et, pour les femmes, vaginales). Elles surviennent quand les organes excréteurs majeurs (foie, reins, poumons) sont surmenés. Ce sont des relais ­d’excrétion qui aident l’organisme à mieux se détoxifier pour conserver un environnement interne satisfaisant.

Si vous avez des troubles d’élimination aigus, votre corps a la capacité d’accélérer significativement l’élimination des toxines. C’est bon signe ! La dégénérescence s’installe lorsque ces troubles deviennent chroniques. L’organisme n’a plus assez de force pour réaliser une crise intense. ­L’inflammation devient chronique. Les tissus concernés perdent peu à peu en élasticité et se sclérosent. Et ils peuvent ensuite devenir fibreux ou cancéreux. La peau et les muqueuses sont des organes excréteurs relais primaires. Ils sont ­sollicités quand les toxines s’accumulent trop dans l’organisme. Mais il arrive que ces organes ne représentent plus un relais suffisant pour soutenir les organes excréteurs majeurs. D’autres organes peuvent alors être mis à contribution comme, par exemple, la prostate chez l’homme.

Les principales maladies d’élimination peuvent être cutanées : psoriasis, eczéma, prurit, acné, urticaire, sudation abondante ou odorante (mains, pieds, aisselles, tête, torse ou tout le corps). Dans la sphère ORL et bronchopulmonaire, les maladies d’élimination les plus courantes sont : l’asthme, la bronchite, la rhinite, la sinusite lorsqu’elles sont chroniques. Dans la sphère digestive, 
on peut citer la colite, 
la gastrite, la maladie de Crohn, le reflux gastrique…

Maladies d’encrassement

Les maladies d’encrassement viennent après les maladies d’élimination. L’organisme préserve au mieux ses organes les plus importants (système nerveux et cœur) de l’exposition aux toxines. L’élimination des toxines n’est pas toujours suffisante pour maintenir un environnement interne favorable. Alors, notre corps utilise le stockage pour soutenir le travail d’élimination.

Les articulations, les kystes et le tissu adipeux, surtout localisé sur l’abdomen, sont les trois zones principales de stockage du corps. En plus de cela, les cellules, qui produisent naturellement des toxines, vont retenir plus longtemps une partie de leurs déchets métaboliques pour éviter que trop de toxines ne circulent dans le sang et la lymphe.

Ces situations d’encrassement peuvent ­arriver. Mais elles devraient être temporaires pour ­permettre ensuite à l’organisme de déstocker les toxines accumulées. La dégénérescence s’installe lorsque le surmenage devient chronique et que le phénomène de déstockage ne se met jamais ­réellement en route.

Les tissus trop encrassés fonctionnent moins bien. Les cellules communiquent mal entre elles, puis, elles souffrent d’asphyxie et enfin, si le ­processus continue, elles meurent ou deviennent cancéreuses. L’intestin qui fuit (ou qui est poreux), une mauvaise digestion, les acides gras trans et la pollution favorisent l’encrassement cellulaire. Les carences nutritionnelles en vitamines et en minéraux amplifient ce phénomène.

Les principales maladies d’encrassement sont l’arthrite et l’arthrose, l’obésité abdominale, le ­diabète de type 2, la maladie d’Alzheimer, la ­maladie de ­Parkinson, la fibromyalgie  et certaines formes d'insomnie.

Ces pathologies d'encrassement sont particulièrement fréquentes aujourd'hui. La bioaccumulation signifie qu’un organisme est d’autant plus encrassé qu’il est haut dans la chaîne alimentaire. C’est une loi de la nature. Ainsi, les végétaux, premiers maillons de la chaîne, sont moins pollués que la chair animale, les petits poissons sont moins pollués que les gros poissons. Un animal carnivore est naturellement plus exposé aux toxines. Ce phénomène est aussi valable pour l’homme. Le choix des aliments et de l’environnement dans lequel nous vivons est donc primordial.

Maladies circulatoires

L’organisme "rouille" sous l’effet des toxines et de l’utilisation de l’oxygène. C’est le stress ­oxydant ! Les principales maladies qui en découlent concernent directement le système circulatoire ou sont des conséquences de son altération : athérosclérose, crise cardiaque, accident vasculaire cérébral, troubles de l’érection, troubles de la vue, troubles neurologiques, perte de sensibilité au niveau des extrémités, insuffisance rénale par néphropathie…

Les antioxydants représentent une barrière de protection majeure pour le système ­circulatoire. Avec les années, cette barrière de protection ­s’affaiblit sous l’effet des agressions du stress oxydant. Le système circulatoire est moins bien protégé. Sa détérioration grandit.

Les maladies d’oxydation du système circulatoire se développent souvent à partir de 45-50 ans. L’alimentation moderne manque de fruits et de légumes pour fournir assez d’antioxydants et permettre à l’organisme de produire et de recycler efficacement ses propres antioxydants comme le glutathion. Le sélénium, les vitamines C et E, les antioxydants des fruits rouges et noirs favorisent la régénération du glutathion quand il est oxydé. Le magnésium contribue à la synthèse du glutathion.

Maladies de défense

Ces maladies font intervenir le système immunitaire. Ce sont les maladies auto-immunes, les allergies, les sensibilités et les intolérances alimentaires. Généralement, leur apparition survient après des signes d’alerte que sont les maladies d’élimination et (ou) d’encrassement, les troubles digestifs. Et la dégénérescence par maladies de défense se développe quand ces signes n’ont pas été suffisamment écoutés.

Ce n’est pas le système immunitaire qui ­dysfonctionne. Le corps humain s’adapte en ­permanence à son environnement et il ne fait rien au hasard. L’un des rôles majeurs du ­système immunitaire est de protéger l’organisme des micro-organismes et des substances indésirables en provenance de l’extérieur.

Quand les agressions sont régulières, le taux d’anticorps s’élève et le risque de déclencher une maladie de défense augmente. ­L’inflammation des muqueuses respiratoires et intestinales amplifie ce caractère agressif. La maladie ­survient quand la situation devient intolérable pour l’organisme.

Que ce soit une intolérance ou une sensibilité alimentaire au gluten, aux produits laitiers ou à d’autres aliments, l’aliment concerné n’est que l’arbre qui cache la forêt. Ce sont la ­mauvaise digestion et l’inflammation intestinale chroniques qui posent problème. C’est également le cas lorsque la consommation d’un aliment provoque des troubles sur le système nerveux, les articulations, la peau ou sur d’autres organes.

Pour les maladies auto-immunes, le terrain de l’organisme est similaire. Mais de nombreux cas s’expriment avec une prédisposition génétique. Les gènes du système HLA peuvent s’activer quand l’organisme vit un surmenage intense. Lorsque ces gènes s’expriment, ils vont induire la production d’anticorps spécifiques.

Pour faire régresser les maladies de défense, il est nécessaire de réduire considérablement les facteurs d’agression et d’apaiser ­suffisamment le système immunitaire, en réduisant ­l’inflammation des muqueuses. Les maladies auto-immunes ne répondent pas toujours ­favorablement. La dégénérescence peut être toutefois être inversée et évitée dans de nombreux cas, tels que la ­polyarthrite ­rhumatoïde, ­la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme ­psoriasique, le lupus, la ­sclérodermie, la sclérose en plaques, la maladie cœliaque, la maladie de Crohn.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique vieillissement maladie auto-immune

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