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Spondylarthrite ankylosante fléau de la jeunesse (1)

Article paru dans le journal nº 49 Acheter ce numéro
  • Spondylarthrite ankylosante fléau de la jeunesse (1)

Maladie chronique souvent précoce se traduisant par une inflammation puis un raidissement progressif de la colonne vertébrale, la spondylarthrite ankylosante (SAA) est souvent traitée à coup d’anti-inflammatoires aux effets secondaires redoutables. Heureusement, les approches alternatives plus douces sont légion.

Dans notre société, la rareté d’une maladie constitue souvent à elle seule un facteur potentiel de gravité. En effet, l’investissement financier nécessaire pour lui trouver un éventuel traitement est si énorme que peu de laboratoires se lancent dans l’aventure.

La spondylarthrite ankylosante (SAA), parfois appelée pelvispondylite rhumatismale, appartient à cette catégorie de pathologies chroniques et désespérantes. L’ankylose est le principal risque évolutif de la SAA. Elle résulte de la dégénérescence des tissus frappés par l’inflammation en tissus fibreux qui se calcifient progressivement jusqu’à former des passerelles osseuses limitant considérablement la mobilité des articulations. Le phénomène touche surtout la colonne vertébrale (celle-ci, à la radiographie, ressemble alors à une tige de bambou), les épaules, les hanches et les orteils. En outre, l’ankylose peut affecter l’ampliation thoracique ; le risque infectieux pulmonaire s’accroît alors considérablement. Seul point positif : il arrive que la douleur disparaisse une fois que l’ankylose est installée.

Cette maladie de la colonne vertébrale frappe souvent de jeunes adultes, parfois même des adolescents. Si la maladie se déclare en général au seuil de l’âge adulte, elle commence parfois avant 16 ans. Elle se caractérise alors d’emblée, et tout au long de son évolution, par un plus grand nombre de manifestations au niveau des enthèses et des articulations. Ces formes précoces sont d’autant plus fréquentes que le niveau socio-économique est faible. Ce qui suggère une implication du stress, quelle qu’en soit l’origine. Elle est un facteur de détérioration rapide et durable de la qualité de vie, même si l’invalidité qu’elle entraîne est généralement moins sévère que celle générée par la polyarthrite rhumatoïde.

La pérennisation de la douleur et le spectre de l’invalidité exposent les victimes de SAA à un stress élevé et continu, ce qui épuise peu à peu la capacité de leur organisme à régénérer ses réserves en neuromédiateurs. Leur seuil de tolérance à la douleur s’en trouve encore abaissé, et l’humeur se fait de plus en plus dépressive, tandis que le terrain inflammatoire est renforcé.

Une forte prédisposition génétique semble exister, puisque près de 90 % des patients qui en souffrent sont porteurs de l’antigène HLA B27. (Toutes les cellules de l’organisme, à l’exception des globules rouges, possèdent à leur surface des protéines spécifiques, les antigènes. Dès qu’une cellule exprime des antigènes différents, le système immunitaire la considère comme étrangère et lance un programme afin de l’éliminer au plus vite. Ce mécanisme est probablement impliqué dans l’apparition de la SAA.)

Les hommes sont deux à trois fois plus concernés que les femmes. La prévalence de la maladie varie beaucoup d’une région du monde à l’autre en lien direct avec la plus ou moins large distribution de l’antigène HLA B27. Elle est ainsi plus élevée en Eurasie et en Amérique du Nord et bien moindre chez les peuples natifs d’Amérique du Sud et d’Australie. La communauté médicale internationale s’accorde sur un chiffre moyen égal ou supérieur à 0,2 % dans les pays les plus concernés.

Voyage au cœur d’une nébuleuse

Plusieurs faits rendent particulièrement complexe l’approche de cette affection :

  • L’antigène HLA B27 ne prédispose pas qu’à la SAA : on le trouve aussi très fréquemment associé à l’arthrite rhumatoïde juvénile, à l’arthrite réactionnelle et à l’uvéite antérieure aiguë isolée.
  • Dans un cas sur dix, l’antigène n’est pas retrouvé, notamment lorsque la maladie frappe plusieurs générations : d’autres gènes sont alors certainement en cause.
  • La SAA fait partie des spondylarthropathies (maladies de la colonne vertébrale affectant essentiellement le corps vertébral), et il n’est pas toujours facile de la distinguer des autres formes.
  • Les mécanismes responsables de l’émergence de cette maladie sont encore quasiment inconnus, car les quelques pistes avancées ne permettent pas d’expliquer l’ensemble des cas observés.

Spondylarthrite ankylosante : des traitements allopathiques approximatifs

Dans de telles conditions, les remèdes ne peuvent être que symptomatiques. Mis à part induire un certain soulagement, ils n’ont d’autre but que de ralentir l’évolution de la maladie.

Comme dans bien d’autres domaines, les médicaments allopathiques ne sont pas dénués d’effets indésirables sévères. Le recours aux solutions naturelles se révèle donc là encore justifié, car leur tolérance est souvent bien meilleure.

Si vous souffrez de spondylarthrite ankylosante, nous vous expliquons les choses à faire en terme d'hygiène de vie et de biothérapies dans les autres parties du dossier.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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